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Demandez le changement de programme !

Écrit par Cécile on .

Ce qu’il y a de bien avec moi c’est que même quand je tente d’organiser mon année et mon programme, rien ne se passe jamais comme prévu…

A la base mon année allait s’articuler autour de 2 ultras, un pour me venger, l’autre pour rigoler et sur une prépa marathon pour octobre, histoire de redevenir une coureuse. Et puis finalement, la vie en a décidé autrement… Une opportunité professionnelle m’a obligé à choisir entre avenir et vengeance et le choix a été finalement plus simple à faire que je ne le pensais. Des dates de bouclage qui tombent au mauvais moment, 15 jours coupés du monde, ce n’était pas possible. Nous avons déjà vécu ça pour le Running pour Elles n°14 et sans mes merveilleuses Muriel et Alice, ça n’aurait pas été possible. Je ne pouvais pas toujours faire passer mon intérêt personnel avant le boulot, il y a un moment où il faut faire des choix.

Je me gardais la Trans’aq par contre, même si je savais que j’allais faire ce que j’exècre le plus, à savoir partir avec un chargeur solaire et mon portable pour pouvoir travailler un peu le soir, histoire de ne pas trop prendre de retard. Et puis là aussi la vie en a décidé autrement, et comme vous le savez surement si vous suivez un peu le forum, la course s’est annulée toute seule comme une grande. Du coup, plus d’ultras au programme et je me retrouvais bien dépourvue alors que la bise était venue…

N’écoutant que mon courage, je décide de me replonger dans le calendrier des courses pour voir si quelque chose pouvait me titiller un peu les baskets. Je serai donc finalement bien à l’Ultra Boucle de Sarra organisée par mon copain Arthur le frappadingue de la LyonSainteLyon alors que l’Australie ne me le permettait pas. Cela me fera l’occasion surtout d’un bon petit week-end lyonnais avec une grande partie de ma gentille bande de pingouins. Je vais retourner sur le trail des Vignes début juin sur mon île de Ré, l’occasion pour moi de voir mon île avant l’invasion des vacanciers et de faire un peu de sable quand même. Là aussi, j’avais dans un premier temps dit non à l’invitation puisque 8 jours après la Trans’aq, je pouvais difficilement retraverser la France pour une course de 30 km, mais plus d’excuse maintenant…

C’est cet été que le programme est encore très flou… Je me laisserai bien tenter par un petit Verbier parce que j’avais tellement aimé cette course que je me vois bien retrouver mes ravitos à la gaufrette ! Maintenant il y a aussi la Montag’hard qui se court pas loin de Megève ce qui serait pratique pour moi et permettrait un week-end familial à la montagne. Il y a plusieurs distances en plus, ce qui serait parfait pour moi.

Question marathon, je reste donc sur mes deux déjà annoncés à savoir Paris et Seine et machin truc comme j’aime l’appeler. Et pour une fois, oh miracle j’ai décidé de préparer le premier un peu plus sérieusement que prévu. Ok j’avoue que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour me motiver à rechausser mes baskets qui me filaient la nausée par leur seule vue depuis plusieurs semaines… Et oui je sais, personne n’a l’air de me croire quand je dis ça mais je ne suis jamais en manque lorsque je ne cours pas. Ces quasi deux mois sans courir sont passés très vite. Faire un peu de vélo d’appart et aller nager mon km quand j’en ai le courage me suffit largement. Non je ne suis pas accro à la course à pied, oui je peux tout à fait m’en passer, qu’on se le dise !!!

Comment ça 90% de ma FCM ? Tu peux rester poli !

J’ai donc couru 2 fois en sortie pépère de chez pépère depuis mon retour de chez les manchots et un semi à New York des plus laborieux en prenant l’excuse que j’avais froid, que le parcours n’était pas roulant, que j’avais mangé un big mac la veille au soir, bref tout plein d’excuses à deux balles pour justifier mon niveau pitoyable… Même si oui je sais, beaucoup seraient heureuses avec un 2h au compteur mais c’est quand même 15 min de plus que mon temps normal. Du, coup vexée comme un pou, je suis rentrée en France avec la ferme intention de repartir m’entraîner un peu sérieusement et de commencer à dégraisser le mammouth. Eh oui, je suis comme tout le monde : si je mange (beaucoup) et si je ne fais pas de sport, pas de miracle, je grossis ! Du coup au moins 3kg de plus à vue d’œil puisque de toute façon je n’ai pas de balance chez moi, outil définitivement banni de mon domicile, mon jean témoin me suffit. Je n’ai qu’une balance de cuisine pour peser mes noix de cajous pour mes balades désertiques et je me vois mal monter dessus…

