Les blogs de Courir au féminin

Les filles ont la parole !
oct. 28
2012

La Mascareignes 2012

Posté par Schotsala in Non taggé 

Schotsala

Je préviens tout de suite, c'est long. Mais 63 kms et 19h40 de course, c'est long à raconter ...

Pour commencer pourquoi la Mascareigne alors que 1. C'est loin, 2. C'est long pour un néo traileuse qui n'a jamais couru plus que 42 km...
Parce que mon zhom veut faire la Diagonale des fous et comme je ne suis pas du genre à rester sur la plage 3 jours à l'attendre et à bronzer, et bin... je m'inscris sur la plus petite des courses. Même pas peur :P

La prépa se passe pas trop mal à part mon genou qui refait des siennes 2 semaines avant la course. D'après mon médecin, ce n'est pas une TFL mais le menisque externe. Je le rassure en lui disant que de tout manière je ne compte pas courir mais plutôt marcher...
Donc c'est ok pour lui, on arrête l'entrainement jusqu'à la course à part un peu de natation et de vélo et Flector et Flector deviennent mes amis (comprimés et tissu gel :-)).

On est tout un groupe d'amis à la Réunion et nous sommes 4 sur la Mascareigne, Patricia, Patrice, Luc et moi.
La veille du départ on arrive à Grand Ilet vers 22h et on dort... euh non, on essaye de dormir dans la voiture avant de rejoindre le départ. 4h du matin, c'est parti!!!! Je me sens plutôt en forme malgré les 2 petites heures de sommeil dans la voiture. On est nombreux (plus de 1100 coureurs) et je suis trop contente d'être là.

Dès la première montée de 7 km jusqu'au 1er pointage, les garçons partent devant et Patricia reste derière. Cette portion est facile car elle est sur la route. Pas besoin des frontales le jour se pointe vers 5 -5h30.
J'arrive au 1er pointage à 5h15, je suis contente car la barière horaire est 5h30 et j'avais peur de ne pas la passer (7 km mais plus de 600m de D+). Finalement ca bouchone. On est à l'arrêt, les gens ralent. Patricia m'a rattrappé et on passera le bip à 5h45 soit après avoir poireauté 30 minutes!

Maintenant commence la longue descente dans Mafate. Le jour s'est levé et c'est juste grandiose!!!! Je suis hyper heureuse!!!! On est nombreux à descendre par le sentier plutôt étroit (avec un ravin sur un coté!). J'ai envie d'accélerer mais c'est assez dangereux, je double quand même quelques personnes et je laisse de nouveau Patricia derrière moi.
A La Plaque, les coureurs du Grand Rait tournent à gauche et nous à droite direction Ilet à Malheur puis Aurère, le ravito suivant. Ca descent puis ca monte. Des grosses marches, rien à voir avec les Alpes. Mais bon, je me sens bien quand je pointe au ravito à 7h48. Il y a une super ambiance, musique reggai et les bénévoles sont aux petits soins. Je lis mes sms, j'ai un message de Patricia, c'est fini pour elle, os déboité dans la descente du sentier scout. Oups.

Je repars. A nouveau une grosse descente direction la Rivière de Galet. Les descentes sont dures; 20% ? 30% ? des grosses marches,... impossible d'aller vite d'autant plus que mon genou commence à me faire sérieusement mal, ARG.
Je décide de m'arrêter et sur les conseils de mon médecin, je prends un ibuprofene et je mets du flector tissu gel et ma genouillère à mon genou. Je repars doucement en priant le ciel que cela va aller. J'arrive après quelque km dans la rivière de galet. C'est un peu plus roulant, j'en profite pour courir un peu entre deux passages de rivière. J'arrive au ravito de Deux Bras à 9h25 soit 35 minutes avant la BH que l'orga à ralonger de 30 minutes suite au temps perdu sur le départ du sentier scout.
Je ne m'éternise donc pas, je remplis ma poche, je mange deux mini sandwichs au jambon et je repars.

J'appelle à ce moment là Patricia pour prendre des nouvelles. Elle est encore dans le sentier scout. Elle doit se débrouiller pour arriver à Ilet à Malheur à pied où un hélicoptère pourra se poser et la prendre. Quelle galère!!! A Mafate, pas le choix il n'y a pas de route. Seul l'hélicoptère peut venir vous chercher.
Encore un passage de rivière et oups, patatra, me voila les deux pieds dans l'eau. Mes runnings sont gorgés d'eau. Je repars en espérant ne pas avoir d'ampoules par la suite. Puis débute la loooongue montée de Dos d'Ane tant redoutée. 4 kms et 700m de D+. Mes marches et des marches. C'est bien simple, je m'aide des mains courantes pour grimper les marches. Quand elles font plus d'1m50, il y a une échelle. Un vrai chemin de croix. Au milieu de la montée environ je rejoinds Patrice. Je suis trop contente de le voir mais lui il ne va pas bien. Ca fait 30 minutes qu'il attent sur le côté car il a des vertiges. Je reste un peu avec lui. Il repart mais lentement. Je reprends mon rythme à peine supérieur au sien.
Et enfin, après 2 h de grimpette j'arrive en haut. Patrice me rejoind avec Luc (que j'avais grillé sans le savoir au dernier ravito). On court tous les trois sur la route goudronnée (trop bien!!!) jusqu'au ravito de Chemin Ratineau/Kaala. Je pointe à 12h19, j'ai repris de la marge sur la BH.
Je me sens super bien, je n'ai plus mal au genou et je repars aussi sec. Patrice qui a toujours son coup de moins bien reste au ravito se reposer et Luc également. Je repars donc seule.

Et ca continue de descendre dans la forêt. Encore des marches (en fait ce que j'appelle des marches, ce ne sont pas des escaliers, mais une enfilades de grosses pierres désordonnées et casse gu... avec un % de pente compris entre 15 et 30%). Je m'aide des arbres pour ne pas tomber. Je mets les fesses à terre et je glisse quand le rocher est trop grand...Je n'en peux plus des chemins de Mafate... Peuvent pas avoir des sentiers comme dans les Alpes? Bien lisses avec quelques caillous pour le fun??? Puis ca remonte, arg...Je n'avais pas prévu cette montée. Ce petit coup de cul de 200m de D+. J'ai un gros coup de moins bien. Plusieurs personnes me doublent et me demandent si ca va? J'ai chaud et je dois être toute pallote... Je pense à une hypoglicémie.
Après la montée, on arrive à un chemin plus facile et légerement en decente. Mais en plein soleil. Il est 13h et le soleil chauffe. J'aimerais un peu d'ombre pour manger ma barre mais il n'y en a pas. Je mange donc en marchant lentement. Puis ca va mieux. C'était bien une hypo. Cool, je repars en trottinant et blurp blurp. Arg!!
Ma poche est vide. Dans mon euphorie j'ai oublié de la remplir au dernier ravito, mais quelle quiche!!!! Je suis à 2 heures du prochain ravito et je n'ai plus d'eau!!!
Je demande alors à un coureur si on est loin de La Possession car je n'ai plus d'eau. Il me propose alors de m'en donner. Il a une gourde en plus de sa poche mais elle contient une boisson énergétique jamais testée. Hum, entre boire un truc jamais testé et rien boire, le choix est rapide, je BOIS!!! Surtout qu'il fait 30° à l'ombre et qu'il n'y a pas d'ombre.
Du coup, mon sauveur, Jérôme, va rester avec moi jusqu'au prochain ravito et je vais bien boire la totalité de sa gourde puisqu'on va mettre encore 2h à arriver. Il est super sympa. C"est un local et c'est la deuxième fois qu'il court la Mascareignes. L'année dernière il n'a pas fini à cause d'une tendinite. Aujourd'hui, il se sent bien et est super heureux de faire cette course. Moi, je suis ravie d'être avec lui et on rejoind un de ses potes David, qui a de gros soucis d'ampoules, juste avant d'arriver à La Possession, un groupe d'amis les attendent. Il me présente, ils sont adorables comme lui. Ils me motivent, me donnent de l'eau,... Bref, c'est sympa quand même quand du monde vous attent à un ravito.
Je pointe à 14h47 et je reste bien 15 minutes, pour refaire le plein en eau, boire une soupe de nouilles, manger un peu et changer mes chaussettes. Pas d'ampoules et mes runnings sont seches. Cool.

Je repars à l'assaut de l'avant dernière montée de la course et du chemin des anglais. Un peu plus facile que dans Mafate mais à peine. Après la montée c'est légerement vallonée et je pourrais courir. Malheureusement, j'ai de plus en plus mal au dos. J'ai l'impression que mon sac pese une tonne. Je le détache et le porte plus que sur une épaule. On me double à nouveau. Jérome et David me doublent également et me demande si ca va. Bof, mal au dos... J'avance lentement et j'ai les larmes qui coulent tellement j'ai mal. Mais je veux cette médaille!!!
Je m'arrête alors pour m'étirer le dos. J'en profite pour lire mes sms et j'ai un message d'Aurély de CAF... "la douleur n'est qu'une vue de l'exprit...tout CAF est derière toi". C'est vrai que je vous imagine en train de regarder ma progression sur internet. Je ravalle mes larmes et réfléchi, où est ce que je n'ai pas mal? Aux épaules. Les épaules porteront donc le sac. Je n'attache pas les sangles ventrales pour soulager le dos et je repars. Tout CAF est derière toi, ma famille est derière moi, mes amis sont derière moi... Mon Dieu que ce sms me booste. La douleur s'atténue, disparait même. Et dès la descente sur la Grande Chaloupe, je recours. Je double tous les coureurs qui m'avaient doublé.
Certain me regerdent étonnés. Que c'est bon, j'ai de nouveau la pêche!!!!
J'arrive à la Grande Chaloupe à 16H55 en même temps que Jérôme et David. Leurs amis sont aux petits soins, avec moi également. Trop top. On repart tous les 3 au bout de 10 minutes.

Dernière montée jusqu'au Colorado. On prend d'abord la fin du chemin des Anglais, puis arrivé à Saint Bernard on a de la route de 4 -5 kms. Je profite pour trotinner. Mon leitmotiv: passer la BH à Colorado, je VEUX CETTE MEDAILLE, JE VEUX CETTE MEDAILLE;... Je ne pense qu'à cela. Je ne sens plus la douleur et je ne pense qu'à avancer. Il commence à faire nuit, je sors ma frontale. J'attaque le dernier sentier dans la forêt avec un couple, Jérôme est loin devant et David loin dérière. Luc et Patrice, je ne sais pas où ils en sont. Mais moi, j'avance, je double le couple qui ne va pas assez vite à mon goût. C'est abrute et glissant mais j'ai tellement peur de louper la BH que je cours presques, enfin tant que je peux.
Que c'est long jusqu'au Colorado mais enfin j'arrive à 20h03. Je ne m'éternise pas.  
J'attaque la dernière descente de 5 km et 600m D- jusqu'au stade de la Redoute. Je sais maintenant que j'y arriverai. J'ai 2h30 pour les faire. J'y vais lentement en faisant attention de ne pas glisser et à ne pas me blesser. C'est un chemin de croix. Je double beaucoup; on sens la fatigue. Des coureurs boitent et se font aider par d'autres coureurs. D'autres me doublent. Je suis lasse. J'avance juste parceque je ne peux quand même pas m'arreter dans la montagne. Et puis je veux cette médaille de ... tous les noms d'oiseaux y passent.Bref une longue descente de près d'1h30 et j'arrive enfin à Saint Denis. Je n'en peux plus. Ca redeviens plat sur les 300 derniers metres jusqu'au stade et je ne veux plus courir. Mais un coureur réunionnais me double en me criant, Allez!!! on termine ensemble!!! Je l'écoute et me mets à courir. On rentre dans le stade, on fait le tour jusqu'à l'arrivée en courant. Je le remercie car sans lui j'aurais terminé en marchant. Et enfin.... le bip final... 21H39 ... La médialle, le tshirt... C'est fini...

Tout le stress tombe et la douleur m'assaille de partout. J'ai mal au dos, aux jambes, au cou (ma médaille est trop lourde, je l'enlève)... Je m'assois et je pleurs. Puis je vois Luc, il est arrivé après moi  et hors barière au Colorado. Idem, Patrice arrivera trop tard mais heureux d'avoir fini.
On est au stade, un ami va venir nous chercher en voiture, on attend mon zhom qui vient de pointer à Colorado. En attendant son arrivée vers 2h, je m'endors dans le stade enroulée dans une couverture de survie.

Il l'a fait, je l'ai fait. Mais que ce fut dur... 

oct. 28
2012

Mon premier marathon... en relais : Ô Toulouse !

Posté par Sylvie de Toulouse in Non taggé 

Sylvie de Toulouse

Attention c'est long !

L'année dernière le vendredi midi je m'étais rendue sur le village marathon et j'avais rêvé en voyant les coureurs repartirent avec leur petit sac rose. Un jour, quand je serais grande (à 52 balais il serait temps !) moi aussi j'aurai ce petit sac !!!

Après la Petite Toulousaine, j'avais dit à ma collègue que j'avais entrainée dans la course : "Maintenant c'est le marathon en relais". Un autre collègue qui avait couru deux jours avant la Corrida avec moi nous dit "Pourquoi pas ?"
Restait à trouver un ou une 4e ? Une ancienne collègue était partante; heureusement car notre agence régionale n'est pas très "sportive".
Le projet en reste là jusqu'au jour où l'on apprend que c'est complet !
Evidemment c'est à ce moment-là que l'on décide d'en avoir très envie.
Je laisse donc mes coordonnées sur la liste d'attente.
Comme un de nos clients est meneur d'allure sur le marathon on tente aussi ce piston.
En fait nous aurons les réponses au même moment : nous pouvons nous inscrire.
Branle-bas de combat, il reste moins de 3 semaines, je viens juste de finir mon premier trail.
Ma collègue ne dépasse pas les 6 km deux fois par semaine.
Nous n'aurons pas l'occasion de courir tous ensembles mais nous avons déjà le nom : Fred et ses drôles de dames.
Un seul homme pour l'équipe, nous lui laissons sportivement la plus longue distance : 11,8 km.
Je prendrais le départ car ma fille assurera le portage de relais en relais et donc 10.8 km à parcourir.
Ma collègue fera 9 km, ce qui sera son record de distance et la dernière 9.8 km avant que tous les trois nous la retrouvions pour 1.4 km avant de passer sous l'arche.

Place à la course.

