Les blogs de Courir au féminin

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août 26
2012

Une galère qui se transforme en plaisir

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Depuis Depuis que nous nous sommes installés à Colmar, je lorgnais sur un trail qui avait lieu fin août. Malheureusement, il y avait toujours un évènement qui m'interdisait d'y participer : blessure, vacances, anniversaire, petit forme sportive. Bref, cette année, je franchis le pas, ce sera mon premier trail, je m'inscris sur les Mini-Crêtes, 13 kms à courir dans la bruyère, au milieu des myrtilles avec un petit dénivelé de 400m. J'ai l'entraînement des Alpes et des Pyrénées dans les jambes. 
Mon mari s'inscrit à la randonnée, il n'a pas encore passé le cap de la course à pied, pourtant je suis persuadée qu'il en est capable. Je sais que suivant la météo, cela peut être un pur plaisir ou une vraie galère ; je crois en ma bonne étoile, il fera beau mais pas trop chaud ce dimanche 26 aout.... Tout faux ! Après la canicule de ces derniers jours, nous savons que les températures vont chuter mais je ne m'attendais pas à trouver un petit 7° avec pluie, brouillard et vent là-haut. Heureusement Sophie Schotsala, a laissé sa voiture au départ, on s'y réfugie en claquant des dents et on attend le départ. Celui-ce se fait en bas de la piste de la luge d'été au Col de la Schlucht, on est trempées en quelques minutes, je suis démoralisée en voyant la montée qui nous attend ; on n'en voit même pas le bout avec le brouillard. 
Pistolet, tout le monde s'élance (du moins se met à marcher), je laisse Sophie qui a décidé de faire cette course en endurance. Et au milieu de la montée, voyant les conditions climatiques, que c'est mon premier trail, que cela fait un an que je n'ai pas vu Sophie, je décide de l'attendre et de faire ces 13 kms avec elle. J'ai bien fait... On prend son temps, on subit les rafales de vent ensemble, la pluie glaciale, le brouillard qui nous enveloppe, les longues files sur la mono-trace, les pierres glissantes et les racines apparentes (petite chute de Sophie) mais on papote, on papote, de nos vacances, de nos dernières courses, de nos projets. Bref, à nouveau une course bonheur, où on laisse de côté le chrono, on marche dans les montées, on vole dans les descentes, on double allègrement, on ne voit pas le temps passer. 
Des amis bretons ont affronté la météo pour nous encourager, ils doivent avoir l'habitude de ce temps, hihihi ! Cela me fait drôlement plaisir de les voir. Au 11ème km (quoi, déjà ?), je laisse Sophie et j'accélère la cadence, pas fatiguée, trempée, heureuse, boueuse, regrettant que l'arrivée soit si proche. Je me promets de la refaire, de refaire un trail, cela change vraiment des courses sur route.... Et finalement, j'ai préféré cette météo humide à la chaleur de la semaine dernière, ce n'est pas un peu d'eau qui me fera peur !

juin 04
2012

Juste un 10 kms...

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Voilà une journée de pur bonheur qui me redonne l'envie d'écrire sur mes "exploits" sportifs après mon marathon désastreux de Paris :
Inscrite aux 10 kms de Molsheim, j'essaie depuis quelques semaines de convaincre une amie du club de venir avec moi, nous avons le même niveau. Je ne la sens pas très motivée. La veille, elle m'appelle pour me confirmer son inscription contre 4 tablettes de chocolat. Nous partons le dimanche matin sous des trombes d'eau (on a l'habitude, la dernière fois c'était pour le semi de la Wantzenau) ; arrivées là bas,le ciel s'éclaircit, on papote, on rit. Je croise rapidement La Trottineuse déguisée en nonne sur le semi, LaTortue et PConvert sur le marathon.
Au top départ, mes jambes sont lourdes, ma douleur se réveille au 2ème km, je ne suis pas en forme physiquement mais j'ai du plaisir à courir avec Laurence. Je sens qu'elle n'est pas au maximum de sa puissance (alors que moi oui), je lui propose de me laisser et d'aller à son rythme. Mais elle tient à ce qu'on court ensemble ; on papote, un gars nous demande même de nous taire et d'aller plus vite. Mes jambes reviennent au 5ème km et ensuite ce ne sera que du bonheur. Mon photographe-mari attitré, nous immortalise dans la bonne humeur.


On se raconte nos vies, pas essoufflées, sans voir les kms défiler, on s'offre même un sprint majestueux à l'arrivée. Heureuses toutes les deux, je pense lui avoir donné l'envie d'en refaire, c'était le but !



On se poste ensuite à 500 m de l'arrivée et on attend les semi-marathoniens et les marathoniens, on les encourage, mal à la gorge de crier, mal aux mains d'applaudir. Je repense à l'année dernière, mon premier marathon, à ces encouragements qui m'ont fait tant de bien.
De retour à la maison, surprise, mes enfants, avec la complicité de leur papa, ont fait à manger pour la fête des mères ; en cachette, ils avaient fait les courses la veille. Trop bien...

mai 01
2012

Retour sur une défaite amère.....