Maintenant hors de question de me mettre au régime pour le moment, la reprise de l’entrainement régulier d’abord, les mesures drastiques ensuite. Comme je surfais un peu sur le net pour voir ce qui se faisait comme prépa marathon toute faite, je suis tombée sur Kalenji qui m’a emmené sur jiwok et tout d’un coup j’ai réalisé que je n’avais jamais tenté l’expérience sérieusement. 3 clics plus tard, je recevais ma première séance à télécharger. Oui, bon, ok, la première ma fille a du m’aider à la transférer sur mon foutu lecteur à la pomme mais maintenant c’est bon j’assure. J’en suis à ma 6ème séance et je compte vous faire un petit suivi de mon expérience personnelle. On verra bien à Paris si ça marche ! Une chose est certaine, sans ce mec qui me dit : « allez accélère, allez on y va » jamais je n’aurais eu le courage de faire ma première séance de fractionnés toute seule jusqu’au bout. Je me surprends à lui obéir lorsqu’il me dit « tiens toi droite et lâche les bras le long du corps ». Seul souci pour moi, ce programme se base sur la fréquence cardiaque et comme vous le savez si vous me suivez, je n’ai pas de cardio pour courir mais un gps. Du coup comme je connais aussi très bien mes allures, je pense que je ne me plante pas trop. De toute façon quand on te dit « 90% » voir, 95%, ça veut dire le plus vite que tu peux ! Ce que j’adore c’est l’entendre me dire « talon, plante, pointe, on appelle ça repasser sur l’appui ». J’imagine Fred Brossard s’agiter comme un fou genre diablotin sur mon épaule en criant « n’importe quoi !!! On attaque par la pointe misérable » !!!

Ah oui j’ai oublié de préciser, j’ai pris l’option « 4h » même si j’ai bien l’intention d’essayer le 3h55, le tout en 4 séances par semaine. Je serai incapable aujourd’hui de repasser à 5 séances, je ne suis pas prête moralement. Ça attendra la rentrée pour mon marathon à fond à fond. En tout cas ce système pour le moment me plait bien, même si je ne sais pas si j’aurais le courage de supporter sa voix pendant les 8 semaines ! Mais même pour ma première sortie « longue » (70 min), je me suis surprise à ne pas être si gênée que ça finalement. J’ai juste un problème, je n’arrive pas à créer mes séances avec ma propre musique. Il faut que je prenne le temps de regarder ça sérieusement.

Voilà les petites nouvelles du front !

Rendez-vous vite pour la suite de ma prépa.

Cécile

Ps : une semaine de prépa sérieuse, 1kg de moins à vue d’œil ou disons à « rentrage de cuisse plus fine dans le jean »… oui, je sais, ça ne va pas durer mais ça fait toujours plaisir !

 

 

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Vous ne me faites pas peur !

Écrit par Cécile on .

J’ai pris un peu de temps pour prendre la parole sur ce sujet oh combien douloureux lorsqu’on parle de la disparition tragique d’une femme. Mais étant très sollicitée par des « confrères » de la presse classique, je tenais ici à donner mon avis définitif sur la question, puisque tant que fondatrice de ce site, je me retrouve auto proclamée « porte parole des femmes qui courent ».