Sortie du métro où nous suivons la foule en direction du pont Pierrre de Coubertin à côté du Stadium. Ma fille mémorise le parcours pour le refaire dans l'autre sens après le départ. Il fait froid 5°, il y a du vent mais heureusement du soleil. Petit tour aux toilettes, je garde la parka jusqu'au dernier moment puis je la laisse à ma fille en même temps que le bisou et je me glisse au milieu du peloton pour me tenir "au chaud". Juste devant moi un dossart : Prénom masculin que j'ai oublié et ses drôles de dames. Elles aussi un seul homme dans l'équipe à qui elles ont laissé le plus long trajet !!!

C'est parti il est 10h15 pile à la nouvelle heure. Je passe sous l'arche en marchant et j'enclenche mon Garmin. Tout le pont est à nous et chacun peut prendre son allure sans bousculade.
Je me cale sur un 10 km/h. La sensation de froid passe assez vite mais le vent reste présent. Pourtant mon relais se passe en ville pour une part et je suis plus dans les courants d'air que dans le vent continu hormis sur les ponts et les lignes droites. Ah la petite montée dans le vent et la descente toujours dans le vent qui ne permet pas vraiment de grignotter des secondes !
Au 5e je marche pour boire mon verre d'eau et je recolle à mon 10 km/h. Mais petit à petit je vais descendre à 9.9 km/h.
Au 7e je suis en plein vent et je trouve dur, je serais bien tentée de marcher un peu. Cela tombe bien un verre d'eau à 7.5 km : je prends !
Et je repars mais toujours sur 9.9 km/.
Tout doucement je double. En fait j'essaye de me mettre à l'abris derrière quelqu'un mais c'est toujours un chouia sous ma vitesse alors je finis par doubler pour chercher un nouvel abris ! Un 3e verre avant le 10e, je prends aussi.
Arrive le 10e km. Je monte un peu l'allure mais cela ne suffira pas pour afficher un 10km/h sur le parcours : 1h05' pour mes 10.8 km.
C'est ma collègue qui me repère au relais car il y a beaucoup de monde. Je continue à courir car je cherchais le tapis pour la puce. Je stoppe tout en me mettant sur le côté, pose le genou à terre, enlève les gants, défais le lacet, enlève la puce, la passe sur son lacet. J'ai les doigts malhabiles et surtout j'avais tellement peur de perdre la puce que je n'ai pas lésiné  sur le blocage. Enfin je libère ma copine et lui souhaite bonne course.
Je retrouve ma fille et ma parka. Je n'ai pas chaud maintenant que la pression retombe ! Une bouteille d'eau, 2 quartiers d'orange et un pruneau. Plus de la gourmandise que de la faim mais je vais devoir attendre pas mal.
Une nouvelle pause toilettes et nous reprenons le métro pour le relais 3 car le relais 2 n'est pas desservi par le métro et nous n'aurions pas le temps de nous y rendre.

C'est le 31e km ; les coureurs du marathon qui arrivent sont à petite vitesse et le visage marqué. Le vent y est certainement pour beaucoup. J'ai mal pour eux en m'imaginant un jour à leur place. Je frémis.  J'ai une pensée pour celles et celui qui courent à Strasbourg. D'un côté je suis contente d'avoir presque fini ! 
Du coup nous allons attendre plus d'une heure et demie et je n'ai pas eu chaud. J'ai enfilé la polaire et la parka sur ma tenue humide pensant que cela suffirait mais j'aurais dû me changer.

Petit coup de fil ; ma copine a bien passé le relais 2 et sous le temps que nous avions estimé. Super. Elle va tenter de nous rejoindre au relais 3.

Justement notre 4e équipière arrive avec sa petite famille pour supporter.
Pendant ce temps-là ma fille englouti les sandwiches que je lui ai préparés ce matin. 14 ans et filiforme mais qu'est-ce qu'elle mange ! Je me contente d'un compote de pomme en tube. Génial ce truc !

Arrivée de l'homme de l'équipe qui a bien tourné et la dernière s'élance. Bon nous avons des progrès à faire dans le décrochage et accrochage de puce !
Le temps pour lui d'enfiler la polaire, d'attrapper un verre d'eau et un quartier d'orange et nous reprenons le métro pour le dernier point de relais.

L'ambiance est chaude malgré le vent toujours aussi glacé car toutes les équipes se retrouvent et c'est plutôt sympa. Nous sommes presqu'aussi excités que si c'était le départ !
Pour que ma fille puisse prendre quelques photos à notre arrivée, elle part avant nous (pas sûre d'aller plus vite en métro) et nous devons lui rendre nos habits chauds ! Moment difficile !!!
Notre 4e équipière arrive en avance et nous emboitons son allure. Nous voilà partis à 12 km/h sur les premiers 100 m. Whaou pour moi qui suis bien froide je panique un peu de ne pas tenir l'allure. En fait nous baissons tous l'allure dès que nous retrouvons la longue ligne droite et le vent mais nous doublons les équipes les unes après les autres. Cela fait du bien. Juste la dernière équipe que l'on rejoint moins de 100m avant la ligne et nous restons derrière en nous tenant la main.
Super ! 4h14' après le coup de pistolet. Nous étions partis sur 4h30'.

Et on nous passe la médaille autour du cou. Ma première médaille. Bon ce n'est le marathon en entier mais je suis fiérote !
Les bisous de l'équipe, une banane, une bouteille d'eau, retrouver ma fille et nos affaires, se rhabiller et chacun a envie de rentrer au chaud.
Un peu de métro puis une voiture bien chaude car au soleil et arrivée à la maison où mon autre fille nous prépare un verre de coca bien mérité pour écouter notre aventure. Je montre ma jolie médaille :-)

Sous la douche je revis ma course. Un peu déçue de ne pas avoir accroché les 10 km/h mais rassurée car vendredi soir j'étais mal partie. En pleine ménaupose je peux enfin ne plus me soucier des désagréments mensuels. Sauf que vendredi après-midi début d'une hémorragie au bureau  (génial !!!) qui m'a poussée à consulter samedi en catastrophe. Echographie à venir mais il fallait endiguer les flots. Médicament pour ce WE et je connais maintenant tous les points toilettes des relais. Et moi qui croyais que vieillir pouvait avoir des avantages...

Jamais 2 sans 3 alors l'an prochain ce devrait être le marathon. Mouais !  J'aimerais bien sûr mais il y a du boulot (surtout côté mental) et le visage des coureurs au 31e m'a impressionnée. Pourtant ils étaient à ce moment-là sous les 4h15'.

Après-midi cocooning avec mes filles avant leur départ demain chez leur  mamie à Annecy où il a neigé. Soirée Age de Glace et pop corn à venir...

Merci d'avoir lu ce looonnng CR. Je suis bavarde, désolée !

oct. 22
2012

J'ai fait ma Jeanne à Reims

Posté par forrest in Non taggé 

forrest

Non, Non il ne s'agit pas de Jeanne d'Arc.... vous découvrirez un peu plus tard de qui il s'agit.

WE du 20 et 21 octobre semi de Reims. Pour la première fois je vais suivre un plan en 7 semaines trouvé sur le web. Je cherche un plan en 2h car j'ai fait un 10km en mars en 54' et Béa ce jour là m'a dit "54 sur un 10km, c'est 2h au semi", bon, si tu le dis ça doit être vrai alors.

Je ne sais pas ce que je fabrique mais je commence mon plan une semaine en retard...la honte, vachement sérieuse la fille. Je décide de faire une sortie avec zom, 50mn dans laquelle je case 2 fois 1km allure semi. Résultat: la galère. Zom pragmatique me dit "c'est pas gagné".

Bon, vaille que vaille, il me reste 6 semaines. J'enchaine les séances sérieusement, je respecte chaque allure. C'est dur mais ça passe dans les temps à chaque fois.
Les deux dernières semaines sont en pointillés. Le temps est excécrable chez nous, mes 2 sorties  longues sont bien raccourcies, surtout une qui se passe sous un déluge.

Le WE attendu arrive. On largue les enfants chez mamie et direction Reims. Petite ballade dans la ville, resto et nuit mouvementée ( David est malade, violente céphalée, nausées, du sang dans les yeux...super).Mon ami paracétamol calme tout cela, il s'endort vers 3h moi j'ai bien du mal à trouver le sommeil, je pense qu'il a du faire une migraine ophtalmique ou une poussée  d' hypertension.

Le matin je suis néanmoins détendue, David va mieux, je déjeune bien et pars sans crainte, ni stress.
Sur la ligne de départ je discute avec une dame qui veut faire aussi 2h, elle aussi court avec mari. Je me place vers le meneur d'allure car j'ai oublié mes temps de passage (je sais, je suis une quiche), il fait un temps superbe, le soleil donne déjà.

Le départ est très lent, ça bouchonne et au bout de 1km, le meneur accélère à près de 12km/h pour rattraper le temps "perdu", j'ai déjà très chaud. Le parcours est nouveau cette année, nous passons au centre ville, cela vire et tourne, pas mal de zones pavées et des rues pas assez larges du coup ça bouscule pas mal, il faut jouer des coudes. Au bout de 3km, j'ai 3km250 au GPS et je ne suis pas la seule, il doit y avoir une petite erreur sur le parcours au départ je pense.

Le 8 premiers kilomètres se passent bien même si je sens que je suis juste. Je n'ai pas vraiment de difficulté, je tiens le rythme même dans les faux plats ou petites montées mais je ne suis pas vraiment à l'aise non plus.

Nous allons ensuite entamer du plat le long d'un canal, la route est coupée en deux par des plots, c'est la galère car je manque de m'en prendre un une paire de fois, d'ailleurs une dame tombe juste derrière moi. Je passe le 10ème kilomètre en 56'34, ça ne fait pas beaucoup de rab tout cela. Entre le 10 et le 12ème kilo je vois le meneur d'allure me distancer, je prends 30/40 mètres mais n'essaie pas de m'accrocher plus que cela, j'essaie de garder mon rythme sans me cramer et reste concentrée.  Je lance à David "ça va être dur", il ne me dit rien, reste bien veillant à côté de moi.
Je ne suis plus dans le groupe, il y a un léger vent de face, j'ai hate de faire demi tour pour revenir sur Reims.
Je maintiens juste derrière le groupe mais après le 12ème c'est dur. Je lance à David en plaisantant "la vache, la Béa elle court comme celà 42km, quelle vieille carne lol...".

Du coup quand c'est dur, on s'accroche à ce que l'on peut. Je pense aux enfants mais reste étonnement concentrée, ce n'est pas perdu. Non,  jusqu'à ce que je craque ça ne sera pas perdu. Je garde la flamme des 2h en point de mire, juste là devant, elle n'est pas loin mais il ya des "ponts d'autoroute", ça monte, ça brule les jambes et je souffre.
Au 15ème il y a un ravitaillement, je ne m'arrête pas, David a de l'eau et finalement dans la cohue je me retrouve devant le meneur d'allure. Zom me cherche il me croit derrière et pense que j'ai laché (non, non, et non!!!!), il me retrouve, je lui lance un "arrose moi", il exécute.
Plus que 6km, je n'arrive pas à tenir le rythme du meneur et lache à nouveau dans un pont. Je compte les kilo 1 à 1.

Plus que 5.....autour de moi  il y a de plus en plus de personnes enroulées dans des couvertures de survies ou qui font des malaises, je ne regarde pas, il y a les secours.

Plus que 4...., de plus en plus de personnes s'arrêtent et marchent. Je ne craquerai pas, je ne marcherai pas.

Plus que 3....les coureurs du marathon partent sur la droite pour effectuer une deuxième boucle. David me dit "serre à gauche". J'ai les neurones grillés, je serre à droite et part avec les marathoniens. David me crie "A GAUCHE!!!!!!", quelle quiche je suis...

Plus que 2...encore un pont d'autoroute, le meneur est 50mètres devant. Je souffre, je sens la main de David qui me pousse dans le dos sur 30m dans la montée, ça fait du bien.

Plus qu'un...Je vire à gauche, je pense à Jeanne, à ses 2 derniers kilo au half d' Aix. Je donne tout, j'ai mal, tout est flou,  je vais exploser.

Les gens crient c'est l'arrivée, je tourne, j'aperçois l'arche, David me crie "il te reste une minute pour franchir la ligne", il m'encourage, me porte. Le meneur d'allure a ralenti et m'encourage "allez tu peux le faire".

Je passe la ligne en 1h59 et 42 secondes pour 21km410 au GPS,YES, YE,S YES, c'est trop bon, je l'ai fait!! Je suis ravie, je retrouve sur la ligne, la dame qui voulait faire aussi 2h, on se tombe dans les bras l'une de l'autre et on s'embrasse. Nos maris nous félicitent et se serrent les mains.


Voilà en résumé je sais maintenant que moi aussi je peux progresser. Maintenant que je n'ai plus le stress des études, que j'ai un boulot stable ma santé est bien meilleur. Je vais me faire plaisir en me fixant des objectifs et en travaillant de façon plus strucutrée.
J'avais déjà fait 2 semi en 2h22 et 2h09 inutile de vous dire ma joie.

Et pour finir le titre de mon blog fait référence à une superbe athlète qu'est Jeanne Collonge. Je l'ai découvert à Embrum puisque c'est elle qui a gagné en féminine avec une classe remarquable, elle est aussi championne de France de longue distance. Au half d' Aix elle a fait un final de CAP de dingue....donc depuis mon mari se moque gentillement de moi en me disant "tu fais ta Jeanne...."
 
Ben oui, quoi? On a bien le droit de rêver un peu non?

oct. 22
2012

les courses à domicile, c'est pas si facile !

Posté par Mat in Non taggé 

Mat

Heureusement que Troyes a battu l’OM hier ( Enorme soulagement inespéré chez les suuporters de l'ESTAC), qui place le PSG en 1ere position de ligue 1 ( ce qui emplit de joie mon homme fervent supporter du PSG… il a d’autres qualités hein, je l’aime quand même J ) , parce que bon, c’est pas mon chrono de la corrida du XVème qui fait la gloire de ce 21 octobre 2012 !

 

Pourtant… c’était un 10k à la maison, co-organisé par mon club… et j’étais plutôt optimiste au vu de séances d’entrainement de piste qui passent relativement facilement, même si j’avais ressenti de la fatigue au tennis de mercredi soir. Bref , j’étais assignée au retrait des dossards samedi après-midi. Analyse de cet après-midi :

-       Bcp de participants étrangers – qui ont du mal à comprendre pourquoi on a besoin d’un certif en France et pas ailleurs ?