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Le 15 septembre 2011, les inscriptions pour le marathon de Paris s’ouvrent ; ma maman m’obtient LE dossard pour cette course mythique, 50163. Ce sera mon objectif sportif de l’année 2012.

Le 15 janvier 2012, la préparation commence, 4 séances pendant 12 semaines ; fin janvier, je ressens une douleur à l’aine, est-ce dû à une superbe sortie raquettes ? Cette douleur s’intensifie, je serre les dents en courant, ma foulée ralentit, je passe à 3 séances par semaine. En mars, anti-inflammatoires, je consulte un ostéopathe, quelques jours avant mon semi de La Wantzenau. Cela me fait du bien, je le cours en 2h05, facile.

Début avril, cette douleur s’est déplacée dans tout le bassin, apparaissant, disparaissant, pendant, après mes entraînements. Je ne sais plus quoi faire, je fais avec, j’oscille entre abandon et espoir. Merci le club pour leur soutien sans faille.

Le 13 avril, je prends le train pour Paris ; je ne réalise pas vraiment que c’est pour LE marathon. Samedi, je me rends au parc Expo retirer mon dossard, une foule impressionnante, des stands à faire chauffer la CB, la pression monte.
A midi, LE RDV CAF, celui que j'attendais depuis des mois, ayant raté celui des 20 kms de Paris ; je fais la connaissance de toutes ces photos virtuelles, un vrai régal. Il y a de grandes sportives qui veulent le faire en moins de 3h30, des néomarathoniennes, des qui veulent se faire plaisir… Bref, je me sens dans mon élément.

Le soir, repas avec 2 sportifs du club, des vrais, pas la même ambiance. Gourmande, j’apprécie les pâtes au gorgonzola, alors que ma voisine râle à cause de la crème indigeste. Je n’ose pas finir mon assiette par sympathie, erreur fatale ! Je suis fatiguée, envie de me coucher, j’ai mal à ma hanche.

15 avril, debout à 6h30 (et encore, je l’ai échappé belle, on m’avait conseillé de me lever à 5h45, les fous, j’ai eu ¾ heure de sommeil en plus !), ventre noué, je n’avale qu’une tranche de pain, une semoule, fatale erreur !

Dans le métro, des coureurs partout, une belle osmose. On se rend à l’Arc de triomphe pour la photo, heureuse de retrouver mes « amies » de galère.
Dans le sas de 4h30, je retrouve Princesse Leila, il fait froid, un vent terrible, mais impressionnant de voir les Champs Elysées remplis de coureurs. Suis-je à ma place ?

Les premiers partent à 8h45, je passe sous l’arche à 9h30. Les premiers kms défilent, au 11ème, j’ai déjà faim, aïe. Philippe me rate au premier RDV.

Pause pipi derrière une haie, pas de complexe, au bois de Vincennes, 13ème km. Je suis dans mes temps en passant le semi, pile en 2h14, tout va bien.

Au 26ème, ma douleur se réveille, glups, je déguste, il fait froid, on passe sous le tunnel des Tuileries et là je m’effondre, j’appelle Philippe en pleurant, il est loin. J’appelle ma maman, elle m’encourage, ma sœur me rappelle, on discute un peu, je repars tant bien que mal. Je me résous à prendre un doliprane, en espérant que mon ventre l’accepte.

Au 29ème, je vois mon chrono secrètement espéré (passer sous les 4h30) s’envoler. A la place de la Bastille, des chaises avec des masseurs. Je passe devant, et puis zut, au point où j’en suis autant en profiter. Je fais demi-tour, je m’assieds, merci Mr le masseur qui me redonne du courage, qui ne comprend pas trop comment on peut endurer cela (je le vois dans ses yeux) mais qui me dit de ne pas lâcher… .

Au 30ème, Tati me reconnaît, court quelques mètres avec moi, me parle, merci.

Philippe me retrouve, me fait un gros câlin, me dit que je suis presque au bout. Je sais que je ne le reverrais pas avant l’arrivée, difficile.

De plus en plus de coureurs marchent, et au 34ème, je me dis pourquoi pas moi aussi. Je teste la méthode Cyrano, marche 1 min, courir 7 min. Rétrospectivement, je me dis que j’ai été lâche, que je n’ai pas puisé dans mon mental, que je me suis laissée entraîner par le négatif alors que j’aurais pû continuer à courir, moins vite, mais continuer à courir quand même.

Au 40ème, je me fais rattraper par Tati et Nathbernardin, qui me donnent le coup de pied qui me fallait. Je repars avec elles, je mets un pied devant l’autre, elles sont loin derrière moi, je sens la fin.

Je passe la ligne d’arrivée en 5h03, lamentable, pas fière de moi, en pleurant. Pas du tout les mêmes impressions que mon premier marathon, un goût amer dans la bouche, un marathon mythique, positif pour les rencontres, négatif pour la sportive amatrice que je suis, à oublier.

