Lyon Urban Trail 2012 : petit rendez-vous entre amis
Lyon Urban Trail 2012 : petite fête entre amis !
Elle n’était pas vraiment prévue celle là… oui je sais comme beaucoup d’autres, je vous le fais à chaque fois ! Mais là en fait, tout est venu d’un concours de circonstances et je n’invente rien pour justifier encore mon dernier petit délire dominical. Je m’explique : on me propose de venir faire une conférence pour présenter mon projet 4 déserts à Brest ou plus précisément à Landerneau devant le club Rotary de la ville. J’accepte avec grand plaisir, trop ravie de retourner voir ma Bretagne et pour y aller le plus efficacement possible, je vais prendre l’avion de Lyon. Par la force des choses, je me retrouve dans la capitale des Gaules le week-end du LUT. Avouez que je ne pouvais pas faire autrement non ? Du coup je décide de rentabiliser ma venue, ce sera article comparatif LUT – Ecotrail pour Running pour ELLES et LUT tout seul pour Running Attitude. Je préviens les copains lyonnais que je suis dans la place, et roule ma poule c’est parti. Cela va me permettre de mettre également un visage sur des « amies virtuelles » que ce soit pour CAF et Facebook. Cerise sur le gâteau, le journaliste du Progrès en charge de couvrir l’évènement me contacte pour faire un portrait de moi et parler de mon année 2012 quelque peu chargée dirons-nous. Ça part sacrément bien cette aventure lyonnaise moi je dis ! Maintenant j’ai 2 paramètres stress à gérer : j’ai ma trombine dans le journal autant dire que ce serait la honte si je ne finissais pas sur mes

En attendant, j’attaque la journée de samedi par un déjeuner chez Arthur que je vais voir pour la première fois de ma vie en « non coureur » ! Le petit groupe de la première LyonSainteLyon a vraiment été pour moi une grande et belle rencontre. Nous nous retrouvons partout et il est quand même très rare que je ne prenne pas le départ d’un ultra sans un de mes « nains » préférés à mes côtés. Bon évidemment les sujets de conversation vont vite s’orienter course à pied même si j’essaye de ne pas trop imposer nos petits délires à sa famille. J’ai les mêmes à la maison je connais ! Direction le retrait des dossards avec une balade découverte de la cathédrale de la Fourvière qui est juste une petite merveille. Débrief du parcours et de la ville de Lyon, en gros ça donne : « bon ben là tu vas monter, là tu as plein d’escaliers, là ça remonte encore, là ça descend bien mais ça casse »… et j’en passe… Ah pas de doute Arthur sait parler aux runneuses inquiètes… Je fais des calculs savants dans ma tête parce que depuis que je sais que la petite balade présente un vrai dénivelé avec 6000 marches en plat de résistance, j’avoue mes jambes fatiguées d’un
En attendant j’arrête de penser et nous allons chercher nos dossards. Enfin j’essaye puisque le vigile en charge de faire le filtre entre les touristes par le monde alléchés et les coureurs. Il me demande « vous êtes coureuse ? », ben ouais mon gars ! Tu veux voir mes dessous de pieds qui tombent en lambeau depuis le retour de mon dernier ultra dans le désert d’Atacama ? Mais pourquoi on me pose toujours la question ??? Ah oui pour faire marrer Arthur ! Je récupère mon dossard et là première très bonne surprise du week-end : on m’a attribué le 33. Pour une fille dont le chiffre fétiche est le 3, avouez que c’est plutôt bien parti cette histoire. Séance photo sur le parvis de l’hôtel de ville et là nouvelle bonne surprise : je me trouve bien sur la photo ! Disons que je me reconnais en tout cas et ça c’est tellement rare qu’il est important de le signaler. Direction mon hôtel pour me poser 2 min avant de repartir pour la pasta party CAF organisée d’une main de maître par Cecile. Bon par contre mettez 7 filles passionnées autour d’une table et automatiquement le niveau sonore monte un peu… Je m’excuse auprès des autres clients du restaurant qui sont maintenant imbattables sur la Sainte Express, le fartleck et autres joyeusetés du monde de la course à pied. Je rentre un peu tard je l’avoue à l’hôtel et en 2 min je fonce au lit. Petit déjeuner prévu à 6h avec mes collègues journalistes venus là pour couvrir la course et ça fait tôt cette histoire… Mais je ne vais pas me plaindre parce que normalement le petit déj le we n’ouvre qu’à 7h. Là, je vais avoir la possibilité de bien charger les batteries, ce qui n’est pas un moindre mal vu mon état global.