Alors voilà, je voulais juste dire une chose, une chose qui me hérisse le poil à un point que vous ne pouvez même pas imaginer : je ne supporte plus qu’on parle de « joggeuse »… Depuis quand on parle des gens en fonction de leur passion ou juste de leur loisir ? Si une femme est assassinée chez elle alors qu’elle est en train de tricoter le pull de son petit dernier, parlera-t-on dans la presse de l’assassinat de la tricoteuse ? Verra-t-on fleurir des avis de personnes bien intentionnées qui nous diront : « arrêtez de tricoter, c’est dangereux… ». Sans parler du fait que l’on sent bien dans ces jugements que la phrase qui n’ose pas sortir est « elle l’a quand même bien cherché un peu »… Combien de femmes n’ont pas osé pendant des années aller porter plainte pour viol pour ne pas avoir à entendre des flics bien intentionnés leur demander comment elles étaient habillées ? Combien de filles en banlieue n’osent pas porter de jupe parce que ce simple vêtement est assimilé à un début de provocation par trop d’hommes ? Petit rappel à toute fin utile : je cours peut être sur le trottoir mais je ne le fais pas…

Alors voilà, que les choses soient claires entre nous : non je ne porte pas de cuissard dans le secret espoir d’appâter le chaland !!! Et c’est aussi valable pour mes jupes. Non, je porte du textile technique pour aller pratiquer mon sport favori. Si ma passion allait pour le foot je porterai un short de foot et les chaussures qui vont bien. Non, ce n’est pas moi qui ai un problème, c’est le mec en face, le type qui considère que je suis une proie potentielle pour lui. Ces mecs sont dérangés, ce sont eux qui ont un problème, pas moi !!! La seule personne qui doit avoir du mal à dormir la nuit c’est celle qui a décidé dans son âme et conscience que la personne qu’elle remettait dans la nature n’était pas un danger pour les autres dans les cas de récidive. Moi, je vais continuer à dormir, à courir parce que je refuse d’avoir peur des autres. Je le dis souvent, si je prends des mesures de « sécurité », si je pars généralement avec un portable c’est avant tout pour pouvoir appeler si j’ai un problème, une chute, une entorse et c’est toujours plus facile d’avoir quelqu’un qui vient te récupérer. Mais je ne me laisserai pas bouffer par la peur ! A ce rythme, on va nous conseiller de partir courir armées…On va se retrouver dans un schéma à l’américain où les vendeurs de cartable Hello Kitty pare-balles ont vu leurs ventes exploser… C’est ça ce que l’on veut comme vie pour nous, pour nos filles ? Je ne crois pas…

Alors voilà, que les choses soient claires entre nous : non, je ne suis pas une joggeuse, je suis une femme libre qui n’a pas peur et qui refuse d’avoir peur !

Cécile

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2012 dans la dune, 2013 sur le bitume !

Écrit par Cécile on .

Tous les ans en début d’année fleurissent sur les blogs et autres murs FB un petit bilan de l’année écoulée, le nombre de kilomètres parcourus, de rdv chez le kiné et autres ongles perdus, généralement suivi très rapidement du programme de la nouvelle année. Il faut reconnaître qu’avec l’engouement autour de la course à pied et plus particulièrement du trail, si tu n’es pas prévoyant ou totalement pistonnée comme moi, tu es foutu si tu t’y prends la semaine qui précède. J’adore cette situation d’ailleurs… Je vais en faire une chronique un jour : après le it bag, le it dossard…

Bon je m’égare là et si je commence à écrire deux articles en un, on n’est pas arrivés Alors commençons par le commencement, avec mon bilan 2012. N’attendez pas un nombre de kilomètres je n’en ai fichtrement aucune idée. Mais promis en 2013… Bon O.K. peut-être en 2014, je vais peut-être réussir à vous en sortir un ! Mais non je rigole !!!

Alors les courses dans le désordre et dans l’ordre où je me les rappelle : Les 4 Déserts ça tout le monde a compris je le crains, le MDS couru au cas où l’Egypte serait annulé (pas de bol, ça n’a pas été annulé), l’Inde en janvier pour inaugurer l’année, l’UTMbébé et la 6000D pour préparer, le Beaufortain abandonné parce que blessée, La Parisienne, les 10 km de Paris Centre et les 20 km de Paris, ah oui l’Ecotrail aussi. Je crois que c’est tout… Bon si quelqu’un se rappelle m’avoir croisée sur une autre course avec un dossard qu’il parle aujourd’hui ou se taise à jamais !