-       Pas mal de filles qui courent avec leurs hommes - la CAP, le nouveau « ciment » du couple ? A quand le « speed dating footing » ? le développement de la marque « The Kooples running » ( marie Amélie et Olivier en couple star ;-) ?

-       Bcp d’étudiants tout courts ( bah voilà pourquoi ils courent vite : ils ont le temps de s’entrainer !)

-       Des mamans qui débarquent avec leurs 3 gosses qui te retournent l’arrière-boutique en 15 secondes, mais qui parviennent quand même à s’entraîner … Waouh…

-       Des triathlètes , pour qui le certif médical ne marche pas (aberration non ? )  … avec toutes nos excuses pour le triathlète qu’on a refusé …


Donc voilà, cette course, j'étais dedans dès la veille, et même pour une fois le coach m'avait envoyé le plan bien en avance. Pas de folie le samedi, et j'imagine même les bienfaits d'une bonne grosse nuit de sommeil... Après tout... course à côté de chez soi = droits de rester plus longtemps sous les draps, ... ERREUR !!!! (en même temps, on apprend de ses erreurs, c'est bien connu , l'erreur est utile et propice à la créativité ! Sans l'erreur humaine, nous n'aurions jamais découvert le rayon X, inventé le caoutchouc, décerné le prix Nobel ou encore goûté à la tarte tatin !) .
Je me lève une petite heure avant le départ, je déjeune, blop blop blurp, et me voici au Square st Lambert. Je retrouve des gars de mon club, qui me charrient car j’ai doit disant encore la trace de l’oreiller sur la joue,  un peu d’échauffement en groupe et nous allons nous placer sur le sas de départ ( je passe les innombrables arrêts pipi ..quel que soit l’arrondissement, la distance, le pays…. Ça change pas !) . L’ambiance est plutôt bonne, c’est l’avantage d’être à domicile, et je retrouve aussi Laura, une nouvelle de mon club, qui à la base est une joueuse de tennis ( classée 5/6, respect) , qui a juste a fait les 20k de paris en 1h25 il y a 7 jours et qui fait les 10k pour voir ( double respect). Manu me lance un « Ca y est, t’as trouvé une copine à suivre ! » , et oui, c’est vrai : je suis bien contente des nouvelles recrues du XVème cette année .. c’est cool de pouvoir m’entrainer avec d’autres filles parce que bon, je  reste persuadée qu’on ne coache pas des filles comme des gars ! Bah oui, on n’est pas fait pareil… Déjà, les filles se fatiguent plus vite, elles ont besoin d’être rassurées, qu’on leur dise que c’est bien ( ou pas bien), et aussi qu’on leur dise de se reposer J. Et surtout, j’ai super hâte de faire partie d’une vraie grosse équipe de cross :la saison va bientôt débuter ! En attendant, j’ai noté mon plan puls sur ma main, et donc je vais le suivre. Pas question de s’emballer !
Le départ est donné, et pour une fois, la musique de départ est plutôt atypique et à mon goût : Two door cinema club au lieu de Black Eyed Peas , ça m’plait bien ! Pas mal de participants ( 1200), donc bousculade au départ, et je passe le 1er kilo rue lecourbe en 3’49’’. Ouch, un poil trop vite au vu de mon temps cible de 4’08’’. Les puls sont trop hautes donc je me force à ralentir pour rester a 164/166 comme demandé, et le 2eme kilo passe en 4’04’’. Il faudrait rester comme ça jusqu’au bout.  Passage devant l’hôpital Pompidou, puis on rentre dans le parc Javel, où là je me fais dépasser par une petite brune qui me tape sur l’épaule en me disant « C’est moi Marion ! » … ah , Marion, celle qui est toujours devant ou derrière aux classements des courses de Paris, dont me parle toujours Brinouille et Claire. Cool de mettre un visage sur cette fameuse Marion, celle qui gère vie de maman et CAP en enchainant les chronos … en attendant, coup d’œil au cardio, je n’accélère pas, je suis bien niveau cardio. La fin du 2e kilo dans le parc Javel ressemble à un cross… c’est boueux, ça glisse.. mais on se retrouve vite sur les quais et le bitume. Le marquage du 3eme kilo se profile et... Coup de massue ! Je respecte les puls et le chrono est bien loin par rapport à ce que je dois faire pour faire 41’20’’ au final. Je ne sais pas quelle stratégie adopter. Et si le marquage n'était pas fiable ? Si j’accélère, j’augmente mon rythme cardiaque et je vais peut-être le payer au final… j’ai envie de faire confiance au coach ,me dire que bon, les secondes perdues au 3eme kilo seront rattrapées au final … toutes ces tergiversations m’amènent au 4eme kilo ou là encore, ça le fait pas DU TOUT en terme de chrono. Je commence à être découragée, mais je croise beaucoup de membres du clubs ou habitants du Xveme qui m'encouragent … un gars de mon club me double et je lui dis que je suis à deux doigts d’ arrêter. Il me dit que c’est n’importe quoi, que je suis à la moitié,  qu’il ne faut jamais s’arrêter … Sur ce, arrive Ronan, qui me demande si ça va et je fais ma pleureuse . « Non, ça va pas ! ».. Il décide de rester à mes côtés, et me prend un peu d’eau au ravito près de l’église Ernest Renan. La 2eme boucle est commencée. On passe à côté de chez moi. C’est tellement tentant de tourner à gauche au Franprix et de retourner dans mon lit .. 
J . Mais maintenant que j’ai un chaperon, me voici obligée de continuer ! Surtout que … on m’annonce que je suis 3eme scratch. Ronan, qui commence à me connaître, me parle de coupe, de cadeau, de podium, me dit qu’il n’y a PERSONNE derrière. Avec tout ça, on arrive au 6eme kilo. On repasse dans le parc Javel, et malgré la technique de motivation de mon lièvre, je vois que mon cardio monte. Je ne sais pas quoi faire : accélérer pour gagner des secondes, avec  la peur d’exploser avant la fin ? Je décide de rester sur ma ligne de conduite, en même temps, je suis déjà à 174, ce qui est haut. Toujours beaucoup d’encouragements au long du parcours, je grimace et je fais de mon mieux … je n’ai pas envie de décevoir tous les bénévoles du club ! Ronan me répète qu’il n’y a personne derrière, on remonte des quais, et il ne reste qu’à dérouler. Passage devant Beaugrenelle, rue demoiselle, je ré entends un «  3eme féminine » … allez allez, on y va, on donne tout… vivement qu’elle finisse cette course de malheur… dernier virage avant le square st lambert ..Enfin, c’est fini ! Je retrouve Marion, et nous prenons le temps de papoter et d’analyser la course, avant de monter sur le podium. En 1ere place on retrouve Laura (Arf, décidément, les espagnols rafflent toutes les 1eres places ;-) , qui nous a fait un petit 41’25’’ facile, Marion en 2eme et me voici finalement sur la 3eme marche ( merci Ronan ,sans toi je n'aurais jamais eu cette super brassière et débardeur Falke !). Enfin, ce podium ne signifie pas grand-chose, je ne suis vraiment pas contente de mon chrono : plus d’1’20’’ qu’il y a 2 semaines : c’est NUL !

 

Last but not least… J , une pétroleuse n’a jamais dit son dernier mot !!! … des 10k, y en a plein... Mais place aux pétroleuses marathoniennes pour les 2 semaines à venir : Strasbourgeois et new yorkais, get ready et préparez les saucisses et la bière !!!!!

 

oct. 21
2012

Km vertical de Fully

Posté par Mabiscotte in Non taggé 

Mabiscotte

A Fully, on peut vraiment dire qu'on gravit une montagne. C'est une course de 1,9 km avec 1000 M de dénivelé! La course suit l'ancienne voie d'un funiculaire.

Cela fait déjà 2 ans que je pensais à cette course mais je n'avais pas trouvé de fous pour m'encourager à la faire ou m'y accompagner. Et comme par hasard, cette année j'ai rencontré quelques frappadingues qui osent simplement se lancer des défis et qui pour couronner le tout ont un bel esprit sportif :-) Eh oui "Nuance", "Athena", "Bipbip" et "Vtwin", vous êtes une sacré équipe!

Donc, inscription faite en septembre, pas le temps de m'entraîner pour cette course, j'étais en plein plan marathon (Berlin). Juste le temps d'essayer de courir une fois avec des bâtons 7 jours avant la course. 2 petites montées d'entraînement et je me sens confiante!!!

Le jour de la course, départ à 6h15 de la maison. Argh, la tension monte. Arrivée sur place, je suis perdue, il fait nuit et "Vtwin" prépare tout tranquillement son matos pendant que je flippe à côté de lui. J'appelle "Bipibip" qui m'explique comment rejoindre la remise des dossards (genre tu suis les lumières, tu traverses une rivière... euh, comment ça je dois traverser une rivière???)

Dossard pris à la Belle usine. Non ce n'est pas du second degré, cette vieille usine est vraiment très belle.

Echauffement de suite car c'est un contre-la-montre et je pars dans les premiers (les meilleurs partent à la fin). Le jour commence à se lever, il fait encore bon frais.

Départ! 

J'ai déjà le sourire et je cherche l'arrivée des yeux.

C'est dur mais tellement beau avec ces couleurs d'automne. La course passe vite! Trop vite! C'est comme une grande montée d'escalier et cela se corse vers 700M. J'ai presque peur de tomber en arrière... Ce qui encourage, c'est qu'il y a une indication à chaque 100 M de dénivelé. Bon, "Vtwin" nous a ensuite raconté qu'il croyait que c'était les mètres de distance et non le dénivelé et qu'il a flippé en voyant à quel point il n'avançait pas!

Les bénévoles de la course sont incroyables, ils ont une liste avec les noms des gens et nous encouragent par nos prénoms. L'arrivée est magnifique et quelle vue! J'ai le sourire-banane, envie de sourire à tout le monde, la vie est belle. Résultat 1h00min et 1 sec. Même pas cassée, je me sentirais presque prête à repartir.  Je me place vers l'arrivée pour encourager les autres coureurs et j'attends mes amis. Ils feront tous une superbe course aussi.

Arrivée:

Allez au ravito!

Ensuite descente à pied par le sentier en zigzag. Je trouve la descente presque un peu longue. C'est là que nous réalisons ce que nous sommes montés!!!

Douche et brisolée à la grande salle. Ah, ça fait du bien. Et qu'est-ce qu'on a ri... Un grand  moment de bonheur partagé. Merci à "Nuance", "Bipbip", "Athena" et "Vtwin" pour votre enthousiasme, votre sens du partage, votre simplicité et votre positivisme ("Harmonie du corps et de l'esprit" ça vous rappelle quelque chose?)                                                  

La cadeau de la course sera parfait pour cet hiver. Une paire de gants avec protection contre le vent.

Seul bémol: pas pu  attendre la remise des prix, c'était un peu longuet et je fêtais mes 10ans de diplôme avec mes collègues de volée le soir. Au moins, j'avais une aventure exceptionnelle à raconter lors du repas du soir :-)

 

Notre coach "Bipbip" désespéré de nos résultats. Meuh non, il est juste mort à l'arrivée!

oct. 21
2012

Les triathlètes en mode Bike & Run

Posté par trirunneuse in Non taggé 

trirunneuse

En Alsace, la saison des triathlons s'est clôturée par un CLM en équipe, la saison sportive se poursuit de la même façon! C'est plaisant!

Fin septembre, une amie, Joelle, et moi nous inscrivons au Bike & Run des Vosges du Nord (Niederbronn), ce sera une première ensemble, le VTT totalement délaissé depuis avril pour ma part et un pied en fin de convalescence après plus d'un an sans course à pied et une opération pour Joelle. Objectif: se faire plaisir sur ce parcours que je sais sympathique sur terrain souple pour avoir participé l'année dernière à la première édition.

bikerun-vosges-du-nord-affiche2012

 

Ce dimanche 7 octobre 2012, nous nous mettons en route tôt pour être certaines de ne pas être importunées par le rallye de France qui se déroule le même jour dans la région d'Haguenau. Il pleut encore et encore, le thermomètre affiche tout de même 13° vers 8h15, un vent frais souffle fort.

Nous arrivons sans souci sur le lieu de la course, y retrouvons plein d'amis du club de triathlon fortement représenté, des autres clubs et l'équipe d'orga' dont nous connaissons pas mal de têtes. Le retrait des dossards et les derniers préparatifs se déroulent rapidement entre diverses conversations et rigolades.

9h15, c'est l'heure du briefing sous la pluie et la grisaille.

 

9h30, départ!

J'effectue la première partie de parcours à pied qui rejoindra le parc à vélos des VTTistes.

Ils partent tous et toutes comme des balles, je pars à mon allure, ne me laisse pas embarquer, persuadée que certains y laisseront des plumes, je sais à quoi m'attendre sur les 15kms du parcours, rien ne sert de s'enflammer, inutile de se cramer, va falloir gérer et réguler l'allure en fonction du terrain.

Cette partie pédestre consiste en une boucle de stade et une belle côte à grimper.

Il ne reste plus beaucoup de VTT lorsque je rejoins ma coéquipière Joelle qui pédale jusqu'à la sortie de la zone et me file direct le bike. Le parcours monte; Joelle assure à pied malgré sa reprise récente. Je pose le VTT plus loin et continue de courir. Ca grimpe, ça grimpe, ça grimpe.

Nous rejoignons le premier point de contrôle synchro... nickel, coup de bol, bonne étoile? Bref, on ne perd pas de temps. C'est là que débute la 1ère des 2 boucles auxquelles suivront les 2,5kms restants identiques à ceux du début de parcours à l'envers bien sûr.

Ca grimpe, ça grimpe, ça grimpe, à tel point que moi qui n'apprécie guère le VTT je mets un certain temps à redépasser Joelle et que je le lui laisse volontiers au profit de la course à pied. Dans cette montée, les appuis sont difficiles, je cours mal et une vraie respi d'asthmatique... je demande à Joelle si ça ne la dérange pas de garder le VTT jusqu'à ce que nous arrivions vers le point le plus haut du parcours, en fait, elle est ravie, je m'excuse de courir aussi mal dans cette montée, mais elle m'encourage. 2nd point de contrôle parfait comme le seront les 2 suivants de la course!

Nous arrivons sur la partie que je préfère, ce sont toujours des sentiers assez larges sur terrain souple, un peu de boue mais ça patauge pratiquement pas, bref top, la partie sur les hauteurs du parcours, plutôt plates, avec une succession de petites montées et descentes, et là, les jambes déroulent! Et le VTT roule! J'adore! Et le souffle est retrouvé. Avec Jo nous nous passons régulièrement les relais et l'entente est parfaite. Bon, je plante le VTT dans de la boue à un moment... moi et le VTT... mais Jo prend vite le relais.