Dimanche, jour des braves !
Métro, boulot mais pas dodo… Il faut y aller, parce que je ne suis pas d’ici et il va falloir tout donner pour cette foutue course le plus vite terminer. Je retrouve Arthur planqué au chaud, Jean-Philippe forcément, mort de rire de me voir « encore » là (allez avoue tu me suis !) et je rencontre enfin Patricia, une brut de fleurs tout en sourire et en énergie. Arrive ensuite Juju qui n’avait pas communiqué sur sa venue, et que je suis ravie de revoir. Décidemment y a tout le monde ! Et ce n’est pas fini, j’embrasse Thierry le 3ème pingouin de la bande avant de tomber par le plus grand des hasards dans le sas du départ sur un garçon qui m’aborde « euh Cécile tu te rappelles je suis l’infirmier en psychiatrie de la LyonSainteLyon ». Tu m’étonnes que je me rappelle ! Une rencontre pareille alors que tu te ramasses les pâquerettes avec Kilian, le mien, pas l’autre… en tentant de rentrer à Lyon ça ne s’invente pas ! Sans parler du fait qu’il était là aussi sur la ligne d’arrivée de ma deuxième attendant une collègue qui arrivait juste derrière moi. Là, Vincent est coureur lui aussi et il est accompagné de Julien, collègue de son hôpital, en charge de la sécurité incendie. Vous la voyez venir la blague à 2 balles ? Je la fais avant vous : c’est tout à fait un équipage comme ça qu’il me faut, un infirmier en psychiatrie parce que je suis barrée, un pompier parce que je fous le feu avec ma jupette ! Voilà ça c’est fait, ça vous fera un commentaire de moins à écrire !
Nous ne décidons pas de partir spécialement ensemble c’est la course et mes ennuis mécaniques qui vont faire que je vais passer

Nous arrivons au 2ème ravito et là ça devient du grand guignol (forcément à Lyon, c’est logique… page culture générale puisque c’est à Lyon qu’est né Guignol). Il y a tellement de monde pour en sortir que l’unique petit portillon est saturé. Du coup, on fait d’abord demi-tour pour retourner boire un verre. Pas la peine de s’énerver, on ne peut pas avancer, autant ravitailler. Mais comme le redbull est servi sans vodka, on ne va pas s’éterniser non plus. Des coureurs tentent un passage par la droite et je les suis embarquant mes 2 compagnons dans notre nouvel atelier ludique et pas du tout dangereux baptisé « tu escalades les barrières, tu t’accroches dans le vide en espérant ne pas glisser et tu sautes pour récupérer l’escalier ». Je tiens à remercier ici le gentil coureur qui a préféré m’assurer dans mon retour sur le plancher des vaches plutôt que de se prendre une blonde de 58kg sur la tête ! Dieu merci ce foutoir finit très vite et nous partons vers la droite alors que les autres partent sur la gauche. Mais du coup on se retrouve tellement seuls que je finis par me demander si on n’a pas raté un truc là… Coureur en vu loin devant, coureurs en vue loin derrière, ça doit être ça. Et les montagnes russes reprennent, un coup tu montes, un coup tu descends. Un petit tour du côté des quais où je découvre ces foutus galets ronds franchement pas adaptés à ma foulée plus vraiment légère. Point positif : notre temps. Je suis la première surprise, je tiens le rythme alors que j’attends le moment où je vais forcément m’écrouler mais il ne vient pas. Je ne sais pas si c’est la perspective d’avoir le temps de prendre une douche avant de sauter dans mon train mais j’avance et je ne suis pas trop un handicap pour les copains. Par contre, Julien commence à montrer des signes de faiblesse. On dit souvent que je suis cinglée mais bon lui il est venu courir après sa nuit de service… Tu m’étonnes qu’il commence à fatiguer le pauvre. On lui remonte le moral, on s’accroche tous les 3, l’objectif maintenant est clairement annoncé, en dessous de 5h ou mourir. La montée à Fourvière au milieu des croyants qui fêtent le dimanche des rameaux est assez surréaliste pour être honnête. On nous laisse passer en nous demandant souvent « c’est un marathon ». Oui oui, c’est ça ! Pas la force d’expliquer la vérité ! Arthur m’avait prévenu, quand tu attaques la piste de ski, tu ne lâches plus rien c’est fini. Et oui il y a une piste de ski désaffectée en pleine ville et vous pensez bien que l’orga ne pouvait pas la rater celle-là. Dans ma tête ça va dérouler jusqu’à l’arrivée, forcément Arthur me l’a dit. Tu parles Charles !!!! Et ça continue à monter, et ça continue les escaliers bien tordus où tu as intérêt à regarder où tu mets les pieds. Vincent est clairement devenu le leader du trio, je m’accroche, j’arrête de penser parce que de toute façon si je pense, je me mets en boule et je pleure. Les jambes sont vraiment douloureuses et j’ai un genou qui hurle qu’on l’achève là sur place. J’ai le regard dans le rétro pour surveiller Julien qui est à la peine et nous filons vers l’arrivée qui se fait tellement désirer. J’ai aussi le nez sur mon chrono et je me demande si nous allons y arriver. Ça n’en finit plus de monter alors que j’espérais 3km roulant pour tout donner.