La coureuse doit se réveiller…

Le programme 2013… Bon déjà il faudrait que je me remette à courir tout court. Parce que là ça vire à la catastrophe. J’ai rangé mes baskets en rentrant d’Antarctique pour mon hivernage classique du mois de décembre. C’est une tradition que j’ai adoptée dès mes débuts et qui me va bien. Je fais ma marmotte dans son terrier quand il fait froid dehors et je m’occupe de la petite famille pour les fêtes. Souci cette année : je ne me suis pas contentée de l’emballer dans le papier alu le chocolat, je l’ai mangé… et pas qu’un peu… A ceux qui auraient des doutes sur le côté yo-yo des régimes je confirme. J’ai perdu 2 à 3 kg facilement par courses en étapes, et j’en ai fait 6, soit environ 18 kg perdus en 2012 et forcément repris derrière. Mais comme pour les régimes classiques, j’ai repris plus que 18 kg… Et quand je vois Tati faire son intéressante dans sa robe RL en se pavanant avec ses 3 kg en moins alors que moi j’ai piqué le 501 de mon fils aîné parce que mon jean préféré a certainement rétréci au lavage (la mauvaise foi !!!), je me dis qu’il va y avoir du boulot !

marmotte

Pour l’instant je suis dans ma phase poncho parce que le poncho c’est beau, le poncho c’est chaud, le poncho te fait oublier que ton cul il est un peu plus gros ! (excusez-moi, c’est pour la rime, aussi grasse que le foie gras…). Alors pour 2013 j’ai décidé qu’il fallait se remettre un peu dans le bain et surtout retrouver ma vitesse si tant est que j’en ai eu un jour, de la vitesse. J’ai donc prévu deux objectifs principaux qui vont articuler mon année : un premier marathon, celui de Paris normalement en moins de 4h sachant que je vise 3h50 officiellement mais le but est avant tout de revoir un “3” en premier chiffre. Pour cela je vais me faire aider et surtout faire appel à un vrai coach qui va tenter s’il accepte le défi (si tu veux mon avis il ira rendre son diplôme à la FFA après ça !) de faire de moi une bête de bitume, moi qui suis devenue l’escargot de la dune.

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C'est la même chose qu'en décembre mais sans les manchots !

Avant cela, j’ai au programme un trail de rentrée, le Trail de Sancy, chez moi, prétexte à deux balles pour rechausser des baskets et aller voir les copains. J’hésite à faire basculer mon dossard du 30 sur le 20 parce que là vu mon niveau, il va faire nuit quand je vais finir. Puisqu’on se dit tout, je devrais enchaîner le 27 janvier avec un semi à NY. Bien entendu, je ne vais à NY spécialement pour cette course. Oui je sais j’en serais capable… Non là il se trouve que j’y suis avec mes enfants. Comme l’année 2012 a été relativement chargée question familiale, je leur avais promis-juré que Maman les emmènerait là où ils le voudraient pour un long week-end et ils ont crié NY à l’unanimité. Mon banquier a également crié NY quand je lui ai annoncé mais pas avec le même enthousiasme… Du coup je profite des promos traditionnelles d’Air France à cette période pour embarquer ma tribu et mon banquier a compris que l’épargne et moi, c’est comme le cashmere et le lavage à 90°C, ce n’est pas compatible. Du coup vous l’aurez compris, je n’ai pas pu m’empêcher de regarder le calendrier des courses et quand j’ai vu qu’ils organisaient un semi couru entièrement dans Central Park je n’ai pas pu résister. Quitte à faire le tour du réservoir, autant le faire avec une médaille au bout ! Et puis là j’aurais une excuse pour faire un sort aux pancakes gros comme des frisbees au traditionnel brunch dominical, incontournable de tout séjour new-yorkais.

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J'hésite encore... Je fais ma Audrey et je reste plantée devant chez Tiffany ?

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Ou ma Jacky et je le fais en vélo ?


J’ai deux amours…le trail et le bitume...

Donc après le marathon de Paris, logiquement si tout va bien, je repars en Australie pour en finir avec cette foutue course. Je n’en ai pas trop parlé pour le moment puisque je n’ai pas bouclé mon budget sponsoring. Là c’est certain mon banquier de toute façon me ferait enfermer ! Donc je vous tiens au courant dès que j’en sais plus. Il y a la Trans’aq avec les copines comme prévu et là je me couche tout le mois de juin pour récupérer. Je devais aller courir le 80 km, le nouveau format du marathon du mont Blanc mais un ami très cher a eu la bonne idée de demander en mariage sous un ciel étoilé en Jordanie sa belle et apparemment, les noces tomberaient ce week-end-là. Autant vous dire tout de suite que le choix est vite fait ! Je préfère aller danser que crapahuter !