 
15 jours plus tard, le mental a digéré ce MDP, j'ai déjà programmé mon marathon 2013. Par contre, le corps n'a toujours pas digéré ; je suis repassée par la case "docteur", "anti-inflammatoires", "kiné" et je n'ai pas rechaussé mes baskets, la douleur est toujours présente....

mars 22
2012

Je sature....

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Semaine 9 de mon plan marathon de Paris, je n'ai plus la pêche, plus de jus. Je pensais que le plus dur était derrière moi.
Dimanche dernier, j'ai couru mon semi, qui était un peu le test. Mes douleurs ne me lâchaient plus depuis janvier, mes foulées devenaient de plus en plus rasantes. En désespoir de cause, je suis allée consulter le mercredi d'avant un osthéopathe  qui m'a gardée 1h, m'a examinée sous toutes les couture, de la tête aux pieds. J'ai abordé ce semi un peu anxieuse et je me suis fait plaisir. 2h06 , dont 10 kms en allure papotage avec une amie du club, sans douleur, juste une sortie longue sans stress. La confiance revenait.

Bref, je pensais avoir fait le plus dur de ma préparation, que cela allait diminuer lentement. Lundi, je décortique ma semaine et que vois-je ?
45' d'endurance mardi (alors que mes jambes ne sont pas encore vraiment remises de mon semi)
1h15 mercredi en allure soutenue (j'en pleure sur mes chemins du vignoble), j'ai à nouveau mal à la hanche.
2x20' en seuil samedi, je déteste cela, trop long
1h45 dimanche, mais où vais-je trouver la volonté d'y aller ?

Je n'ose même pas regarder la semaine suivante, je vis au jour le jour.

Aujourd'hui, je suis fatiguée, j'ai les larmes aux yeux pour tout et rien et je me dis "plus que 3 semaines...", même plus le plaisir d'aller courir, juste me dire qu'il faut y aller.

Bien sûr, pendant le marathon, quand je vais avoir envie d'arrêter, je vais penser à toutes ces heures d'entraînement, à ces larmes, à ces doutes. Et je vais me dire que tout cela va me servir à finir ces 42 kms, que je n'ai pas fait tout cela pour rien....

Mais là, je sature.....

PS : une bonne nuit de sommeil et tout ira mieux demain !

oct. 11
2011

I have a dream, mes 20 kms de Paris à moi (toute seule)

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

J'avais deux rêves : arpenter les pavés parisiens, running aux pieds, rencontrer des CAFeuses parisiennes, dont on voit si souvent les pseudos sur ce site.
Je n'ai réalisé qu'un seul de ces rêves.....

 

Samedi soir, je reçois un texto de Marilyn qui ne peut pas courir, dommage, c’est la seule avec qui j’avais échangé mon n° de téléphone. Je me couche un peu tard, après un concert et un bon plat de pâtes. Je me lève à 7h30, il pleut sur Paris, flûte. Je me rends au départ, impressionnant la foule de coureurs, même dans le métro. Je me sens un peu paumée, je tourne, j’essaye de faire comme tout le monde. Je cherche ce foutu podium où il se peut qu'attendent des cafeuses, mais quand je l'ai enfin trouvé, personne devant. Y aurait-il eu un autre RDV ailleurs ? Tant pis. Je suis mouillée avant même de commencer, je vais me placer sur le pont d’Iéna. La tour Eiffel est dans les nuages, on ne voit pas la pointe. J’ai faim, mauvais signe. J’ai un petit coup de calgon : mon plus fervent supporter de mari n’est pas là, je me sens seule au milieu de cette foule.

Le départ est donné, on voit sur grand écran les élites s’élancer ; nous mettrons 11 minutes à passer l’arche de départ. Je verse une larme en passant devant les officiels, ça y est, j’y suis, c’est magique. Je savoure chaque pas, chaque foulée. Je me cale sur 6’ au km, ma coach a dit que j’en étais capable, malgré mes doutes…. A aucun moment, je ne me demanderais ce que je fais là, je suis bien, j’ai un bon rythme, on se sent porté par la foule, par le public parisien qui a bravé la pluie, par les groupes de musique qui joueront, infatigables. Je cherche du regard si je retrouve quelqu’un mais avec tous ces cheveux mouillés, je ne retrouve aucune photo de cafeuse, même les prénoms sur les dossards ne m’aident pas. Je sais que Mariebleue est en rose mais pourquoi tant de monde en rose ? Tant pis.

Je découvre les embouteillages parisiens sur course, on piétine dans les allées du bois de Boulogne, avant l’arrivée sur les quais…. Je longe un cirque, un hippodrome (les chevaux sont au sec, eux). Je vois au loin le porteur de drapeau 2h, parti bien avant moi. Je sais qu’en restant juste derrière, je remplis mon contrat. Au 15ème km, sous les ponts, où l’on m’avait dit de me méfier, je suis toujours en mode plaisir et je décide d’accélérer un peu. Je double beaucoup de personnes, je continue dans ma bulle, l’Obélisque, le long des Tuileries, devant le Louvre, le Grand Palais.  Dernier km, mais où est cette tour Eiffel ? Je me sens ralentir, le carburant vient à manquer. C’est ma première course longue où je ne mise que sur les ravitaillements, pas évident à gérer. Enfin l’arche d’arrivée est en vue, il pleut des trombes, 1h57’, je suis contente de mon chrono.

