J'ai vu pour vous : La Ligne Droite de Régis Wargnier
Privilège du statut de journaliste, j’ai pu découvrir en avant première le nouveau film de Régis Wargnier : La ligne droite.

Le pitch (comme on dit !) : Leïla, après cinq années de prison, retrouve la liberté. Elle va rencontrer yannick, un jeune athlète qui vient de perdre la vue dans un accident. La seule discipline que celui-ci peut pratiquer avec son handicap, c’est la course. Mais avec un guide, auquel il est attaché, par un fil, le temps de l’entraînement. Ce sera en l’occurrence, une guide : Leïla, elle-même athlète de haut niveau dans sa vie d’avant. Leïla se tait sur son passé. Yannick, étouffé par les marques de compassion de son entourage, va s’arranger de ce silence. L’entraînement, et puis les projets de compétition vont les aider à se reconstruire, l’un avec l’autre. Mais il y a des histoires passées qui ne vous lâchent pas, et des sentiments présents, des mouvements du cœur, qui bouleversent les trajectoires. Il faudra en passer par là pour un jour entrer dans la ligne droite.
Ma critique : pas facile en fait de dire ce que j’ai pensé de ce film parce que je suis très partagée. En fait non, pour être très honnête je suis un peu déçue. Il y avait un sujet en or, des acteurs à la hauteur mais l’envolée lyrique que j’attendais n’est pas venue, enfin pour moi. Peut être justement parce que j’attendais trop de ce film. Les comédiens sont pourtant tout à fait à la hauteur de ce qu’on attend d’eux. Aucun doute là-dessus, lorsque vous les voyez courir, ils sont crédibles. Rachida est une ancienne athlète qui est monté jusqu’en national et Cyril Descours est un grand sportif qui n’a pas eu de mal à comprendre ce que ressent un coureur. La plupart des seconds rôles sont tenus par des coureurs ou de grands sportifs également.
Le couple que forment l’athlète et son guide est très particulier. Il ne faut plus faire qu’un sinon c’est la chute et ce n’est pas une image, c’est la réalité. Belle métaphore sur ce qu’est notre vie d’ailleurs. Comme en plus je l’ai déjà vécu, je sais ce que cela fait d’être dans la foulée de quelqu’un, dans son souffle, cette respiration qui est la même. Un seul objectif : aider l’autre à atteindre son rêve. C’est fort comme émotion, c’est même assez indescriptible, il faut l’avoir vécu je pense pour comprendre de quoi nous parlons. C’est d’autant plus vrai que là se rajoute la notion de vitesse qui ne pardonne rien. Il faut rester au contact, que soit physique ou mental d’ailleurs. Plus de mots ou très peu, une attitude qui fait comprendre à l’autre ce qu’il doit faire. Pour moi qui suis férue de mythologie, nous sommes dans le mythe du Minotaure, un seul corps mais 4 jambes !
Le film rend un superbe hommage à tous ces accompagnateurs qui un jour sont capables de mettre leurs jambes et leurs yeux au service d’une autre personne. Le réalisateur est un grand connaisseur du monde du sport et ça se sent dans le travail de l’image et de la photo.
Mais toute cette histoire, qui se serait suffit à elle-même en fait, est un peu trop noyée dans le pathos de son parcours à elle. On finit par se demander ce qui va bien encore pouvoir lui arriver et c’est dommage. J’ai eu parfois le sentiment qu’on cherchait à me faire pleurer, ce qui aboutit évidemment à l’effet inverse. Et pourtant certaines le savent ici, j’ai la larme facile et les « maçons du cœur » me coutent chers en kleenex ! En fait assez paradoxalement c’est le rôle de la mère magistralement interprétée par Clémentine Célarié qui tire je trouve son épingle du jeu. Cette mère courage qui se bat pour son fils, est vraiment superbe. Elle réussit très bien à faire passer le sentiment paradoxal que nous avons toutes un jour avec nos enfants. Il faut lutter contre notre côté mère poule pour leur filer des vilains coups de bec et les mettre en dehors du nid puisque nous sommes là pour ça : accompagner nos poussins à devenir des coqs ou des poules qui trouveront leur place dans la basse cour de la vie (wouah !!! bonjour l’image fermière !). Elle est là à tenter de rester droite dans ses bottes, consciente qu’elle est le capitaine d’un navire qui peut chavirer d’un moment à l’autre, elle meurt d’envie de craquer mais elle ne peut pas, elle ne doit pas parce qu’elle sait qu’elle l’entrainera immédiatement avec elle.
Conclusion : peut mieux faire comme le disent souvent les profs mais m’a donné très envie de rechausser mes pointes et de retrouver le tartan, c’est déjà pas mal !!! A vous maintenant de vous faire une opinion en allant voir le film. Tout cela reste un avis très personnel ! Après tout j'ose le reconnaître : moi "les chariots de feu" me laissent de glace !
Et amusez vous à faire un test, courez en fermant les yeux aussi longtemps que vous le pourrez. C’est étrange, je l’ai tenté ce matin sur une belle ligne droite à côté de chez moi et j’ai vite compris que la course à pied ce ne sont pas seulement 2 jambes qui vont vite.

Par karim, mai 30, 2011
Je viens de voir la bande annonce de ce film, et j'ai trouvé l'histoire émouvante et réelle .Cela me donne envie de voir le film, par ailleurs je ne connaissais pas l'actrice Rachida brakni ceci dit je constate qu'elle a livrée une belle prestation...j'attends de voir le film en entier pour confirmer ma bonne impression.
Par yanne, mars 14, 2011
Par nadine, février 22, 2011
Nadine
Par La Fée Clochette, février 11, 2011
Par Stella, février 10, 2011





j'ai bien aimé, effectivement pas mal de crédibilité dans les acteurs, un sujet super intéressant, très très riche... mais je suis aussi un peu déçue de la conclusion car elle rend ce film moins crédible je trouve...
En substance ca reste bien meilleur que beaucoup de films dont on essaie de nous bourrer le crane le reste du temps donc je dirai quand même que ca m'a fait du bien !