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Je sais que c'est le sujet à la mode en ce moment mais contrairement aux apparences Cyrus va épouser une jolie brune et pas un espagnol à la calvitie précoce...

En juillet, il n’est pas exclu que j’aille du côté de La Plagne pour le Trail des 2 lacs mais rien n’est sûr parce que j’attaque ma prépa pour mon grand projet de l’automne, celui qui me trotte dans la tête depuis pas mal de temps : voir un 3h30 sur un diplôme de marathon avec mon nom dessus… Oui je sais, ça peut paraître un peu ambitieux mais bon qui ne tente rien n’a rien !

Repose ce verre tout de suite Sue Ellen!

On m’a dit un jour que c’est le temps que je pouvais espérer atteindre un jour et j’ai un 3h42 à mon palmarès dans la douleur avec un mec qui me criait dessus et un autre qui ouvrait la route… Pas de quoi pavoiser mais depuis j’ai fait du chemin dans la gestion du mental à défaut du reste. Et puis pour tout vous dire ce projet a pris un caractère plus concret à la soirée des deux ans de Runners.fr. Alors qu’immanquablement on me demandait : « Bon alors tu fais quoi l’année prochaine ? » et que ma réponse : « Du point de croix pourquoi ? J’ai un abécédaire à finir » ne soulevait pas l’enthousiasme, je craquais en parlant de mon projet secret que j’ai. Et là le mec en chemise à rayures devant moi qui pour une fois boit de l’alcool au lieu de manger du sarrasin germé me dit : « Si tu veux on le court ensemble »… Moi n’écoutant que mon 3e verre de vin lui réponds : « Banco ! ». Et je me ressers un 4e verre immédiatement pour tenter d’oublier ce que je viens de dire (faut que j’arrête les apéros chez les ascètes du sport, y a jamais de cajous ou de tarama bien gras pour éponger l’alcool, c’est trop calorique il parait),  … Certains l’auront reconnu, je parle de Fred Brossard avec qui d’habitude je me bagarre par claviers interposés mais jamais baskets aux pieds. Dire que nous sommes différents serait un euphémisme… Que dis-je ! Mettre Fred et Cécile l’un à côté de l’autre c’est un oxymore !

Nous n’avons pas du tout mais alors pas du tout la même façon d’aborder notre passion commune. A l’heure où moi je me lève pour aller faire pipi et foncer me recoucher au chaud sous ma couette, il a déjà fait une séance de muscu, une sortie cool à 16 à l’heure de 20 bornes à la frontale, préparé sa gamelle bio et végétarienne pour le bureau, repassé sa chemise, passé un coup d’aspirateur tout en faisant réciter la poésie du petit… Bref vous l’aurez compris, il me fatigue… Rien que de lire ses journées sur FB, je n’ai qu’une envie : me suicider au Caramel Macchiato avec supplément expresso et crème fouettée et aux gaufrettes au caramel (vous savez les rondes qu’on trouve sur le comptoir ?) ! Ce mec n’est pas humain ou bien il a un labo de clonage dans son garage. Mais voilà il se trouve que l’on s’entend plutôt bien et que l’idée de vivre cette aventure avec lui et qu’on la raconte ensemble ensuite m’amuse encore plus.

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Bon évidemment j’aurais dû me douter que ça me réserverait des surprises. Quand nous avons commencé à discuter du lieu pour courir ce foutu marathon, j’ai d’abord écarté La Rochelle, pas forcément le meilleur endroit même si la symbolique serait forte puisque c’est là que j’ai couru mon premier. Mais bon, il risque de faire froid (et je n’aime pas le froid tout le monde le sait) et la deuxième boucle est difficile à vivre je trouve. Je voulais un truc bien plat, bien roulant. J’ai proposé Chicago, il m’a répondu Seine-et-Eure ou un truc dans ce goût-là… Super-plat il paraît… Je n’ai pas osé lui demandé où c’était exactement mais apparemment c’est un truc de dingue, y a pas besoin de visa et encore moins de passeport ! Ça va être rendez-vous en terre inconnue pour moi cette histoire… Faut que je prévienne Frédéric Lopez et que je demande à North Face de m’équiper, non ? En tout cas ça va forcément être une sacrée aventure et je ne sais pas pourquoi, je me dis qu’on va se marrer à un moment ou à un autre. Bon pas après le 35e km où là je ne devrais qu’être capable d’émettre des grognements… D’ailleurs ce qui m’amuse c’est qu’il a proposé de m’accompagner parce que je lui ai expliqué qu’à une certaine vitesse de toute façon je suis bien incapable de prononcer le moindre mot ! Il devrait être tranquille le Fred lui qui rêve d’avoir le dernier mot avec moi… Comme lui il sera à une vitesse super-endurance, je l’imagine d’ici… Il va embarquer un dictaphone et prendre des notes directement pendant la course pour nous pondre un petit article sur le thème : « Comment j’ai cramé Barbie ! ».