J’appelle ma maman, elle est au Trocadéro, je sens à sa voix qu’elle est fatiguée, qu’elle ne veut pas descendre jusqu’à la tour Eiffel, alors ne parlons même pas du resto Pastapapa. On rentre à l’appartement, elle souhaite se reposer. J’hésite à repartir pour essayer de trouver ce RDV de cafeuses. Et puis…… il est déjà 16h.

Tant pis, tant pis, je reste une petite provinciale qui s’en sera mis plein les mirettes, qui aura découvert la foule parisienne, ailleurs que dans le métro aux heures de pointe. Et qui continuera à rêver devant vos rencontres et vos photos…


juin 20
2011

Mon premier marathon d'abeille

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

12 semaines d'entraînement, 12 semaines à douter, 12 semaines à embêter mari/enfants avec mes impératifs sportifs, 12 semaines à quêter des renseignements sur le site, au club...

Cela commence par samedi, jour de retrait du dossard et RDV avec les cafeuses ; je vois entrer dans la salle 3 filles rayonnantes dont le visage me dit quelque chose. Babou porte son prénom brodé sur son tee-shirt, chouette, ce sont bien elles. Puis Pconvert, reconnaissable à ses belles moustaches et LaTortue pour qui j’ai énormément de respect quand je vois avec quelle facilité elle enchaîne les courses. Ensuite arrive Schotsala, ma copine virtuelle d’entraînement, pour qui c’est aussi une grande première. La météo se gâte, une pluie de grêlons s’abat sur Molsheim, glups !!!!
Nous laissons les autres cafeuses qui vont à la spaëtzle party plus tard que nous, je ne veux pas me coucher trop tard, j’ai un peu le ventre noué. A table, je discute avec ma voisine qui devrait avoir le même temps de course que moi (et que je vais d’ailleurs retrouver sur le parcours !). Nous papotons Schotsala et moi, mais le cœur n’y est pas. Dans quoi me suis embarquée ? J’évite de penser au lendemain ; moi , courir un marathon ???
Le lendemain, sur le parking, je retrouve rapidement mes abeilles, nous sommes immortalisées par de nombreux photographes, l’ambiance est très décontractée, je vais d’ailleurs être surprise par le coup du départ. Je pense courir avec Schotsala mais très vite deux groupes se forment ; j’hésite entre les deux et je mets ma foulée dans celle de Babou, LaTortue, PConvert et leurs amis. Je me laisse porter par le mouvement. Au premier ravitaillement, ils s’arrêtent pour découvrir les spécialités alsaciennes et le petit vin qui va avec, je continue mon chemin. Le marathon festif sera pour une prochaine fois, promis !
Le temps est frais, mais excellent pour courir, une petite pluie de quelques minutes, rien de désagréable…. Je bats des ailes à chaque encouragement.
Les 20 premiers kms sont avalés facilement, une petite montée avant l’arrivée du départ du semi. 2h16, je suis dans les temps, deuxième partie du parcours, je le connais, je sais qu'il n'est pas plat mais l'ayant fait l'année dernière dans de très bonnes conditions physiques, je pense pouvoir réitérer mon exploit. Grave erreur....
Au 31ème km, premier coup de mou, je dis à Philippe qui suit à vélo, "j'en ai marre, je n'ai plus de jus". Petit déjeuner trop léger, je le sais. Pourtant la machine repart, était-ce là le fameux mur ? Mais les montées s'enchaînent, mes cuisses ne suivent plus, mon estomac en a assez d'ingurgiter des gels, une crampe au ventre me plie en deux, envie de vomir. Je VEUX du plat....
Du 35ème au 38ème, je marche dans les montées, nous sommes  tous dans le même galère, plus personne ne parle, on puise au fond de soi-même la volonté de mettre un pas devant l'autre. Les coureurs du semi et marathon sont mélangés, on voit à la fraîcheur de la foulée ceux qui ne font « que » 21 kms. Un peu décourageant ! Heureusement, les applaudissements se font plus présents, cela motive. Mon frère m'attend avec sa femme et ses enfants ; j'arrive encore à blaguer avec eux.
39ème km, on atteint enfin le bord d'une rivière, c'est plat jusqu'à l'arrivée, mais cela devient difficile, je me laisse dépasser sur 1km, ma voisine de table de la veille essaie de me raccrocher mais je la laisse, plus de courage. 3 petits kms qui seront si longs ! L’abeille a envie de rentrer à la maison.
Au 41ème, vent de face, je ne pense qu'à cette médaille, à ces heures d'entraînement, au passage sous l'arche. Ma soeur est là, je fais quelques pas avec mon neveu. Des dizaines de personnes scandent mon prénom, j'ai la chair de poule, larmes aux yeux. Je passe sous l'arche.J'y suis arrivée, 4h47.....
Déçue par le chrono, mais fière de l'avoir fait.