Lorsqu'on entame la seconde boucle, point de contrôle, synchro comme d'hab', on joue le coude à coude avec Bertrand et Pierre du club, on ne cesse de se dépasser les uns les autres... puis un moment on ne les verra plus, Bertrand aura mis le turbo ;-)

La seconde boucle passe bien, on connaît, la montée est moins longue car pas enchaînée avec les 2,5km initiaux. Ca se passe quasiment sur le même format que la 1ère boucle. En contre-bas d'une épingle à cheveu, j'aperçois une équipe féminine, en informe Jo mais ne m'inquiète pas, car ma partie préférée commence, sur les hauteurs du parcours. Ca déroule toujours aussi bien, pas de souci pour les jambes et le souffle. La partie descendante, j'apprécie toujours. Le binôme fonctionne bien. D'ailleurs, je me paierai le luxe de me faire ravitailler par ma coéquipière car le bidon est difficile à ôter, il coince contre le cadre.

Nous franchissons la ligne d'arrivée au bout de 1h13'54" de course bien gérée, loin d'être en vrac, et la présidente du Tri Club Vosges du Nord, notre amie Séverine, nous annonce 1ère féminine.

Nous sommes ravies! Merci Jo!

 

Après une douche bien chaude, nous assistons aux courses jeunes.

Puis nous allons nous restaurer et montons sur la 1ère marche du podium.

Bike & Run Vosges du Nord 7 oct 2012 - 1.13.54

 

Avant de profiter du soleil revenu à la piscine juste à côté des Aqualies... ça aura été notre Kona à nous (oui, oui, on pense fort à une amie de club actuellement à Hawaï pour participer aux Championnats du Monde distance Ironman) offert par l'orga' avec Jo, Karine et Eliot! Plein d'amusementsss, en mode bain à bulles, bassin extérieur, jets d'eau et glissades dans les toboggans, des vraies gamines! Bref, un chouette dimanche!

 

Bike and Run Vosges du Nord 7 oct 2012

 

Merci à Séverine et à toute son équipe! Et à ma coéquipière! Et bravo à tous les PTT largement représentés sur tous les podiums!

Infos et classements sur: www.bikeandrunvdn.fr

oct. 16
2012

Marathon de Vérone : Joyeux Anniversaire !!

Posté par latortue in Non taggé 

latortue

Marathon de Vérone : Joyeux anniversaire !

 

80 marathons !!! J'ai envie de le fêter ! 80 marathons en 9 ans, ce n'est pas trop mal !

 

Entre fin septembre 2011 et début octobre 2012 : 20 marathons. Parmi eux de bons chronos ( enfin, à mon humble niveau !), de moins bons.... 2 podiums ( marathon de Ferrara - marathon de Davos.... comme quoi, parfois, la montagne, ça me botte), 1 galère , et tout le reste du temps:  beaucoup de bonheur.

 

Je ne veux pas " vendre la peau de l'ours avant de l'avoir tuée ", mais : commence à trembler Pconvert !!!! Si je continue dans cette voie, avec autant de plaisir, et sans blessure (merci, Mon Dieu !!), je courrai mon 100 eme  fin 2013.....soit en 10 ans de cap... Hé ! Hé! mieux que toi !!!! Et toc !!! (toi qui a couru tes 100, en 11 ans !)

 

J'arrête de me la péter, et je reviens à mes moutons.

 

Italie  pour ce 80 eme : Vérone ! Un bijou !! Encore une ville, ô combien, attachante, charmeuse, surprenante ! La découverte de petites merveilles à chaque coin de rue, la Sérénité aux abords et à l'intérieur de chaque église,

 Le pont Scaligero derrière Castel Vecchio,  où j'ai eu l'impression de me retrouver au Moyen Âge au milieu des forains 

 La montée tout en haut du Dôme offrant une vue impressionnante de tous les clochers, une multitude de toit rouges, de ponts enjambant le fleuve "Adige " qui serpente au travers de la cité,

Au loin Notre Dame de Lourdes et le Castel S.Pietro : la vue de la ville, de là- haut est une merveille : lovée dans une boucle de l'Adige, sous une lumière rasante de coucher de soleil, le spectacle de ses clochers avec, en premier plan les fameux cyprès Italiens est d'un romantisme !.... Et puis : un grand souvenir d'un petit apéro bonheur dans un lounge Bar sur ces hauteurs ...oh temps, suspend ton vol ....

  La Place Erbe entourée de palaces, et grouillante de monde au milieu de son marché, 

Et bien sur,  la légende : la maison de Juliette, de Roméo ...

Les immenses arènes, trés fréquentées, l'été, par les amateurs d'opéra, et ses chanteurs de renom.

 

Le marathon 

Même pas déguisée pour cet anniversaire ! Parfois, je suis en  dessous de tout ! D' un autre côté, avec ma jupette écossaise, mon tee-shirt manches courtes, j'attends le départ, et j'ai chaud. Mauvaise limonade !!!!

Le départ est donné  à  Sant Ambrogio Valpolicella (un fameux vignoble AOC, que ce Valpolicella !)  afin de s'y rendre, 1 navette gratuite du centre de Vérone jusqu'au marathon expo, relayée ensuite par un bus. Compliqué ? Point du tout. L'organisation est au top et tout roule. Arrivée au stade : toilettes, café ( payant), pâtisseries,  musique, interview. Le nombre de coureurs est assez important, de tous les âges et de tous sexes ( enfin, des 2 sexes !).

Nous sommes avec notre ami Jean Claude (Fondjede, sur CLM). Nous nous étions déjà  retrouvés en janvier à Marrakech et en avril, sur le marathon de Milan ( pour l'année 2012) Ça me fait toujours un grand plaisir de te revoir ainsi qu' Isabelle et les garçons.

 

Donc, il fait chaud. Je n'aime pas, mais pas du tout.

Le parcours est agréable : paysages de vignobles, (des vignes " en hauteur " palissadées, voire en tonnelles : surprenantes), bien propres, bien nettes. Point trop de public, je me promène à la campagne (typique Italienne : immenses cyprès, collines verdoyantes, quelques "châteaux" et de petits villages charmants ), je cours un poils trop vite. JC me rattrape et ça, ce n'est pas normal : je devrais être derrière lui. Pas grave, il me photographie, j'aime bien ( toujours positiver ! ^_^)

 

De plus en plus chaud, comme prévu. 

 

A partir du 30eme, on entre vraiment dans la ville! Le parcours traverse le fleuve " l'Adige" un peu avant le 35 eme ( 35 eme, où pour fêter cet anniversaire, je dégusterai un gros bout de panettone aux pépites de chocolat ), remonte le long des rives du fleuve pour retraverser le pont ( je regrette d'avoir choisi le plus gros morceau de panettone ;-) mdr ..) nous promène dans un dédale de ruelles, ça zigzage, ça part, ça tourne, ça revient, je suis totalement déconnectée. Je ne râle pas, je m'accommode, j'ai une telle horreur  des grandes routes droites et plates !

Deux passages Plazza Bra : et sa foule enthousiaste, et enfin : 

L'arrivée dans les arènes, grandiose !!! La veille de 2 concerts d'Adriano Celentano : une grande estrade a été jetée au dessus des chaises : c'est tout juste magique ;-)

 

Je retrouve mon Pconvert devant les ravitos, ..... Gargantuesques, les ravitos ...

 

Encore un beau we italien. 

 

Le 81 eme marathon, sera celui de Casablanca (le 21 octobre), chez l'Ami Palmito.

oct. 15
2012

Sous les 4 hrs, toute seule !

Posté par fanny48 in Non taggé 

fanny48

C'est fait le 4ième...
Et dire que le 3ième, j'étais à Marseille au soleil en mars avec mes loulous et mes parents et Eric comme lièvre....Là SEULE !

Après le semi de toulouse, je continue à suivre le plan, je suis raisonnable, je ne rajoute que peu de séances ( si j'en rajoute juste 45 mns plaisir !), le genou se fait sentir mais mon généraliste pense à une tendinite, me demande depuis quand j'ai mal 2 mois...alors il me dit il faut 3 mois..il vous en reste un ! Alors, il faut qu'il tienne !

Petite semaine au boulot, j'ai le temps de courir, mais je suis RAISONNABLE, moi ! 3 jours sans courir pendant la semaine, pas facile ! Je profite pour aller chez le coiffeur, faire les boutiques...me chouchouter quoi ! Nuit du vendredi au samedi, je dors très peu : 3 h30...oh là là...dernière sortie avec des fractionnés, tout passe : Yes, petite sieste 1h, petit tour à la plage pour voir la mer et me ressourcer avant ce marathon, car oui, c'est le 4ième, mais on ne sait jamais ce qu'il va se passer, un coup de mou, une baisse de régime, des douleurs, des crampes, le genou qui bloque...un petit stress...Nuit de samedi à dimanche, je me couche vers 23 h30, pas moyen de dormir avant minuit 30...j'angoisse car je sais que je dois dormir mais rien à faire...réveil à 5 h15, petit déjeuner ( je vais essayer de faire léger car à Marseille j'ai dû me stopper pour me vider ;-( ) : gatosport, riz au lait, jus de grenade, un petit bout de pain, et banane et thé ( pas si léger que çà !), douche et hop je me fais un strapping pour ce genou gauche, mieux vaut prévenir....n'ai-je rien oublié ? tout dans le sac ? oui, tout y est, c'est parti 6 h 15 départ pour montpellier. Arrivée 7 h, je vais chercher mon dossard : 1764, récupère un tee-shirt un agenda...retour à la voiture, je prépare mes pieds avec du nok, sous les sous-vêtements, ceinture prête avec une pochette en plus avec la sporténine...je suis prête...petit tour aux wc ( ouf, je me vide !!!!), vestiaire, je dépose mon sac. Je repasse devant les wc et je suis appelée par....Comdine qui faisait la queue...Elle est rayonnante , très belle en robe, en forme...je croise un CLM qui me reconnait par la photo eh bien, faut le faire...Je laisse sandrine pour retrouver les CLM, pour photos et départ. Je rentre dans le sas des 4 h, beaucoup sont hors des barrières, personne n'ose rentrer, et moi, je passe en disant pardon, pardon..me voilà installée devant qqs gars qui commencent à me taquiner...et le mec me dit " vous travaillez sur Béziers ? vous êtes enseignante ?" " ben oui !"..c'était le mari d'une collègue ! Trop fort les gars, il m'avait croisée qqs fois le long du canal..je lui dis qu'il peut me dire bonjour la prochaine fois ! Et voilà c'est parti....l'allure est vite donnée trop rapide, j'avance, premier kilomètre trop rapide 5'25" ( je dois faire du  5'38")..dans les premiers kilomètres, je croise Comdine, elle pète la forme, je lui dis de faire attention tout de même car je connaissais son objectif et là elle me fait peur, bon, je ne suis pas une pro...alors, juste lui dire ! Je continue mon petit bonhomme de chemin, je me rends compte au 3ième kilomètre que j'ai oublié ma pochette avec sporténine dans mon sac...et là j'angoisse, je stresse comment je vais faire c'est sûr, je vais me chopper des crampes au 30ième...cette pensée ne cesse de m'obséder...fanny pas de panique, tu verras bien...je demande à beaucoup de personnes " vous avez de la sporténine ?" NON !!! Quelle cruche je fais ! quand on n'a pas de tête on a des jambes ...eh bien, on verra ! Tout semble aller , je gère bien mon allure, au 18 ième, je pense à Lou-Lou qui a vécu sur Montpellier avec son copain...( c'était au 16ième mais j'ai zappé !), au semi, je suis toujours bien 1 h 55' 12"




alors je continue...je pense à vous, à Stella qui m'envoie des pensées positives ( mais elles viennent d'où déjà ?), à Japhy ( j'imagine qu'elle me dise que ce n'est qu'un placebo cette sporténine !), à Bibiche et Eric qui craignent pour mon genou...ce dernier,je le sens mais ça va, effet strapping, peut-être...vous êtes là avec moi , moi qui suis toute seule sur ce marathon pas de famille pour m'encourager, pas d'amis non plus...juste vous dans ma tête ! Je croise tout de même un collègue au 22 ième qui me dit " tu as fait la moitié , go !" Merci à lui car il m'a suivi sur quelques pas...puis je croise aussi symphorien qui m'encourage, et le mari de Nelly de CLM, au final, ces visages connus ça fait du bien....

au 30ième, tout va encore bien, je sens mes jambes mais quoi de plus normal. je continue tout de même à demander de la sporténine, un mec arrêté me dit si j'en ai...ouf, je m'arrête, il ne le trouve pas...allez, je perds du temps ,là....au final, le cachet est en miettes, j'ai eu la moitié et perdu 30 sec...à mon chrono ...
37ième, comment ne pas y penser ! Ma première chute , je m'éloigne des écrous qui dépassent encore de la route, je conseille à bien des coureurs de s'en éloigner...les derniers kilomètres sont longs, allez encore 5, 30 mns au pire si je fais du 10 km/h, mais non, je maintiens ( même si je sais que mon allure a baissé) je croise Comdine vers le 39ième ( merci pour la photo, tu as eu le temps ?)...dernière montée, dernier kilomètre, des gars en relais me bloquent le passage : "poussez-vous" je crie..ils me répondent " on dit pardon!"  je leur réponds " là j'en peux plus !"....j'accélère...je vois le chrono....


oui, on le voit que je donne tout : 3 h 56 mns 5 sec chrono réel ( le même que sur ma montre !!!)

Heureuse je suis heureuse, j'ai réussi . MOI toute seule comme une grande. J'ai même failli pleurer...

Je prends ma médaille, un peu d'eau et un carré de choco, je peux après tout çà...
Je vais chercher mon sac, repart vers ma voiture pour changer de tee-shirt, je croise Comdine que je félicite, quelle belle progression, elle avait des supporters au top avec de beaux tee-shirts ( c'est trop beau !) ( petit pincement au coeur !)





Contente de cette rencontre CAF, c'est génial ! On est en pleine forme, même pas fatiguées !

Voilà, je vais dorénavant courir pour le plaisir, au feeling 45 mns, 1 h, ...( d'ailleurs j'y suis allée ce matin  30 mns !) jusqu'au début du prochain plan pour le prochain...
Encore merci à vous pour vos encouragements....

oct. 13
2012

Marathon de Millau : les mamies runneuses

Posté par latortue in Non taggé 

latortue

Millau marathon 

 

J'ai éprouvé un tel ras le bol de la course à pied, après la Jungfrau, que je pensais ne plus jamais recourir.