Non pas de doute l’année 2013 va être une sacrée année et j’ai bien l’intention de continuer à tout vous raconter !

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Eh mince il est rose... 2 ans que je le garde précieusement dans l'espoir de le porter un jour...

 

 

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Vous pensiez ? J’en suis forte aise… Et bien courez maintenant !

Écrit par Cécile on .

Un ami (Xavier, mon compagnon de route d'août dernier pour ne pas le nommer) m’a fait profiter de sa dernière lecture en m’envoyant une phrase tirée d’un livre que j’ai tenté de lire pour tout vous dire sans grand succès… « Courir, méditations physiques » de Guillaume Le Blanc, un livre de philosophie du coureur à pied. Parce qu’aujourd’hui, c’est la mode, qui court pense… "Le coureur, dans ses raids solitaires ou dans ses sorties à plusieurs, contrairement à une idée reçue, pense beaucoup, à voix haute ou à voix basse. Il se construit ainsi une philosophie portative. L'avantage d'une telle philosophie est qu'elle est révisable en permanence". Bon ben tu comprends mieux pourquoi le niveau baisse question vitesse dans le peloton… Le coureur ne court plus, il philosophe !

C’est un truc qui m’a toujours étonné d’ailleurs. On me pose toujours la question : « tu penses à quoi quand tu cours ? ». Et bien je ne pense à rien… Et ça n’a rien à voir avec ma blonditude au demeurant et dieu merci je en suis pas la seule ! Je me souviens très bien la phrase de Stéphane, mon compagnon de route sur notre dernier UTMBébé. Alors que je sortais ma musique, il m’a dit ces mots qui me parlaient tant : « moi aussi je vais mettre mes écouteurs, je commence à penser et ce n’est pas bon ». Un autre me disait toujours : « moi je débranche mes deux neurones et j’avance ». Je suis pareille, si je commence à penser, surtout sur un ultra je suis foutue ! A la rigueur je pense à mon CR, je prends des notes mentalement sur ce que je vois, sur ce que j’observe mais jamais au grand jamais je ne pense à ma vie, mon œuvre et encore moins à ce que je suis en train de faire. J’ai toujours eu le sentiment et cela s’est confirmé d’ailleurs sur quelques courses, que si je commençais à laisser mon esprit divaguer ça allait partir en cacahuètes… Quand je pense, j’ouvre mon esprit, pas seulement aux choses positives qui l’entourent mais aussi aux négatives, et cela peut comprendre la douleur que je tiens à distance d’habitude ou du moins j’essaye. Quand on parle de mental, je pense surtout qu’on parle d’une capacité à faire abstraction à tout ce qui peut venir entamer le moral d’un coureur. Combien de fois ai-je entendu dans la bouche de coureurs ces mots : « mais pourquoi on fait ça ? ». Généralement ils sont à deux doigts de l’abandon… Et j'ai des noms !

Freud, reviens !