L’heure qui va suivre va être douloureuse, physiquement (mes jambes tremblent, me lancent terriblement) et moralement (je réalise que je suis MARATHONIENNE). Ma soeur me regarde l'air inquiet, Philippe va être mon soutien, je m'accroche à lui, je suis un peu perdue...

Ce fut inhumain (et encore, pas si terrible que cela en y repensant le lendemain !) mais je le referai, juste que je choisirai un marathon plus roulant, plus plat.... Et je retournerai au MVA pour le fun !

De retour à la maison, grand dadais me demande s'il me faut un déambulateur pour me déplacer, ha ha, la bonne blague... J'ai MAL !!!

JE L'AI FAIT

mai 14
2011

Mal au mollet au milieu de la préparation marathon

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Pffff, je sature de ce corps qui ne veut pas suivre MA volonté.... Je sors d'une bursite au talon droit en janvier, kiné, semelle, puis tout va bien. Je m'inscrit dans un club pour mettre toutes les chances de mon coté, je vais aux entrainements heureuse, je reçois de nombreux conseils, tout va bien. J'en suis à la sixième semaine de préparation...
Et puis jeudi dernier, douleur au mollet gauche, je mets cela sur une séance un peu difficile la veille en côte, je cours le samedi en boitillant au départ puis cela disparait. Dimanche, je sens que mon mollet est dur, je reporte ma séance longue de 1h45 au lundi. La douleur est toujours là, mais s'efface aux bout de qq minutes.  Le semi est demain, j'espère que mon mollet va se tenir sage, massage à l'arnica, je vais courir sagement, à allure marathon (9,5 km/h), mais 21 kms, ce n'est pas rien. Le podologue me conseille de ne pas porter les semelles (cela fait 3 semaines que je les ai).
Par contre, je vais prendre RDV chez mon médecin, car cela m'inquiète pour la suite de ma préparation....

juin 20
2010

Semi du Vignoble d'Alsace

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Arrivée à 8h30 pour voir le départ du 10 kms, je retrouve avec un très grand plaisir Sandrine. Dommage qu'elle ne vienne pas sur le semi, on aurait papoté... Ensuite, direction Scharrar..... (encore un nom alsacien imprononçable !) pour le départ du semi. NAT y est déjà, RDV devant l'arche du départ. Celui-ci devait avoir lieu à 9h30, mais des navettes ne sont pas encore arrivées. Nous avons le temps d'applaudir le passage des marathoniens, certains déguisés, ambiance très festive.... A 10h10, enfin, départ donné : flûte, nous apercevons PCconvert et LaTortue qui viennent d'arriver avec leur groupe (qui se précipite d'ailleurs sur le stand de vin, hi hi hi), mais impossible de s'arrêter pour se faire une bise.  Tant pis, dorénavant, je sais qu'ils sont réels, je les ai presque touchés ;o)
NAT part très vite, trop pour moi, j'ai décidé de prendre mon temps, de me faire plaisir, d'apprécier ce semi, chose que je n'avais pas fait à Strasbourg, trop stressée. Bref, je vais à mon petit rythme, 6' au km, je double dans les montées (j'aime cela!!!), je gère la vitesse, le temps. Les kms défilent, je ne sens pas de fatigue, je ne regarde pas mon chrono, je ne cherche pas à calquer mon allure sur quelqu'un. Finalement, j'apprécie plus cette distance que les 10 kms.
Les ravitaillements gastronomiques sont pris d'assaut par les hommes, les déguisés (tiens donc, cela aurait il un lien ?). Il y a de la bonne humeur sur tout le parcours, des encouragements qui vont droit au coeur.... Je rattrape tout doucement les marathoniens, certains souffrent, je m'imagine l'année prochaine ?
Au panneau 40ème km, j'accélère ; au bout d'un moment je réalise que la fin n'est pas à 41 kms250 (distance des marathoniens) mais 42kms250m. Flûte, un km de plus, je ralentis un peu pour en garder sous les baskets à l'arrivée. L'arche se profile, tapis rouge, je suis bien plus contente de moi qu'il y a un mois sur la même distance. Et pourtant, je n'ai amélioré mon temps que de 2', soit 2h04....
PS : cette fois-ci, je n'ai dit à personne que je participais à ce semi, ma maman ne m'attendait pas avec LA phrase qui tue !!!!!

mai 10
2010

Mon premier semi ...... et pas le dernier !