Mais non !!! Je rigole !!! Ok, mes réactions sont démesurées et excessives !!! Ce n est pas parce que j ai cru crevée d ennui les 16 derniers kms en Suisse au lieu de m amuser comme une folle sur le Médoc, que je devais ranger à tout jamais mes runnings !!! Je me suis tellement régalée, en courant, ces 9 dernières années, que c était, tout simplement, impensable !!! Et puis, sur la Jungfrau, je n'ai  couru que 23  kms, alternant ensuite la marche ( beaucoup) et la course (peu). Malgré la splendeur des paysages,  C'est interminable !!!

Ben oui ! Mais refus total d 'un quelconque entraînement !!! Heureusement, j ai un programme marathon assez conséquent, je vais être bien obligée d y retourner !!!

 

Et le Marathon de Millau sera le suivant....mon test pour l 'avenir !

3eme fois que je me retourne à Millau. 

En apéritif : 2 balades de 100 kms chacune, en tandem de route, à travers une région magnifique (mais oh combien vallonnée) les deux jours précédents le marathon. Ça fait partie du package ! ( un "plan d'entraînement" à la pconvert ,sans doute ^_* ) 

 

J' aime aller à Millau. C'est un endroit où je rencontre beaucoup de copains. Cette année, Juju toujours aussi souriante et resplendissante, Cagouille (pour son 10 eme Millau), Lapinou et Le Solitaire ( qui sont à l' ultra ce que La tortue et Pconvert sont au marathon) ( le Solitaire qui courra son 100 kms déguisé et en crocs comme la plupart de ses courses), le longiligne Bebert, - des neo-cent bornards comme Robocop, zeclown, Stéphanie et son époux. Côté marathonien : Palmero en chevalier, Vero et ses 2 copines - 1 neo-marathonienne :  Caro de CAF ( pour son 1er, elle n'a pas choisi la facilité !).

 

Déguisée en Damoiselle, j' ai la chance d'être accompagnée par 2 beaux chevaliers Templiers : le Moustachu de pconvert et Palmero. Vero ne s'est pas déguisée, mais elle porte un Tee-shirt, avec pour inscription : "bientôt mamie". Ben oui! Vero est la belle-mère de ma fille aînée Virginie, et Virginie attend un bb pour le mois d'avril !!! Ce sont donc 2 futures mamies heureuses qui s'élancent sur le très beau parcours du marathon.

 

Ce fut un régal ! Temps frais, ambiance bonne enfant, nos papotages, la gentillesse des bénévoles, et ces paysages qui n'en finissent pas d'être beaux....

N'hésitez pas à y aller ! Ce marathon vaut le déplacement  ! Vallonné ? Et alors ? Pour celles qui pensent "chrono", pas de souci, on peut faire un chrono sur marathon vallonné, il faut juste en tenir compte et ne pas le comparer à un chrono sur marathon plat. C'est juste un peu plus dur, un petit challenge supplémentaire ! (... À moins, évidemment, de choisir systématiquement la "facilité"....^_* )

 

J'abandonnerai Vero au 35 eme km, je suis en sous-régime et que j'ai envie de tout donner pour les 7 derniers. Ça se passe super bien, même si le ciel se fâche durant les 2 derniers. Il pleut, c'est un vrai déluge ! J' encourage les cent- bornards que je croise et qui ont bien du mérite à continuer.

Pconvert continue également sur son drôle d' engin, un Streetstepper., en tant qu'accompagnant. Je m'inquiète pour lui : il pleut, il fait froid et j' ai peur de la chute.

En fait, pas de chute, mais très très froid !!! Se réchauffer à vélo, sous la pluie, ce n'est pas gagné !!! Il va, lui aussi, vivre une formidable balade sur ce stepper-qui-roule : un concept qu'il a immédiatement adopté !!

 

Tous les cent-bornards CLM termineront :

- Cagouille, malgré un coup de moins bien vers le 35 eme

- Bebert

- Zeclown et Robocop

- le Solitaire ( en crocs, jusqu'au bout),  Lapinou en Super-woman ( exceptionnelle, lorsque l'on sait qu'elle courra, la semaine suivante, le marathon du Luberon (autre marathon bien vallonné !), en réalisant son meilleur temps sur marathon (vous avez dit "récup"???)

 

Bravo également à Stéphanie et son époux pour leur 1er. Je suis bien triste pour toi Juju, obligée de t'arrêter pour t'occuper de ton époux en hypo-thermie-glycémie. y a pas photo, tu as choisi la meilleure solution. À très bientôt, au marathon du Beaujolais

 

Félicitations à Caro pour ce 1er marathon. J'espére qu'il sera suivi de beaucoup d'autres.

 

 

 

 

 

 

oct. 10
2012

J'ai participé aux championnats de France !

Posté par Béa54 in Non taggé 

Béa54

Dès que j’ai su que les championnats de France de semi marathon auraient lieu à Nancy cette année, je me suis dit "Waouh alors je vais courir avec (enfin derrière) les pros !" Et là on m’a répondu : "mais avec ton chrono sur semi tu peux espérer te qualifier !" Quoi ? moi ? Mais oui 1h 50 je peux le faire !  
Alors j’ai commencé par prendre une licence dans un club, et ensuite j’ai recherché un semi de qualif au printemps, pour lequel j’ai réalisé un temps de 1h 49' et 43’’ ! Ouf de justesse  

Tout l’été a été compliqué niveau perso, j’ai 2 gros coups durs  et des problèmes de sommeil, mais il faut regarder devant ... Contrainte à l’arrêt total de mi-juillet à mi-août, je commence ma prépa assez tard, fin août. Il me reste 6 semaines avant le semi.


Motivée pour courir malgré tout, l’entrainement se passe assez bien. Seul hic, je dors mal, je suis fatiguée, les problèmes ne sont pas tous résolus et ce qui devait arriver arriva, je tombe malade la semaine précédant le semi marathon, pas grand-chose juste un bon rhume. Je me lève quand même 3 fois dans la nuit avant le semi et Christophe me dit que j’ai ronflé toute la nuit ! Très glamour.  


Dimanche matin, au levé, il fait un temps bien lorrain : il pleut à grosses gouttes ! Et 30mn avant de partir, je m'aperçois que mon 405 que j'ai chargé la veille est complètement éteint, il affiche 0% d'autonomie  ! C'est la première fois qu'il me fait ça. Bref, je déteste les journées qui commencent comme ça.  


Comme d'habitude, on part (un peu) à la bourre, pas le temps de voir cocopuce avant la course, juste le temps d’aller à la consigne en courant, de passer aux toilettes, de croiser in extremis Stéphane qui va me servir de lièvre et hop je me retrouve sans trop rien comprendre dans le sas réservé aux qualifiés …  Là je dois retrouver une autre fille du club, mais je ne la vois pas. Finalement à force de timides « pardon »  je finis par avancer et la trouver au milieu de la foule. On discute 2mn et hop c’est parti.


Sur ce semi, les 7 1ers km sont en faux plats montants. Je me suis entraînée sur une allure de 5’05/km. Je tiens à le préciser parce que Stéphane, que je retrouve 500 m après le départ, m’emmène sur les 3 1ers km à 4’55'' …. Et là je me demande bien ce qu’il me fait  … Je souffle, je souffre à ce rythme là je ne peux pas tenir !! On finit par ralentir et retrouver un rythme normal.
Je connais le parcours par cœur, arrivés au 7ème, on est au point haut du semi, et dans ma tête j’ai fait le plus dur parce que maintenant ça va être plus roulant. Je fais le 8ème en 4’51 mais là c’est parce que c’est roulant. Ensuite je vais trouver un vrai rythme de croisière et être régulière autour de 5’03/5'05


Il s’est arrêté de pleuvoir au moment du départ, le soleil envoie même quelques rayons au travers des feuilles d’automne, le long du canal. Moi qui redoutait ce canal et ses lignes droites, là je trouve que le temps passe vite. Les km défilent et je suis bien, très bien. De temps à autre, il y a un groupe de musique et même à un moment donné un monsieur avec son piano en pleine nature  . L’ambiance est sympa.
Après le ravito du 15ème, Stéphane me dit de continuer sans lui. Je m’accroche à une dame V1 aussi, on a le même rythme. Vers le 17-18e, j'ai dépassé la dame et à ce moment le parcours n’est pas agréable et j’ai un coup de mou. Stéphane n’est plus là pour m’encourager, c’est dur. Mais je m’accroche, pas le droit de me plaindre après les évènements de ces derniers temps, avoir mal aux jambes ce n’est pas grand-chose.
Alors que je ne me suis arrêtée à aucun ravito, je prends le temps de bien boire au dernier car ma gourde est vide. Il reste à peine 2km, j’ai souvent couru dans le coin, on approche de l’arrivée, il y a un peu de monde pour les encouragements, c’est sympa. 

Je passe la ligne en un peu plus de 1h47 avec la Marseillaise dans les hauts parleurs, non non ce n’est pas pour moi, ils sont déjà en train de faire les podiums élite !  


oct. 10
2012

De la Courneuve au Palais royal… C’est reparti pour une saison !!!

Posté par Mat in Non taggé 

Mat

 

Qui dit retour de vacances dit reprise de licence ! Après une saison de long, on va essayer de gagner un peu en vitesse … et puis … Ça fait longtemps qu’il n’y a pas eu de CR des pétroleuses en CAP maintenant que Brinouille court avec des lunettes de piscines et des pédales automatiques !
Alors, en attendant celui de nos 2 pétroleuses marathoniennes de NY et Strasbourg, 2 petits CR de 10k pour patienter ! (OK ,je suis une petite joueuse 
J .. )

 

Pour la rentrée, ma 1ère course de l’année … les 10 km de la fête de l’humanité.

les 10 km de La Courneuve, c’est les 10km de le fête de l’Huma, et c’est LA bonne affaire de l’année. Pour 20 €, vous avez le pack : accès au festival 3 jours (New order, Pete Doherty, Patti Smith, Thiefaine..) , accès gratuit au parking, et le pti 10km du dimanche matin… Qui dit mieux ?

 

Le départ est à 9h15. Arrivée sur place à 8h15, nous croisons les jeunes et moins jeunes communistes fêtards de la veille, quelque peu imbibés – qui nous regardent hagards et se demandent qui sont ces énergumènes débarqués d’une autre planète en baskets et T shirts fluos… (faites gaffe ! moi aussi j’étais de l’autre côté il y a qq années, mais tout peut basculer et on peut vite tomber dans le côté obscur de la CAP !). Nous avons le temps de visiter les toilettes (on y croise la chef doyenne des majorettes en peignoir) et de prendre un petit café d’avant course. Un échauffement vite – très vite !- fait, ce qui nous permet de repérer les spots de pot d’après course , un dernier pipi pour la route. Claire et moi nous plaçons sous l’arche toutes les 2, sans trop de pression : Claire est en prépa marathon et je suis quand même en reprise… Un pti numéro des pom pom .. et pan !!! C’est parti !
Je me sens plutôt bien .. On va dire que c’est la fraîcheur du début de saison ? Nicoach m’a donné mon plan cardio, mais je n'arrive pas à monter niveau cardio … Bref, tout ça me fait partir un poil vite, le 1er kilo se fait entre les stands PC régionaux, puis sur des pseudos pavés cassés bien casse-gueules, direction le parc de la Courneuve .. 1er kilo en 4’01’’ . Ouch, c’est trop rapide ! Bah tant pis, on avance.. et en plus, je n’ai pas mal à ma cuisse droite qui me fait souffrir depuis mon coaching commando de jeudi, une « invitation » de Brinouille ( Vaderetro brinouillas !) . 2eme kilo encore trop rapide, on arrive dans le parc. Passage sur un petit pont orné de statues colorées, ça fait plaisir de découvrir d’autres terrains de jeux que le sud de Paris … A 1ère vue, le bout de la ligne 7, ça parait pas sexy, mais en fait, c’est chouette ! 2eme kilo toujours trop rapide, puis je calme le jeu dès le 3eme, pour revenir à mon allure cible (obj 43’ !) . De toute façon le peloton s’est largement étendu, et il commence à y avoir de faux plats, … je suis un peu seule du 4 au 6eme kilo, on passe au bord du lac, là je ralentis sans forcément réaliser (il fait beau, c'est vert, c'est le we ...) puis il y a une bonne grosse côte au 6eme kilo qui me ferait presque peur quand je regarde mon temps au kilo sur ma polar .. Damned :!!!! FAUT VRAIMENT QUE JE REPRENNE SERIEUX L’ENTRAINEMENT ! Après le 7eme kilo, un gentil organisateur m’annonce que je suis la 3ème femme , et un pti vétéran s’accroche a moi.. allez allez, on se motive, reste quelques minutes, on s’est levé avant 7h un dimanche, et le stand du mojito a 2 € nous attend ! Sortie du parc un peu après le 8eme kilo, météo idéale, il fait beau et pas trop chaud, puis on retrouve l’entrée de la fête avec pas mal de djeun’s qui déplient leurs tentent et jettent leurs cadavres de bière. Alors que les festivités vont reprendre chez les militants, nous terminons notre petit 10km pas cher.. Manu me retrouve après le 9eme, et tente de me motiver- je gagne quand même 20’’ par rapport au kilo précédent. Pourtant, il me parait un peu long ce dernier kilo… et enfin, je passe la ligne d’arrivée. VERDICT : 3eme femme, puis on apprend que la remise des coupes se fera a 12h. Ce qui nous laisse le temps de boire un pti coup – et hop, un Ricard au stand du PC Paris XV ! – d’enfiler nos jolies casquettes presque aussi belles que les casquettes Cochonou du Tour de France, nos maillots ROUGES bien sûr , et enfin après une prestation mémorable des majorettes, nous nous voyons remettre nos coupes. La 1ere femme fait 39’58’’… et elle a 54 ans :ça me laisse le temps de parvenir au sub 40
! Manu repart aussi avec la coupe de la 1ere femme JUNIOR ;-), et Claire a aussi droit à sa coupe : les 3 camarades ne sont pas venus pour rien !!!

 

Certes, on a eu droit a une ptite coupe... mais le chrono est quand même bien piteux par rapport à ce que je suis censée faire. On va dire que c’était la dernière course avant de passer aux choses sérieuses
Donc voilà, passons à l’acte 2.