Et puis c’est quoi d’abord cette manie de toujours vouloir que le coureur réfléchisse à la fin… Je n’ai jamais entendu un journaliste demander à un nageur qui vient de finir son 100m : « et vous avez pensez à la faim dans le monde ? », « avez-vous trouvé la réponse à vos problèmes existentiels en traversant le bassin ? ». Ou pire encore "ça vous fait quoi de nager alors que votre maman vient de mourir" (ah non mince ça c'est vraiment arrivé...) Ben non, il ou elle a juste nagé le plus vite qu’il ou elle le pouvait pour atteindre son objectif, son classement final et de préférence une place sur le podium. Et je ne parle pas d’un joueur de foot volontairement ou d’un joueur de tennis mais je pense sincèrement qu’ils évitent de laisser leur esprit divaguer pendant un match. Alors pourquoi un coureur ne pourrait pas en faire autant ? Pourquoi un coureur doit-il toujours pensé ? On raconte partout en ce moment que nous sommes nés pour courir. Et oui ce n’est pas nouveau… Quand un danger arrive à savoir un gros dinosaure, l’instinct fait que l’on se met à courir. Quand on a faim et qu’il faut attraper une sale bête pleine de poils ou de plumes, souvent l’être humain se met également à courir après, vu que peut être il est myope et s’il vise avec son arc, il va le rater. D’où la célèbre phrase que tout bon psy que vous irez consulter si vous en éprouvez le besoin : « vous courez après quoi ou pour fuir quoi ? »… Et d’ailleurs, si certains fans du hand ball qui ont un jour consulté un psy me lisent, je serai ravie de savoir ce qu’il vous a dit lorsque vous vous êtes allongés la première fois sur son canapé. Voit-il un désir enfoui de retrouver le sein maternel dans le fait que vous vous passionnez par l’attrapage au vol d’un petit ballon rond ? Pour les nageurs, trop facile, c’est le besoin de retourner dans le liquide amniotique. On joue avec tous les sports comme ça ?

Bref vous l’aurez compris, j’en ai marre que l’on veuille forcément trouver un sens caché, une explication métaphysique ou une justification philosophique à tout cela. Moi je cours et je ne pense pas et j’en suis fière d’ailleurs. Je revendique totalement ces moments de paix où je ne pense à rien, moi l’excitée du bocal qui cogite en permanence le reste du temps. Quand je cours, je fais le vide complet et la musique m’aide à le faire. C’est aussi pour ça que je vais sur les ultras puisqu’on a le temps de débrancher en se retrouvant sur un effort long, qu’il faut gérer, où tout va jouer un rôle important pour aller au bout. Vous devez uniquement penser à vous alimenter régulièrement, à boire tout aussi régulièrement. La course à pied qu’est-ce que c’est après tout ? Comme je le disais dans une autre chronique, cela consiste avant tout à aller d’un point A à un point B, le plus vite que l’on peut. Pas de quoi publier une thèse là-dessus non plus il me semble ! Courir juste pour courir, pour rien d’autre que courir, ça c’est ma philosophie de vie. Après si je peux le faire dans un décor 3D d’une beauté à couper le souffle, forcément je suis pour. Mais je n’oublie jamais que nous ne parlons que d’un sport, un simple sport, rien de plus… Pour philosopher j’utilise mon clavier et non mes baskets aux pieds !

Cécile

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La penseuse...

Écrit par Cécile on .

La penseuse…

penseuse

Penseuse du Lipez © Xavier Mathieu mars 2006
L'altitude aidant... j'ai vu une jolie femme assise en apercevant cette pierre posée là au milieu de nulle part. Si sereine...si belle...
Bolivie désert

 

Il est de tradition en fin d’année de faire un bilan de l’année qui vient de s’écouler, de réfléchir aux meilleurs et pires moments, de se projeter dans l’année qui va commencer en faisant divers projets privés, pro et j’en passe. Avec cette fin du monde qui a failli nous tomber sur la tête telle une météorite, cet Armageddon promis mais finalement évaporé, personnellement je suis plutôt à me poser des questions. Je sais que beaucoup s’attendent à ce que je sorte un bilan sur mon année de course à pied, mes bonnes résolutions pour l’année 2013 genre enfin suivre un plan d’entraînement sérieusement, plonger avec délectation dans un saladier de quinoa après une course et j’en passe. Seulement voilà je ne suis pas comme ça et je ne pense jamais course à pied dans ma vraie vie. Déjà que je n’y pense pas pendant, pourquoi y penser avant ou après, je vous le demande !

Je l’avais évoqué sur mon mur perso FB avec une première question existentielle qui est toujours sans réponse au demeurant : pourquoi a-t-on toujours un sale bouton sur le menton ou sur le front les jours importants de notre vie ? Une autre question me turlupine presque autant : mais qui sont ces gens qui sortent des études à la con ?

