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août 26
2012
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Une galère qui se transforme en plaisirPosté par zazie68 in Non taggé |
Depuis Depuis que nous nous sommes installés à Colmar, je lorgnais sur un trail qui avait lieu fin août. Malheureusement, il y avait toujours un évènement qui m'interdisait d'y participer : blessure, vacances, anniversaire, petit forme sportive. Bref, cette année, je franchis le pas, ce sera mon premier trail, je m'inscris sur les Mini-Crêtes, 13 kms à courir dans la bruyère, au milieu des myrtilles avec un petit dénivelé de 400m. J'ai l'entraînement des Alpes et des Pyrénées dans les jambes.
Mon mari s'inscrit à la randonnée, il n'a pas encore passé le cap de la course à pied, pourtant je suis persuadée qu'il en est capable. Je sais que suivant la météo, cela peut être un pur plaisir ou une vraie galère ; je crois en ma bonne étoile, il fera beau mais pas trop chaud ce dimanche 26 aout.... Tout faux !
Après la canicule de ces derniers jours, nous savons que les températures vont chuter mais je ne m'attendais pas à trouver un petit 7° avec pluie, brouillard et vent là-haut. Heureusement Sophie Schotsala, a laissé sa voiture au départ, on s'y réfugie en claquant des dents et on attend le départ. Celui-ce se fait en bas de la piste de la luge d'été au Col de la Schlucht, on est trempées en quelques minutes, je suis démoralisée en voyant la montée qui nous attend ; on n'en voit même pas le bout avec le brouillard.
Pistolet, tout le monde s'élance (du moins se met à marcher), je laisse Sophie qui a décidé de faire cette course en endurance. Et au milieu de la montée, voyant les conditions climatiques, que c'est mon premier trail, que cela fait un an que je n'ai pas vu Sophie, je décide de l'attendre et de faire ces 13 kms avec elle. J'ai bien fait...
On prend son temps, on subit les rafales de vent ensemble, la pluie glaciale, le brouillard qui nous enveloppe, les longues files sur la mono-trace, les pierres glissantes et les racines apparentes (petite chute de Sophie) mais on papote, on papote, de nos vacances, de nos dernières courses, de nos projets. Bref, à nouveau une course bonheur, où on laisse de côté le chrono, on marche dans les montées, on vole dans les descentes, on double allègrement, on ne voit pas le temps passer.
Des amis bretons ont affronté la météo pour nous encourager, ils doivent avoir l'habitude de ce temps, hihihi ! Cela me fait drôlement plaisir de les voir. Au 11ème km (quoi, déjà ?), je laisse Sophie et j'accélère la cadence, pas fatiguée, trempée, heureuse, boueuse, regrettant que l'arrivée soit si proche. Je me promets de la refaire, de refaire un trail, cela change vraiment des courses sur route....
Et finalement, j'ai préféré cette météo humide à la chaleur de la semaine dernière, ce n'est pas un peu d'eau qui me fera peur !