 

Plus au sud, plus commercial, autre paysage, autre ambiance.. les 10km de Paris Centre.

 

Ma copine Manue me dit qu'elle s'est inscrite avec son homme aux 10k de Paris centre... Et c'est quand même toujours plus fun de faire des courses avec des potes alors banco: je m'inscris ! en plus je me dis que qui dit courses entre potes , dit after courses entre potes, ;.. double banco ! AU final, Manue ne pourra pas courir .. Mais bon, je n'ai jamais fait cette course et plutôt que d'aller dans des coins "atypiques" et inexplorés du 95, 93 ou 95, pourquoi ne pas faire une course qui se déroule a quelques stations de métro de la maison ??? Finalement, se "promener" dans le marais, près du louvre, opéra, c'est quand même plus glamour ! Donc me voilà inscrite sur cette course sponsorisée par Nike, moi la "Adidas adizeros "addict, récemment convertie à "Adidas Stella Mac Cartney", ... qui doit même abandonner mon super maillot du Xveme pour porter LE maillot blanc Nike. Au final, ça évite de cogiter ce maillot pour tout le monde. on se laisse pas impressionner par les maillots des clubs "forts", les over-équipés, les filles ultra-moulées-trop-bien-fouttues... Bref, tous en blanc, manches courtes... Tout se joue dans la tête et les jambes !

 

8h45 dimanche. je retrouve un pote cycliste rugbeux et Thomas qui court pour sa boîte. un petit café... après le Ricard et le mojito a 1€ à la fête de l'huma, le café a 2,20€ place du louvre.. On peut pas tout avoir ! Nous filons déposer nos sacs, et partons faire un semblant d'échauffement. Thomas reste avec ses collègues qui zappent l'échauffement pour ne pas trop se fatiguer et Renald et moi tentons quand même de s'échauffer ... 10min, avant de se placer dans le SAS. Placés plutôt au début, mais pas trop car qui dit devant dit "on se laisse emporter et on part trop vite"... Le speaker nous annonce les stars et pointures qui participent à la course. Il y a quand même 4259 participants ! Cette fois, peu de chance de poireauter 2h pour attendre la remise des coupes : mon homme va être content, je vais rentrer pour l'heure "normale" du dej :-)

 

Le départ est donné ... Tout droit jusqu'à la place de l'Opéra , virage a gauche... C'est dangereux ce départ, car il y a des terres plein au centre de la rue, des barrières, il faut bien regarder ou on met les pieds , sans compter des bouchons et les gens à dépasser.. Bref, l'impression de ne pas avancer, en même temps, doubler et sauter entre les plots, ça passe le temps et je ne vois même pas le marquage du 1er kilo. Loooooooooooonnnnnnnnnngue rue de Rivoli, passage au 2eme kilo en 8'04''. Nicoach m' a donné un plan de course et comme j'ai décidé de reprendre un peu plus sérieusement l'entrainement ( je ne suis pas sortie la veille !), du coup je garde un oeil sur le cardio, et je suis un peu plus basse que convenu : J'ai le droit d'accélérer ! 3eme kilo en 4'08'' , cardio OK, et passage au 4eme en 3'14" : je pense qu'il y a une erreur dans le marquage ! Le peloton s'est maintenant étalé et on peut commencer à essayer de gérer un peu sa course. Même si le ravito est a base de gatorade, la boisson des champions olympiques, je ne m'arrete pas. Je suis contente d'être là, il fait beau, il y a du monde partout pour encourager, les jambes sont là et mon cardio fait comme le coach a dit : on s'arrête pas ! Passage au 5eme kilo en 20'36'' : la 1/2 est faite ! Je n'ai pas du tout étudié le parcours et je ne sais pas si la suite va être roulante ou non... Donc une seule règle : on suit le plan du coach, on respecte le cardio ! ( Comme ça, si on foire sa course, ce sera ENTIEREMENT la faute du coach ;-). Petite épingle à cheveux au 6eme kilo, et une côte au 7eme.. Rien à voir avec la côte des gardes mais quand n ne s'y attend pas, ça se sent dans les mollets ! Là j'aperçois une fille devant.. Une grande brune aux cheveux courts brushinguée ( est ce possible d'aller chez le coiffeur avant une course le dimanche matin ? :-), lunettes de soleil.. .. des grandes jambes qui font courir vite ... Un des gars de l'organisation lui lance un "Vous êtes 9eme !" . Etant juste derrière …  Je suis donc.. 10ème. Mais ... je ne vais pas me laisser griller par cette fille canon : OK, je fais 1m60, OK, j'ai une vieille queue de cheval avec une frange ébourrifée mais .. j'ai des adizeros adios aux pieds ! Que la force de mes baskets magiques soit avec moi !!!!! Abracadabra : me voici 9ème ! Il ne reste que quelques tours de piste (iomages mentales :-)) , on garde le rythme ! je ne sais pas a combien de minutes totales je suis au final, mais le cardio est OK, donc on ne change rien. C'est une course de reprise, de toute façon, a côte de la maison, on est là pour SE FAIRE PLAISIR ! la course finit dans un dédale de petites rues, de pavés, mais les jambes sont toujours là, et à cet instant apparait la majestueuse colonne de la place Vendome. Plutôt sympa de voir tous ces mounuments sans voiture ! Puis soudain… Le panneau de l'arrivée se profile. Une dernière accélération et ...

Arrivée ! Ma montre affiche 41'40'' temps réel. Ce qui me place donc 9eme / 1126 femmes. Donc voilà, merci Nike ET Adidas, … Et rendez-vous à l’acte 3 !

oct. 08
2012

Mes 100 km de Millau

Posté par stefanie in Non taggé 

stefanie

J'ai toujours dit "jamais au grand jamais je ne ferais un 100km sur route" ouais ben, finalement au vu des différents récits notament sur CAF, j'me suis dit pourquoi pas.

10 h le samedi 29 septembre départ de Millau, nous sommes 1540 et un peu plus de 300 marathoniens qui partent en même temps que nous. On s'inquiète tous de la météo car il fait beau partout en France sauf ici !!! Pour l'instant ça va. Et c'est partit,  mon mari et moi partons ensembre tranquillou, ce n'est pas un marathon mais un 100km, faut pas partir trop vite. 

Je reconais les paysages lors des Templiers ou l'on montait tout de suite, là sur route c'est sympa, on rejoint les accompagnateurs 6km plus loin, enfin nous on n'a pas d'accompagnateurs vélo et ça ne nous gênera pas. 1er ravitos, je bois un peu et au 10ème on est 0 1h00, c'est bon, on est bien dans les temps, les ravitos (tous les 5km), sont énormes, par gourmandise je prendrais des abricots sec, trop bon, du pain d'épice et de l'eau pétillante. Je rejoins mon mari, super paysage, le temps n'est pas merveilleux mais il ne pleut pas. Le parcours est assez vallonné.

Au semi, mon mari à mal au jambes, déjà !! Je prends ENCORE des abricots sec, pain d'épice, un morceau de pain, du chocolat et barre de céréales et eau pétillante et c'est repartie, on est A 2h de course,  on est devant le meneurs d'allure des 11h !! C'est pas normal !! Un peu trop rapide, on va le payer plus tard.

On arrive à Millau : pour certain c'est terminé (marathon) et pour nous faut repartir, mon mari se fait masser, moi je me change et mets pleins de crème NOK sur les pieds (fini le tube!!) et pris des petits pains figue et abricot, trop bon et.....abricot sec !!! On est 4h34 au marathon, trop rapide pour un 100km (enfin pour nous, notre 1er)

Je pars avant mon mari, et là : LA GROSSE PLUIE, l'horreur, moi qui venait de me changer, je commenc à avoir froid, ouf déjà le ravitos du 25ème, on peut s'abriter, je prends un café, une soupe pour me réchauffer et un bout de pain avec jambon pour me réchauffer. Je vois mon mari qui arrive, trempé et grelottant et préfère continuer. J'en ai déjà marre !! MAis faut repartir, ah, et qu'est ce que j'ai mis dans mon sac : des abricots secs !! Tiens le meneur des 12h me dépasse.

Ca commence à grimper et on voit au loin dans le brouillard le Viaduc de Milllau ! Je marche, j'ai froid, je suis trempé, heureusement que j'ai mis mes manchons en dessous du coupe vent. Je n'ai pas vu le 50ème, me voici au 55ème et une sacré envie d'aller au toillettes, ça va mieux mais j'ai froid, tandisque l'on croise les 1er en débardeurs qui cours comme des lapins, ils sont au 90ème km !!! 

Le petit plaisir ce sont les ravitos tous les 5km.  On se réchauffe, un café, morceau de banane et j'ai même gouter à du Yop framboise, pas conseiller mais ça fait du bien au moral !! Je leur demande du pain sec (pas de sandwich fromage ou jambon) pour mettre un morceau de chocolat et c'est repartie, ça grimpe fort, j'appelle ma mère qui croyait que ma course était dimanche et me dit : "oh vous avez de la chance, il doit faire beau comme ici (en Bretagne)" et ben non, il pleut, fait froid, c'est l'horreur, et je marche car ça grimpe !! Une de mes copines m'appelle et me dit la même chose !!  (quand j'vous dit qu'il n'y avait qu'a Millau qu'il pleuvait ce samedi là !!). On croise les coureurs qui revienne et sont donc au 80ème et nous au 60ème, c'est dure et j'ai trop mal aux pied, j'ai l'impression qu'une ampoule se forme !! Ca pique. Tiens le meneurs d'allure des 13h me dépasse...

Je croise  mon mari qui va mieux, et me dit "le ravitos est juste après le rond point", ouais ben ça m'a parut une éternité le demi tour à Saint Afrique !!. Je vais voir les podologue, très sympa qui essaye de me soigner l'ampoule mais n'arrive pas à piquer car pas assez grosse !! Elle me mette des pansements et pleins de crème Nok même sur les chaussettes. Il reste 29 km, pouh, c'est rien par rapport à c'que je viens de faire mais se seront les pires !! Et le meneur d'allure des 14h sont devant moi et je ne les reverrai plus. 

Je repars après un café, tant bien que mal en mettant ma lampe frontale il est environ 19h30 et 9h30 de course environ. Je marche, j'ai mal à l'ampoule, ça pique et il pleut averse !! Je croise cette fois ceux qui sont derrière moi, j'me dit qu'il y en a encore pas derrière. Ca monte pendant 3 km, je cours enfin, j'ai mal mais marcher c'est trop lent. J'appréhende la descente car ça va taper sur l'ampoule !! Au 75ème ravitos, je bois de l'eau pétillante et un bout d'pain avec..........des abricots sec!!!

Je recours lentement mais je cours dans la nuit, sous la pluie, je suis seule, je ne capte même pas la radio, alors je mets un peu de musique, du métal, ça me bouste bien. Certains qui me dépasse avec leur accomagnateurs m'encourage, c'est sympa mais j'ai l'impression de faire pitié !! Au 85ème le ravitos qui joue de la techno, me fera beaucoup de bien car une bénévole vient juste de déposer une tarte au pomme !! J'adore ça 'elle me dit, c'est moi qui l'ai fait ce midi !!) Trop trop bonne, quelle plaisir. Je repars avec MA musique, j'attend le 90ème qui me parait une éternité !! Et ce Viaduc de la mort que je vois à peine, je marche, ça grimpe, j'appelle ma copine, qui veut me suivre jusqu'au bout mais il est presque minuit et elle est un peu fatigué. J'ai une autre copine qui à déjà fait plusieurs 100km, notament celui ci, mencourage par SMS, ça me fait du bien , ça monte et enfin le 90ème, plus que 10km qui me parraitron une éternité. Il pleut encore non stop. Des bus font l'aller-retour pour les abandons.  Devant je vois un coureur qui trébuche, le pauvre il n'a plus de force....mais d'un seul coup, je fais un roulé-boulé sur la route !!! 2 coureurs derrières me relève, pas mal sur l'coup mais je saigne de la main, j'ai amorti la chute. J'ai pas vu le bord de la route...

95ème, je ne m'arrête pas au ravitos, on arrive dans la ville, je suis seule je cours mais très mal aux pieds (les 2). Pas un chat à cette heure ci à Millau, je cours doucement mais je cours, je sais que mon mari est arrivé en 13h58 (ma copine nous suit sur internet). Au 99ème je veux prendre une photo mais elle sera toute floue. Enfin on m'encourage pour la fin, ça monte mais je cours, on arrive sur le podium, on nous offre de suite le diplome avec les temps et un sac à dos. Je descend et accroche des courreurs et familles juste à la sortie !! Quelles idiots, pouvaient pas s'pousser (j'ai pousser une gueulante, fallait pas m'énerver après 15h01 de course !! Et je tombe dans les bras de mon mari qui m'attend assis et on s'dit " plus jamais, non, plus jamais"..................bon finalement j'ai changé d'avis mais pas pour tout d'suite.

Je prends les plateau repas, je n'arrives plus à marcher....ah tiens du champagne !!! En fait ce n'est pas pour nous mais j'ai fait un peu de charme au bénévole et je suis retourné pour mon mari en marchant tant bien que mal pour finir le fond de bouteille.... Et direction les soins : un peu moins sympas que les autres podologues, on me fera une piqure dans les ampoules, ça fait mal mais pas pire qu'avant...

En arrivant à l'hotel, on ne nous avait pas donner de code : je tape sur la porte, les volets, je hurle etc.....au bout de 20 mn sous la pluie, la responsable de l'hotel arrive de mauvaise humeur, mais moi aussi je le suis, je n'ai qu'une envie m'allonger !! Elle nous dit "il fallait prendre le petit déjeuner ce matin, on a donné le code à tout l'monde" excuse nous connace, de ne pas prendre TON petit déj !! Bref, du coup le matin le patron s'est excusé. 

J'ai retrouvé le lendemain matin chez nous la clé de la chambre d'hotel dans ma poche !! trop fort.

Bon souvenir : 

les bénévoles, les  ravitos tous les 5km, le parcours du marathon( après c'est pas terrible) et le fait être centbornarde !!!!(lol)

Mauvais souvenir :

  le temps : la pluie et le froid à gâcher la course, je penses que l'on aurait fait mieux sans cette météo pourrie. Les ampoules, avec la pluie mes chaussettes se sont pliés et je n'ai pas pris de chaussettes de rechange. Pour les templiers il y a 2 ans, au même endroit on a eu le même temps avec la boue en plus !

C'est long, non comme CR, désolée.

Sur 1540 partant, il y a eu un peu plus de 400 abandons, on était 177 femmes. 