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Il m'aura fallu 24 heures pour digérer cette course, avant de pouvoir faire un compte rendu. Merci à toutes et à tous (avec un thanks spécial à Stéph', vous comprendrez plus tard) pour vos encouragements. Dimanche matin, j'ouvre les volets à Illkirch, il pleut. Chouette, mon premier semi sous la pluie, même pas peur, je me prépare quand même. On arrive dans les temps au stand d'Auto'trement, je me change, les couleurs du tee shirt rose fushia me plaisent toujours autant ! Mon RDV CAF avec marie-r n'est pas là, tant pis.... Mon cousin est déjà là, pince en poche pour couper les puces à l'arrivée. Un visage connu, il sera mon point de repère dans les derniers mètres. Je vais me placer dans le sas de départ, je papote (vous me connaissez, incapable de tenir ma langue !) avec ma voisine, c'est son troisième (semi pas enfant), on devrait courir sensiblement à la même allure. Mon mari, en vélo, n'est pas loin, il a mon ravitaillement. Pas de stress, c'est comme un 10 kms, j'ai l'habitude. Coup de pistolet, top départ, on part dans le centre ville de Strasbourg. J'enchaîne les kms, j'ai un peu d'avance, je suis bien, le soleil pointe le bout de son nez, conditions idéales pour courir. La foulée est bonne, je passe devant la cathédrale, j'ai une pensée pour Choupi et Thierry le breton. Nous traversons l'Esplanade, souvenirs de fac, je guette ma soeur, dommage elle n'est pas là. 10 kms en 57 min, j'ai 3 min d'avance sur mon planning. Direction l'Allemagne, pour la première fois de ma vie, je n'y vais pas pour faire LES courses mais LA course. Tout va bien...15 kms en 1h27, j'ai gardé mon avance. Mon allure doit quand même ralentir, je me fais doubler par le meneur des 2h, je n'arrive pas à le suivre, tant pis, je garde ma foulée. Je traverse la passerelle, je prends régulièrement de l'eau et des morceaux d'orange aux ravitaillements. Et le 16ème km arrive, celui qui m'angoisse, et.... j'en ai marre, je ne comprends plus pourquoi je cours. Mon téléphone portable vibre dans la poche (merci à ma cousine pour ses nombreux messages...), je ne le sens même plus. Je croise mon papa et ma fille sur le bord de la route, je m'en veux de leur montrer une image si pitoyable de moi, même pas la force de sourire, de faire semblant. Je sais que Stéphanie m'attend dans les parages, en tenue, pour être à mes cotés pendant quelques kilomètres. Avant la course, j'avais refusé son offre, ne comprenant pas pourquoi elle s'obstine à venir jusqu'à Strasbourg pour 3 kms avec moi. Mais là, je la guette, j'ai besoin d'elle... Elle est là, fidèle, fidèle en amitié, fidèle à elle-même : elle papote, je la hais de pouvoir parler comme cela, je la hais d'être si fraîche. Au ravitaillement suivant, je m'arrête, je ne veux plus repartir, elle me prend par le coude, elle m'oblige à la finir, même si mes foulées n'en sont plus, on court de plus en plus lentement. Et puis petit à petit, je sens que l'envie revient, je parle à nouveau, j'allonge mes pas, nous sommes bien toutes les deux, comme une sortie normale. Mon mari-coach en vélo, à coté, nous demande de ralentir.... mais non, la machine a repris le dessus ! Mon frère et sa famille sont là, je leur souris, (merci d'avoir attendu si longtemps !), la fin est proche, on passe devant le Parlement Européen, les coureurs du 10 kms y sont agglutinés, je n'aimerais pas être à leur place, trop contente de mener à bout mon semi. Alors, je prends mon rythme des derniers mètres, je pense à mon cousin qui m'attend sur son banc, je passe l'arrivée : 10 semaines d'entraînement, 2h06, 21kms150m, 10km/h, je l'ai fait mon semi. Merci....
PS : ma maman m'ouvre la porte, me demande en combien de temps je l'ai, 2h06, et elle me dit "le premier a mis une heure de moins que toi !", j'ai les larmes aux yeux, elle n'a rien compris à la CAP, à mon défi. Cela me reste dans le coeur....

-- 
Catherine


sept. 06
2009

Reprise...

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zazie68

Bon, cela me gêne un peu de raconter mon entraînement quand je lis certains autres blogs.... Mais finalement, un blog, c'est fait pour cela, non?

Bref, après une déchirure musculaire, une tendinite et 2 mois d'arrêt de CAP, je reprends doucement mes entraînements. Ce matin, 40 min sur chemin, même pas mal, mais je me sens lourde (normal, j'ai pris quelques kgs!!!). L'année dernière, j'en pleurais d'avoir un niveau si nul ; cette année, je me prends moins la tête, j'accepte de marcher quand il le faut, je ne force plus, il faut que cela reste un plaisir. Et j'ai même fait quelques étirements à la fin, si si !

juin 22
2009

Rencontre à Molsheim...

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zazie68

Compte rendu d'une petite course pour une grande rencontre....

Dimanche matin, réveil à 6h45, le coeur battant, les mains moites, non par pour un départ de course mais pour mon premier rendez vous de CAFeuse.... Je râle après mon mari qui traine, peur de ne pas être au rendez vous "8 h au stand des dossards". Je scrute, je scrute et soudain... la voilà, souriante, SANDRINE.

Elle ressemble à ce qu'elle laisse entrevoir dans ses posts : joyeuse, conviviale, volubile, heureuse (et en plus elle porte LA jupette !) .... On papote, on papote, on se met sur la ligne de départ. Déjà le coup de pistolet. On court quelques kms ensemble, je la perds mais je la retrouve à l'arrivée et...... on papote, on papote !!! On va au stand de massage, on papote, on papote et là..... Flûte, je la perds, pas pu lui dire au revoir. Mais je sais qu'on se retrouvera sur une prochaine course.