Je m’explique ! Vous avez forcément lu dans la presse, entendu à la radio, des études, des chiffres et des % qui résument notre vie à quelques chiffres ou pire à des considérations qui me font toujours autant rire. Des exemples pris au hasard dans la presse ou sur le web qui ne seront pas sans vous rappeler le sketch de Bigard et de sa chauve souris (oh ça va on a la culture qu’on peut et franchement celui là est le meilleur je trouve !) :

- Un homme à en moyenne a une chance sur 720 000 d’être touché par un astéroïde au cours de sa vie (je trouvais celle là intéressante vu les actualités récentes !)

- Un européens a 1 chance sur 76 275 360 de gagner à l'Euromillions en utilisant la somme de base. (Vous l’avez noté, vous avez donc plus de chance de mourir écraser par un astéroïde que de gagner au loto !)

- Un français a 1 chance contre 13 983 816 de gagner au Loto en jouant là aussi la somme de base.

Nous avons aussi des études merveilleuses d’intelligence qui te permettent d’apprendre que 40% des femmes ont un orgasme à chaque rapport, mais que si tu leur mets des chaussettes 80% l’atteignent à tous les coups ! Et comme on sait (enfin ce n’est pas moi qui le dis hein, c’est une autre étude !) que la sportive étant mieux dans son corps et sa tête est au dessus de la moyenne nationale question nirvana, je me demandais s’ils ne pouvaient pas recommencer l’étude avec un double comparatif chaussettes en laine qui grattent et chaussettes de running. On devrait logiquement atteindre les 100% avec ces dernières et faire sauter les chiffres de ventes au rayon chaussettes de D4… Mais après tout, quoi de plus normal à tout cela… Ne dit-on pas qu’on prend son pied ? Arf, que je suis drôle et fine d’esprit en cette fin d’année !

Maintenant il y a des études qui me filent l’envie d’aller plonger la tête du scientifique dans le four et d’allumer le gaz, si tant est qu’il puisse encore porter ce titre après ce genre de débilité publiée. Nous avons donc eu le droit dernièrement à une tentative de réponse à une question fondamentale : pourquoi les femmes n’aiment pas le sport ? C’est en se basant sur sa propre expérience que le Dr Amy McMichael, de l'Université Wake Forest, a eu l’idée de mener cette étude (bonjour la solidarité féminine tiens !). L’enquête a porté sur 103 femmes de Caroline du Nord, aux Etats-Unis. D’après les données, plus de la moitié des femmes faisaient moins de 1 h 15 de sport par semaine et une sur quatre a admis ne jamais en faire. 40 % ont expliqué éviter de faire de l’exercice pour ne pas abîmer leur coiffure. La transpiration, le vent et j’en passe, mettraient trop à mal leurs cheveux disciplinés et sublimés par des soins à la maison ou chez le coiffeur. L'enquête n'a porté que sur des femmes afro-américaines, histoire de rajouter un côté ségrégationniste au truc. Cela me consterne à un point que vous ne pouvez pas imaginer…  Cela donne une image de la femme tellement superficielle que je ne comprends même pas comment une femme peut de son propre gré communiquer là-dessus.

Que voulez-vous, je pense trop et je m’énerve toute seule comme une grande derrière mon écran ou mon journal puisque je lis encore la vraie presse, celle qu’on achète et qui laisse des traces d’encre sur les doigts… Je sais bien, c’est mon problème. Je ne cours pas assez en ville aussi, maintenant que j’ai quitté Paris pour la province. Comment ? Vous ne savez pas ? Mais courir en ville rend con ! Ce n’est pas moi qui le dis c’est une autre étude ! Selon des chercheurs de la très sérieuse Vrije Universiteit Brussel en Belgique, la pollution atmosphérique propre aux zones urbaines sape les bénéfices de l’exercice sur la santé mentale. Les coureurs qui s’entraînent en zone urbaine (ça vaut aussi pour le jardin du Luxembourg et autre bois de Boulogne au fait !) afficheraient des niveaux d’inflammation et un déclin mental plus élevés que ceux qui s’exercent en zone rurale ! Je vais peut-être prolonger mon séjour auvergnat moi…

Cécile

 

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