Le dernier mettra 23h41 !! (ça devait être un marcheur) et le 1er 7h13 je crois !

Voili voilou

 

oct. 07
2012

Et hop, un Marathon de Lyon en catimini !

Posté par Stella in Non taggé 

Stella

Et voilà, je le savais bien : dès que je parle à qui que ce soit de mes projets de course à pied, ça me porte la poisse et je me blesse. Pour ce marathon de Lyon 2012, j’ai bien cherché à rester incognito, mais les questions incessantes de mes collègues ont fini par me faire lâcher le morceau, en tout cas, les plus insistants m’ont faite céder. Pourtant, j’ai tout tenté : « Le Run In Lyon ? Non, pas prévu. Enfin si, peut-être, je ferai pom pom girl ! ». Bon, je sais, c’est pas crédible.

Et donc, la poisse, je l’ai eue : j’ai eu coup sur coup une gastro, un rhume et une TFL de chaque côté (c’est-à-dire une double tendinite du fascia lata qui m’avait pourtant laissée tranquille depuis mars, dommage).  Alors déjà que mes préparations de marathon ressemblent à du grand n’importe quoi : zéro plan pour ne pas irriter mes tendons et quelques sorties « rallongées » pour me donner bonne conscience (1h15 au lieu de 1h, c’est pathétique, mais au-delà, mes tendons râlent). Et bien là, je n’ai rien pu faire sur septembre, pour les raisons évoquées ci-dessus. Très mal emmanchée, cette histoire.

Donc je me suis retrouvée le 7 octobre, avec un indice de confiance proche de zéro (un ticket de métro dans la poche, donc) et les genoux emballés dans du Flector Tissugel, sur la ligne de départ du Marathon de Lyon, à me demander ce que je faisais dans cette galère et que je serais bien mieux au lit et quelle vie de … ah, ben le départ vient d’être donné, ben on va y aller, alors, puisqu’ils insistent.

Au 2e km, j’ai commencé à sentir mes aponévroses plantaires griller au fond de mes Nike. Puis le tendon rotulien droit. Puis le TFL droit. Auquel s’est rajouté le TFL gauche, puis les tendons de la patte d’oie des 2 genoux. Quand je vous dis que ça me porte la poisse de ne pas être incognito, la prochaine fois, je cours avec une cagoule. Tout ça pour dire qu’au bout de quelques km, j’étais arrivée à la conclusion que ce n’était pas mon jour et que promis, si ça devenait intolérable, je rentrais à la maison.

Et c’est ainsi qu’au 30e km, j’avançais toujours en me disant de penser impérativement à prendre un rendez-vous chez mon médecin du sport la semaine prochaine pour lui dire … que j’avais mal partout, en fait. « Et, vous avez fait quelque chose de spécial, Madame ? ». « Oui, un marathon ! ». Non, mauvais plan, Stella, il va te traiter de dingue. Tu appelleras dans une semaine si tu as encore mal, pour l’instant, cours, il reste 12 km et Gerland, c’est un très mauvais endroit pour laisser tomber, c’est super loin de la Place Bellecour (où se trouvait mon sac avec dedans, les clés de la voiture et celles de la maison pour retrouver mon nid douillet).

Je dois bien avouer qu’après le 32e km, je courais de plus en plus lentement, j’avais les jambes en plomb, les tendons broyés, les quadriceps chauds bouillants, heureusement que j’avais mes petites pâtes de fruit à l’abricot pour me réconforter aux ravitos. Et là, je l’ai vu : au 35e km, mon partenaire de running, qui avait couru le semi-marathon, était au bord du chemin pour m’encourager. Sous l’effet de la surprise, et pour vous dire combien tout ça se passe dans la tête, je me suis mise à accélérer comme une malade pour lui taper au passage dans la main, c’est lui qui m’a dit de ralentir et d’arrêter de faire la folle parce qu’il restait la bagatelle de 7 km ! Zinzin, je vous dis, elle est zinzin !

Et voilà, à 40 km, j’ai recroisé mon supporter de choc, et il va de soi que même quand on n’avance plus, on continue, pour 2 petits km, on ne va pas baisser les bras, même s’il reste une montée pour aller sur le dernier pont et une autre pour rejoindre l’arrivée (misère, c’est quand qu’on arrive !) Au 42e, mon fan club m’a encouragée une dernière fois, et il me restait ensuite 200 mètres à parcourir au milieu d’un public très chaleureux : je cours rarement en souriant, mais là, j’étais sur un petit nuage.

Bilan : 4h35 et quelques au chrono de ma montre (que j’ai oublié d’arrêter en passant la ligne d’arrivée, ça doit être l’émotion !), confirmé à 4h35 et 18 secondes au temps de la puce. Je vais être franche, parfois, ça me rend super fière d’être zinzin, c’est mon 4e marathon et il restera comme un très beau souvenir.

Merci à tous ceux qui m'ont encouragée, avec un coup de coeur particulier pour 2 personnes au Nord-Est du pays qui m'ont envoyé plus de 4 heures de bonnes ondes.



oct. 07
2012

Mon premier trail : trail du Cassoulet 14 km

Posté par Sylvie de Toulouse in Non taggé 

Sylvie de Toulouse

On commence petit ;-)
Passer du 10 km sur route à 14 km avec 370 +, il ne m'en faut pas plus !

7h45 je quitte la maison. Il fait doux et gris. 40 mn plus tard je garre la voiture en plein champs (bien organisé) ; si j'avais su je serais restée sous la couette encore un peu !

Récupération du dossard, de ma boite de cassoulet et de mon ticket repas. J'ai osé affronter l'inconnu pour déjeuner sur place. !
Comme le camelbak m'a bien convenu à l'entrainement je le porte même si le sac à dos est presque vide (juste le téléphone, l'appareil photo que je ne sortirai pas et une compote).

Départ du 32 km puis de la rando et c'est le 14 km. Je me suis placée dans le milieu du peloton. Depuis 2-3 jours je me demandais à quelle allure je devais me lancer ne sachant pas trop comment m'évaluer face au dénivelé.
J'ai été tout de suite renseignée : allure "fais comme tu peux" car cela monte de suite avec un petit embouteillage pour déboucher sur la route qui permet de s'étaler un peu. La montée est continue pour arriver au village où l'on fait un petit tour. J'avoue ne pas avoir trop regardé l'architecture !
Il y a quelques chiens qui participent et qui tirent allègrement leur maître dans la montée... les chanceux. Mais je ne sais pas ce qu'ils sont devenus dans les descentes !
On quitte le village pour un chemin avec une belle descente. J'ai l'impression que je pourrais descendre plus vite mais je préfère suivre le mouvement et ne pas tenter de dépassements hasardeux. Petite pensée pour Aurély qui s'éclate à ce moment-là :-)
Une nouvelle montée en deux temps. Je coure encore.
A nouveau une grande descente où je double un peu puis du 5e au 9e km une succession de montées-descentes. Au ravitaillement du 7e km je marcherai pour boire mais je ne m'arrête pas. Pas très envie d'un morceau de saucisse !!! 
Arrive la grosse montée. Sur le dernier coup de cul je vais marcher comme la plupart autour de moi. Et en marchant je double d'autres marcheurs, cela fait toujours du bien au moral ! J'en profite pour avaler ma petite compote de pomme. Plus pour le réconfort psychologique qu'un réel besoin mais puisque je l'ai portée jusque là ! 
Une petite descente pour relancer la machine et je vais me coller derrière un grand monsieur pour m'abriter du vent et me forcer un peu car je pense que sinon je n'aurais pas tenu les presque 10km/h sur ce passage pourtant légèrement descendant.
Dans les 500 derniers mètres grosse montée où bien sûr j'ai marché.
Et c'est l'arrivée. 1h 47' 10" pour 14.5 km. Je suis contente. J'ai mon petit paquet de bonbons à la violette.
J'essaye de me faufiler jusqu'à la buvette où je récupère un verre, un quartier d'orange et deux pruneaux. Je me mets à l'écart et je réalise que je n'ai pas arrêté le chrono !!! Damned que vont devenir mes statistiques ;-)
Je regagne ma voiture pour m'étirer, me changer et refaire la course dans ma tête.
Je pense que j'aurai pu forcer un peu plus. Les descentes ne m'ont pas tué les jambes donc j'aurais pu en profiter pour grignotter des secondes. La longue portion alternant montées et descentes aurait pu être courue plus vite. Pour les montées marchées je ne regrette pas car vu la pente je n'aurais rien gagné vu mon niveau. Comme je ne savais pas trop ce qui m'attendait et que j'avais peur de ne pas être à la hauteur j'ai préféré suivre le mouvement et rester derrière certaines fois.
Donc très envie de re-courir ce trail pour faire un tout petit peu mieux... et avoir une seconde cassolette pour mon Petit Bout, vu que l'aînée va quitter la maison pour  aménager dans un mini studio d'étudiante sous peu !
Chouette organisation parfaite à tous points de vue.
Un déjeuner cassoulet un peu perdue au milieu des groupes constitués à entendre les conversations de gauche ou de droite avant que la musique ne prenne le pas. Alors retour à la maison... et  dans le canapé je rêve à un prochain trail de petite distance car cela m'a beaucoup plu : un nocturne, un trail blanc... et pourquoi pas quelques kilomètres de plus !!!

606e sur 741 arrivés
21e sur 33 V2 (la première V2 fait 1h 21' 57" : bouh c'est loin !!!)

oct. 04
2012

DEMI-IRONMAN DE ROYAN...ET MAINTENANT LE FILM !

Posté par rohini in Non taggé 

rohini

19 minutes pour résumer presque 7 heures de course. 

1ère vidéo en GOPRO (y a quelques petites choses à améliorer)

J'en ai bien bavé mais il ne reste que de merveilleux souvenirs

 


HALF IM ROYAN 2012 par VirginieGrall

oct. 04
2012

Une escargote et des plans d'entraînements

Posté par escargote in Non taggé 

escargote

L'an dernier, il m'est arrivé quelque chose de dingue. Pour la 1re fois de ma vie, j'ai suivi un plan d'entraînement. Cela a été comme apprendre un nouveau langage, à coups de "seuil", de "fractionné" et autre "VMA". J'ai même découvert que lorsque je m'amusais à pousser l'allure jusqu'au prochain banc, à ralentir puis m'élancer au haut de la colline, je faisais du "fartlek", ça alors!

Cette plongée dans l'univers des plans a abouti à mon 1er semi-marathon, en automne 2011. A l'heure du bilan, j'ai constaté que les sorties longues ne l'avaient pas été assez, longues. 1h30 max, pour une "débutante" qui court à une allure d'escargote, c'est peu et mes articulations me l'ont fait savoir. J'ai donc pris une bonne résolution: trouver le plan d'entraînement qui me convienne. En gros, trouver l'inaccessible étoile!

Le plan parfait, je l'ai traqué sans relâche, dans les revues, les bouquins, sur la toile... Bref, j'ai éliminé ceux auxquels je ne comprenais rien, les bizarres qui ne proposaient que de l'endurance fondamentale, ou que du fractionné, et j'en passe.

Sur la recommandation d'un ami, je me suis même abonnée à un coaching en ligne (en allemand!). Après avoir soigneusement et rigoureusement rempli mes données en lignes, certifiées conformes à la réalité (nombre de sorties par semaine, vitesse max sur 4000 m, j'en passe et des meilleures), je me suis retrouvée avec un plan relativement foldingue pour un semi marathon et une charge kilométrique digne d'un marathon: rien que de voir le nombre d'heures d'entraînement prévu pour la semaine, mon corps demandait à hiberner. J'ai quand même tenté de le suivre, disons, 2 bonnes semaines, pour voir. Avant d'éclater de rire devant l'absurdité d'une semaine à 60 km et de passer à autre chose (j'ai même cherché à voir d'où venait l'erreur, baissé artificiellement mes paramètres... rien n'y a fait!).

Délaissant le cyberespace et les promesses du type "ce plan s'adapte à vous", j'ai opté pour un truc très ringard: la chose imprimée. Pire encore, un plan standard, archistructuré, piqué dans "Courir longtemps" de Bruno Heubi. Et là, il s'est passé quelque chose d'inattendu: je me suis mise à faire des progrès. Et même, à comprendre la logique de l'entraînement. Cela m'a amenée (je n'en reviens encore pas) à avoir du plaisir en faisant des séances de fractionné qui m'auraient rebutée il y a une année.

Mon prochain semi, je le cours à la fin du mois. Quoi qu'il arrive et quel que soit le résultat, j'ai déjà reçu un cadeau: grâce à un plan compréhensible et facile à suivre, j'ai appris à mieux me connaître et mieux m'entraîner pour davantage d'aisance et de plaisir en course. C'est donc à ça que ça sert, un plan!?!

oct. 02
2012

Berlin - 5000km - 4h

Posté par runsk in Non taggé 

runsk

Cette année, pas de marathon de printemps prévu pour cause de travaux + déménagement.
Je pensais pouvoir faire avec (enfin, sans)… Et bien… pas vraiment !

Dès le mois d'avril je me suis sentie punie !  Ok, je n'ai pas vraiment eu le temps de m'ennuyer,
Ok, on a eu une vie d'enfant de parents divorcés (mercredi, week-end et vacances sur le chantier, le reste à Paris)
Oui, j'ai découvert que quand on fait des travaux et qu'on dit "samedi, je vais chez Casto" ça sous entend qu'il vaut mieux prévoir un pic nique entre l'allée "plâtres & enduits" et "l'électricité"
Même en me faisant des petits week-end-béton : samedi = défonçage de murs, dimanche = semi et évacuation des gravas
Et en maintenant coute que coute mes 4 séances hebdo…
...
Je me suis sentie punie !
Alors,quand au mois d'aout, j'ai pu commencer ma prépa pour le marathon de Berlin, je peux vous dire que j'étais un peu taquet comme on dit ;)

Pour cette fois, Charmant cours seul (devant, quoi). Il veut savoir ce qu'il vaut et moi je ne veux rien lui devoir de mon chrono. Ça sera donc même départ mais arrivées différées (je ne me fais pas d'illusion, à moins de lui coller une béquille au départ, aucune chance que je le rattrape. Mais comme ce n'est pas fair-play…)

La prépa s'est tellement bien passée qu'à la moitié, j'ai rappelé mon entraineur pour lui demandé si j'avais bien compris les temps à faire !
Un semi de Lille acceptable mais pas incroyable (j'ai du mal avec les semis : il faut se faire plus violence que sur marathon et contrairement aux 10km, on a bien le temps de sentir que ça pique… du coup, je suis un peu chochotte)

Et puis… j'ai découvert la forêt ! Troqué mon Bois de Vincennes pour la Forêt, la vraie, la grande, la sauvage !!!