Merci à Barbie, merci à Ken, merci à ce site pour cette rencontre. Je me sens moins seule dans mon Alsace profonde, dans mon sport si solitaire....

La course :

Je ne peux que conseiller ce parcours au pied du vignoble, avec un léger dénivellé, puis au bord d'un ruisseau sur une piste cyclable, souvent à l'ombre, des encouragements tout le long, des organisateurs qui maîtrisent, des ravitaillemnts fréquents et variés. Et puis le pompom, la bouteille de vin blanc comme récompense pour moi qui ne bois jamais d'alcool !!!

Seul bémol : une blessure au mollet droit au 8ème km, une douleur fulgurante, que j'essaye vainement d'oublier. Je perds 1-2 min sur mon temps (55'), à pleurer. Je le paierai tout le dimanche et aujourd'hui, mon mollet prend une drôle de couleur, je ne peux toujours pas poser le pied par terre, RDV cet après midi chez le médecin, grrrrrrr...

mai 10
2009

10 km de Strasbourg

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Oui, je sais, cela devient banal mais j'aime partager mes souffrances....


Aujourd'hui, 10 km de Strasbourg, "finger in the nose". Sauf que ma préparation de ces derniers mois (depuis mars, ma dernière course d'ailleurs) a été un peu légère et les agapes un peu moins légères. Mais bon, je courais pour l'association Auto'trement (http://www.autotrement.com/), pas vraiment cool d'annuler ma participation alors qu'ils s'occupaient de l'inscription, du dossard, et même de la fabrication d'un magnifique tee-shirt rose fuschia qui allait à merveille avec mon petit corsaire moulant mauve (ah les filles...).
Bref, me voilà ce matin, à Strasbourg, parmi une foule dense mais bien sympathique, prête à en découdre comme d'hab'. Il y a de tout : des sportifs bien sûr, des gens normaux (comme moi) et des bizarres (j'avais un canard et un requin à côté de moi dans le sas du départ !!!). On me donne mon enveloppe avec mon dossard et ..... une puce. Tiens, voilà qu'on me prend pour mon chien, cela accentue un peu le côté pro de cette course.

Et puis je comprends vite l'utilité de cette puce : entre le coup de feu du départ et le passage de la ligne de départ, il s'écoule bien 3 minutes mais personne ne stresse, n'essaye de passer devant, puisque nous saurons le temps réel de course grâce à ce petit engin. Plus de 3000 personnes qui s'ébranle dans un long cortège. Pas évident de trouver son rythme, l'impression de perdre du temps. Je suis venu pour un chrono, moi, non mais !!! On slalome entre les filles qui papotent (moi envieuse, pas du tout, hein Stef' ), les papys qui soufflent déjà, il faut bien 4 kms pour que cela se décante un peu mais la circulation reste dense. On entre dans le Vieux Strasbourg, on remonte face à la Cathédrale (pas trop le temps de l'admirer, pas parce que je cours trop vite, mais pour regarder où poser ses pieds sans écraser ceux de ses voisins ou de celui de devant).

A l'Esplanade, je vois ma sœur et toute sa petite famille qui s'est levé pour moi (je sais l'effort que cela leur a demandé) : je me sens moins seule, merci ma sœur. Quelqu'un qui pense à moi. Un fan club rien que pour moi, je me sens pousser des ailes. Au 8ème km, à nouveau la question qui tue : mais qu'est ce que je fais là ? J'enclenche le pilote automatique. Un gars à côté de moi a la même foulée, cela fait un moment que je le sens qui s'accroche à moi. Je ne vais quand même pas le décevoir en ralentissant. On commence à dépasser des gens qui marchent, des gens assis par terre, voire même couchés par terre, un qui pleure. Je cherche des réserves et cela tombe bien, j'en ai encore dans le gras du ventre, dans le mou des fesses et plein d'autres endroits.
A 500 mètres de l'arrivée, je tente un petit sprint en slalomant, le gars ne suit pas, nierk nierk. Je passe la ligne d'arrivée, ma puce bippe, c'est fini. Envie de m'asseoir, mais non, il faut à nouveau faire la queue pour donner la puce, pour avoir de l'eau, pour s'asperger le visage. Je ne pense qu'à la bouteille de coca que j'ai vue sur le stand d'Auto'trement. Mon zom m'y attend, je me sens mieux, prête à repartir pour de nouvelles aventures.
10 km en 55 min, avec une moyenne de 10,3 km/heure, je suis un peu décue mais cela reflète mon manque de sérieux depuis quelques semaines, une reprise en main s'impose avant la prochaine du 13 juin.

Catherine

mars 22
2009

Course nature de Rixheim

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Finalement, je l'ai faite, ma course.... Et le beau temps (malgré des températures fraîches, 2°) a permis de motiver quand même 170 coureurs, dont 38 femmes, je n'étais pas seule sur la ligne de départ, ouf !!!