_ "22, 23, 24…arrrrrghhhhhhh…. mais c'est un serpent !!!!! Ok, c'est bon pour le fractionné là, je rentre…. arrrgh….(en sautillant à chaque branche au sol)"

_ "Houuuu, mais qu'il est vilain ce chien! Ah, non, tiens… c'est un marcassin !"

_ " Pu***n, je viens de croiser Bambi !!!!"

_ "Mmmmmm, c'est des mûres ça ? Ah ouais, non… peut être pas tiens…"

_ "Et hop je saute comme un cabri (asthmatique) entre les rochers… et hop… je suis perdue"

_  Au détour d'un sentier, je tombe sur 20 cavaliers en liquette de velours et 40 chiens, sonnez trompette, c'est une chasse à cour… " Voilà, tranquille les beagles, on ne chasse pas la rougeaude"


Bref, je m'amuse comme une folle...
Sauf que j'ai fini par être rattrapée par la fatigue… et le boulot. Bah oui….
Un petit aménagement pour alléger les 2 dernières semaines (en course à pied hein, pas pour le boulot s'eut été trop beau…)

et c'est parti mon Kiki®

Erreur 1 = Croire les pubs
Boire du malto pendant les 3 jours précédent, c'est conseillé. S'hydrater correctement aussi.
Ok, alors pourquoi j'ai faillit mourir de soif du 3e km au lendemain midi ????
En même temps, ça a sérieusement boosté ma motivation : prochain ravito dans 2km, courage !
J'ai cru pleurer en arrivant quand je me suis aperçue qu'il faudrait encore attendre 5 minutes avant d'avoir à boire !

Erreur 2 = Croire la météo

Températures ressenties à 7h : 8°C, à 12h : 12°.
Je mets un 3/4, pas la petite jupette.
Bah j'aurais du !

Erreur 3 = Croire son GPS
Je vise 5'30" du kilo.
Jusqu'à 5'40" je suis sous les 4h.
À 5'33", on est large ?
Et ben non !
Parce que les km du GPS et les km de la vraie vie, c'est pas les mêmes.
Du coup, je tartine comme une malade (enfin, comme je peux) sur les 7 derniers km quand je me rends compte que ça ne passera surement pas.

Erreur 4 = Croire les ballons
Dans le sas, je me retrouve à côté des pacer 4h. Je n'ai pas l'intention de les suivre mais finalement, c'est bien, ça me permettra d'avoir un repère supplémentaire.
Oui… mais non ! Parce qu'on est 700 à être autour du repère supplémentaire ! Donc Berlin c'est plat mais en ce qui me concerne, c'est pas droit ! J'ai du zigzaguer du début à la fin. Et tous les 2,5km hop! pause ravito ! Qu'est ce qu'on vous sert à vous et vos amis ?

Erreur 5 = Se croire capable de boire au verre
Ahah ! Y'a une bonne raison si je me balade avec une gourde depuis 4ans !
Parce que boire ou courir, il faut choisir ! Oui, je sais, il suffit de pincer le gobelet… Mouais...
J'ai la manche toute mouillée, le gobelet éclate (sur mes chaussures) et je verse le reste d'eau dans mes narines grandes ouvertes. J'ai failli me noyer au 10eme !

Erreur 6= Croire sa mémoire

Le marathon de New York ? C'était fabuleux ! Magique ! Non, pas dur du tout… oh si peut être un peu sur les 2-3 derniers kilomètres… 7-8 derniers ? Je ne me souviens pas.
Mouais, bah c'est tant mieux parce qu'en fait ça pique au 30éme. 42 moins 30 et je retiens 2 qui nous font 12 longs kilomètres kipik

Erreur 7= Croire qu'aujourd'hui, c'est spécial !

J'ai calculé que je fêterais mon 5000ème kilomètre couru au 31e km du marathon de Berlin. Oui, je sais, c'est chelou.

Donc je tiens jusque là. Je passe le panneau 32 : ça y est ! J'ai couru 5000km, ça fait paris-New York* !
Ouais… bah revient maintenant ! Et là, il t'en reste quand même 10 !

Erreur 8= Croire son cerveau
Bien sure qu'on peut se pousser un peu sur marathon et rester fraîche et saine d'esprit !
Nan ! J'ai encore compté comme Rain man sur 10 bornes...

Erreur 9= Croire ses yeux

La porte de Brandebourg, c'est le finish. Ça, c'est la théorie.
La réalité c'est que la porte, on la voit 900 m avant, qu'on ne passe le 42e qu'après la dite porte et qu'il reste les traditionnels 195 mètres avant l'arche qui est soit très petite, soit encore très loin….

Erreur 10= Croire que le suspens c'est le piment d'une course.
Non plus. Batailler pendant 7 kilomètres avec ses quadris (ce qu'il en reste) pour tenter de passer sous les 4h parce que si c'est encore possible, ça se joue à moins de 2sec par kilomètres… c'est pas excitant. Non, c'est stressant !


Résultats des courses :
Ras le slip comme on dit 3:58:33
3:48 pour la première en solitaire de Charmant (je suis très fière de lui) et un vrai bonheur de se retrouver après la ligne (et de boire une bière) !


Erreur 11= Croire qu'on peut s'en passer !
Non ! On recommence dans 5 semaines avec Nice-Cannes :
Je suis ravie, je n'aime pas me sentir punie ;)


* Presque. En fait c'est plus Brest-Nantucket, mais bon, ça parle pas pareil ;)

oct. 02
2012

Triathlète...ça rime avec casse-tête, casse-binette...Saperlipopette !

Posté par in Non taggé 

J'ai poussé la porte d'un club de triathlon à Levallois.. Cette inscription impose de nager (ça c'est fait), courir (ça c'est fait aussi), et pédaler...mais pas sur un VTT top bike dont je ne sais exploiter qu'un 10ème des vitesses, il faut pédaler sur un vélo de route, un vrai, et surtout avec des pédales automatiques.



j'ai cassé ma tirelire pour un "Specialized" taille 48 de même pas 7 kg, une affaire récupérée  auprès d'une équipe féminine de cyclisme haut niveau via le bouche à oreille des potes triathlètes (merci Phinic), et  une sacrée  bestiole qui fait vibrer les amateurs de la petite reine. Il y a juste le plateau à changer, vu qu'il appartenait à une cycliste  qui envoie du 47 km/h sur le bitume.

J'en profite pour investir dans les grôles et le casque, et me retrouver équipée comme une star. C'est Noël avant Noël. Je fais la kéké  sur la photo tout en sachant que le plus dur sera une fois  les fesses sur le vélo et les pieds clipsés au pédales. Ça aussi mes potes triathlètes me l'ont dit : 1ère fois en pédales auto. = gamelle.

Me voilà donc quelques heures plus tard sur  la piste cyclable autour d'un aérodrome  de Seine et Marne,  avec pour coach mon père, 50 ans de vélo & de tenues de cycliste bariolées à son actif. C'est parti ! Ça ne commence pas trop mal, vu que j'évite de m'arrêter. Puis ça se complique en simulant des freinages. J'essaie de déclipser à droite, paf je n'y arrive pas, paf je tombe, heureusement dans le gazon. Je recommence, re- tentative  à droite, re-échec, re-gamelle, cette fois ci sur bitume. Ouille. Mon père blêmît de voir ma belle monture de carbone chuter avec moi. Mes genoux commencent à être un peu ébranlés. Je sens le découragement venir, même si au moins je sais que désormais mon pied à mettre à terre est plutôt le gauche ! Je souhaite rentrer,  mon père insiste et m'embarque dans un deuxième tour d'aérodrome.
Il y a un moment où mes pieds ne veulent plus rien comprendre, il y a même un jeune cycliste qui passe en me demandant si j'ai besoin d'aide...la loose ! Puis j'ai une faible illumination lors du déclipsage. Ça y'est ça rentre, doucement, même si ma réactivité reste au degré zéro. Le clipsage reste laborieux : sans regarder ma pédale je peux rester des minutes à tricoter vainement de la pointe de la chaussure.

Nous rentrons. Mes bras sont douloureux tant je me suis contractée. Mon père reste positif: "-A la fin tu commençais à comprendre!" .

Le soir dans le RER qui me ramène à Paris, je suis vraiment découragée et me plonge dans un livre pour chasser les idées noires. C'est un bouquin qui tombe à point: L'autobiographie  d'un mec inlassablement optimiste & au parcours déluré, Antoine de Maximy.

Ce mec y raconte son premier tournage militaire à Beyrouth, ou son entêtement à bricoler ses caméras et tester ses sorties arnaché de son dispositif ridicule alors que l'idée lui paraissait alors compliquée et saugrenue, ou ses baratins incessants pour pouvoir convaincre enfin 2 pilotes de lui laisser 5 minutes les commandes d'un hélico ou d'un avion...Il conclue :

"-Bref, j'ai appris à apprendre. Je sais que ces peurs, où tu préfèrerais mourir plutôt que d'y aller,  peuvent se dominer. C'est un peu comme les gros moments de cafard. On a plus envie de vivre, on se demande même à quoi ça sert. Il suffit de se raccrocher à l'idée que ça va passer, et ça finit  par passer."
Alors le week end prochain, je retournerai avec mon père sur la piste cyclable de l'aérodrome, puis le suivant et les autres, si je me décourage je penserai à l'entêté Antoine aux commandes de son p'tit avion, et ça finira bien un jour par passer, même si ça doit prendre un an à 5 à l'heure sur un superbe vélo de compet.

oct. 01
2012

Un petit come-back

Posté par Dragibus in Non taggé 

Dragibus

Ça fait bien longtemps que je ne suis pas venue par ici...

Après une longue traversée du désert à cumuler les soucis de santé et une opération, ça fait bien un an que je n'ai pas couru "pour de vrai" (j'ai bien tenté quelques footings mais sans grande conviction et sans réel plaisir).

Heureusement, je devrais pouvoir reprendre le sport vers décembre-janvier (et si c'est plus tard, tant pis, je reprendrais de toute façon un jour ou l'autre).

Bon, bien entendu tout est à refaire. Ça ne va pas être facile, j'ai tout perdu physiquement mais je garde l'expérience et l'envie de courir. C'est déjà pas si mal.

J'ai d'ores et déjà regardé les plans débutantes et me suis fixée un objectif réaliste : reprendre la course "pour de vrai" et y prendre du plaisir.

Y à plus qu'à! (Comme dirait je sais pas qui).

sept. 30
2012

Ecotrail Bruxelles 2012

Posté par Diabolo in Non taggé 

Diabolo

Ecotrail de Bruxelles

Qui comme vous l’avez déjà lu n’a de trail que le nom !

Moi qui ai habité et travaillé un certain nombre d’années à Bruxelles je suis vraiment « curieuse » de voir ce qu’ils nous ont concocté comme parcours pour 25 kms (oui 80 mes papattes ne le sentent pas !). Ils vantent la verdure à Bruxelles, OK je leur fais confiance et j’y crois bien sûr !

Babou arrive comme prévu le samedi à 8h00 et après quelques mises en place (de la puce entr’autre, une fois n’est pas coutume), en route vers les boules… de l’atomium.

Sur place, brrrr il fait frais ce matin, mais il ne pleut pas, Babou envoie un SMS à Tinouline et deux minutes plus tard la voilà qui arrive avec Pascal (qui a décidé la veille qu’il l’accompagnerait).

Rien à faire ici pour le moment nous décidons de prendre le métro pour rejoindre le point de départ, et nous arrivons…. Une heure trop tôt. Chacun y va de son « j’aurais pu dormir une heure de plus », « pourquoi je me suis levée si tôt » et j’en passe et des meilleurs ! Y’a des choses à grignoter et à boire et nous rechargeons les accus, le p’tit déj est déjà loin.

Et hop nous voilà sur la ligne de départ, allez Pascal tu nous prends en photo avec Pilou. Brrrrr fait vraiment très froid, pourvu qu’ils donnent le départ rapidement ! YESS, nous nous souhaitons une bonne course car nous avons décidé de la faire chacune à notre rythme, Tinouline bénéficiant de son meneur d’allure perso ! Veinarde va !

Babou, qui une fois de plus dit vouloir le faire en mode cool, part bien sûr avec son énergie habituelle !

Dans la cohue du départ je crois que Tinouline et Pascal sont devant moi, en fait non les voilà qui me rattrapent. Tinouline décrète que mon allure de tortue lui convient mais finalement je lâche- ben oui je suis une tortue-escargot - et les laisse partir devant. Et ça me convient bien de courir seule, même si je peux intervenir dans des conversations ou encourager quelqu’un en difficulté (c’est plus rare vu ma vitesse…).

Et le parcours alors ? Beaucoup de traversées de grands boulevards, avec mobilisation d’agents de la circulation et de bénévoles (chapeau à l’organisation) et d’automobilistes mécontents (à raison, ils attendaient trop lgts entre les coureurs et les files de voitures étaient interminables, une copine qui m’a vue a attendu 30 min avt de pouvoir passer, too much !).

Bref beaucoup plus de tarmac que de chemins, passage dans  des quartiers de maisons délabrées et de chantiers et quand même quelques parcs.

Même si certains pensent que c’était un parcours facile, j’en ai un peu bavé, mais j’ai peu de kms dans les pattes ces derniers temps. Va falloir que j’améliore en vue de la Trans’aq et c’est au programme.

Ah oui en plus ils m’ont « volé » 400 m… j’ai été mal orientée et je n’ai pas fait le tour du 2ème lac, et ça je l’ai compris quand j’ai été dépassée par des bolides, ben oui normalement je suis en fin de peloton… Enfin c’est la première fois que Babou me dépasse sapristi !

L’organisation était au top, la signalisation au poil, les bénévoles nombreux pour indiquer la direction, tous souriants et encourageants, le repas post course copieux, le T-shirt enfin à ma taille. Pour l’anecdote, quand je suis arrivée le bénévole m’a dit : « je suis désolé je n’ai plus que des small » je n’ai même pas pris le tps de me vexer tellement j’étais contente que pour une fois ce n’était ni un L ni un XL ! Nous avons aussi reçu un petit bonnet (à ne mettre que quand on est certaine de ne faire aucune rencontre) et une pochette pour mettre les déchets, ben oui c’est un ECOtrail.

Le bilan, une belle rencontre et une belle sortie longue mais aucune envie de la refaire.