Avant le départ, on nous annonce une erreur de distance de course : il n'y a pas 11,3 km à faire mais plus, je n'entends pas la suite (une boucle supplémentaire avec quelques belles montées). Sur la ligne, je n'en mène pas large, ma première course sans ma grande copine de galère, Stéphanie. Elle est là, à me tenir compagnie avant le coup de sifflet, merci.

Le départ est donné, cela démarre rapidement, trop rapidement, je suis plutôt diesel, avec un moteur qui doit chauffer pour trouver son rythme de croisière (ben oui, 41 ans, cela se sent !). Et on commence tout de suite dans le vif du sujet, de belles montées (où je double) et de belles descentes (où je me fais doubler), cherchez l'erreur. Est-ce normal, vous les pros des  courses?

Mais où est le plat ? Car un diesel d'un certain âge aime la régularité, pas trop de changement de vitesse. Une petite boucle, je vois mes collègues, Delphine, Catherine et Stéphanie, je suis encore fraîche, je souris. Mais une petite et une grande boucle plus tard, je suis out, les larmes aux yeux,  les deux derniers kms sont terribles, une envie de marcher, de tout laisser tomber et personne pour me motiver. On se sent bien seule devant les dernières côtes. Et puis la descente vers l'arrivée. J'aperçois enfin le plat que j'ai cherché toute la course, je sprinte dans un dernier effort (j'suis bête, hein?). Ca y est, je l'ai fait. 80ème au classement général, 8ème féminine : sentiment mitigé car contente de moi, mais le semi s'éloigne, je ne me sens pas la force de faire seule au moins 5 km de plus.  D'ailleurs, je ne sais toujours pas la distance courue (j'appelle le service des sports demain), un temps de 1h07.


Prochaine course le 13 avril normalement, mais juste 10 km de macadam et sur du plat. Affaire à suivre ....

A la rentrée prochaine, promis, j'intègre un club, pas drôle de courir sans partenaire.

 

 

mars 05
2009

Course nature, qu'est ce qui m'a pris ?

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Voili voilou, la ville  où j'habitais avant organise une course nature le 22 mars. Cela fait un moment que cela me titille, mais jamais fait de course nature de 12 km... Donc cet après midi, je décide de faire le parcours ...... juste pour voir.

Je déguste dans la boue, je fais 3 pas en avant, 1 pas en arrière, j'ai les chaussettes mouillées, il pleut, de la gadoue jusque dans les yeux, mais cela me plait..... Bien sûr, j'espère juste ne pas être la dernière !

Et je décide donc d'aller m'inscrire : au service des sports, je prends mon bulletin d'adhésion, la secrétaire me demande pour quelle course, je lui dis "celle des As" et toute contente, elle m'annonce "ah enfin, vous êtes la première féminine". Gluppppppsssss..... "Et il y a combien d'inscrits? " "Une vingtaine", me répond-elle. Re-glupppppsssss.....

Je crois que je viens de gaspiller 10 euros, j'ai le moral dans les chaussettes, mais qu'est-ce qui m'a pris? Existe-t-il un dieu des coureuses? Priez pour moi (ou alors venez avec moi!!!)....

 

 

déc. 14
2008

Contente de moi...

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Cela fait plus d'une semaine que je ne suis pas allée courir et en plus ma dernière sortie a été catastrophique, 40 min qui m'ont parues des heures, pas de souffle, des kilos en trop à trainer, le moral dans les chaussettes.

Et puis aujourd'hui, le mari a emmené les enfants sur les pistes de ski. J'ai eu le temps de faire un peu de ménage, de mettre en place le sapin, d'écrire les commentaires dans les bulletins.... Je regarde par la fenêtre, il fait gris mais sec, le soleil a vraiment du mal à percer. Colmar est envahi par les touristes, pas envie de me joindre à la foule.

Alors...... je chausse mes baskets en me disant qu'au pire, je marcherai, que cela me fera une balade. Et finalement j'ai réussi à courir 1h20, en forme, légère, et seule la nuit qui tombait m'a fait rentrer. Bref, j'ai repris espoir ... Cela vous arrive aussi des baisses de régime?

 

nov. 25
2008

Entraînement...

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68

Hier, je suis partie courir un peu plus d'une heure. J'étais en forme mais j'ai du mal à trouver un parcours qui dure plus longtemps et où je puisse courir en toute tranquilité, surtout en fin de journée.

Dans les champs, je ne suis pas rassurée ; du coup je n'ai pas trop de plaisir à courir, trop occupée à vérifier ce qui se passe autour de moi.

En ville, avec les marchés de Noël, il faut slalomer entre les touristes, faire attention à chaque croisement de rues d'être vue par les voitures (je porte maintenant des brassards fluos, un peu l'impression d'être une martienne !).

Bref, ma copine de CAP me manque, nos bavardages me manquent, la motivation à deux me manque. J'envisage même de rejoindre un club......

 

 

nov. 09
2008

Colmar

Posté par zazie68 in Non taggé 

zazie68
Aujourd'hui, 10 km de Colmar avec Stéf'.... Performance moyenne de 58 min, mais l'envie de courir était là, chose qui m'avait cruellement manqué ces derniers temps.