Soudain apparaît devant nous une veste rose reconnaissable entre toutes, Patricia est là juste devant moi. Ah cool ça c’est une super surprise. J’accélère un peu pour la rattraper et immédiatement nous décidons de finir ensemble. Sincèrement j’ai rarement autant donné pour finir une course, autant surveillé l’heure. Vincent ouvre la route, nous le suivons et j’avoue, là j’ai un peu oublié Julien. De toute façon, je sais qu’il va finir, il reste 1km, la question ne se pose même pas. Une dernière traboule, un hôtel de ville à traverser, l’arche est là enfin. Le speaker veut attraper Patricia au vol mais nous filons comme l’éclair pour passer la ligne d’arrivée main dans la main. Je suis trop contente !!!! 12h28 et des poussières à mon garmin, objectif atteint, je suis LUT de Bronze comme on dit là-bas. J’embrasse mes compagnons de route et je file me chercher un verre de coca parce que là j’en ai bien besoin. Je tombe sur Arthur et les copains et je râle « eh les mecs vous étiez où pour la haie d’honneur ? ». J’ai le droit à un « ben tu comprends on ne pensait pas que tu arriverais si vite aussi »… no comment les garçons !
Je prends un deuxième verre et je file sur la ligne d’arrivée pour accueillir Julien qui arrive enfin. Il a l’air content de mon initiative en tout cas. Photos souvenir (je les attends) et déjà je dois filer. Je récupère mon sac, fais un coucou aux cafeuses qui ont assuré sur le 22 et direction mon hôtel, la douche, le train, la maison.
Sincèrement cette course m’a fait du bien au moral parce que j’en avais encore sous le pied pour finir en beauté avec Patricia, ce qui était loin d’être évident. J’avais 80 bornes dans les pattes le we précédent, aucun entraînement, je me contente uniquement de faire des courses en ce moment mais ça a tenu. Bon j’ai mis un peu moins de 5h, je n’ai pas fait ma Brinouille en faisant un podium non plus (4h53 exactement)! Mais je me suis régalée, j’ai passé un super we avec les copains et les copines, mis enfin un visage sur plusieurs amis FB qui n’étaient que virtuels et qui se sont révélés comme je les imaginais. Pour le moment, je ne suis pas sur la liste de finishers comme je m’y attendais, 2 dossards pour la même personne forcément ça finit comme ça. Mais surtout j’ai eu la confirmation de ce que je subodorais : le 3 est vraiment mon chiffre !
Cécile
Merci à Arthur pour l’accueil ! Fais gaffe, je reviendrai !
Merci à Vincent et Julien pour ce super moment passé ensemble.
Merci à Patricia pour cette arrivée mémorable
Merci aux cafeuses pour ce diner topissime !!!
Les photos ne sont pas les miennes c'est juste pour illustrer tout ça, elles vont arrivées !

Par Lyset, avril 10, 2012
Par Japhy, avril 03, 2012
Par contre, selon l'endroit où on se trouvait dans le peloton, le 38 a été très bouchonné aussi, sur kikourou, des mecs arrivés dans les 30 ou 50 premiers disaient qu'ils avaient dû enjamber des balustrades etc, vers la fin du parcours, et qu'ils avaient été arrêtés sur la passerelle aussi. Dommage qu'il y ait tant de monde, j'aime bien l'idée, surtout que j'ai habité 4 ans à Lyon.
Par yanne, avril 03, 2012
Par malutine, avril 02, 2012
) et version parcours d'obstacle en plus : elle est terrible la boss
On en redemande bien sur
Par Aurely42r, avril 02, 2012
http://www.leprogres.fr/sports...-de-courir Mais on voit qu'en même la photo....
Barbie après le ravito t'es passé par dessus la barrière pour retomber dans l'escalier?? Mon dieu moi j'aurai jamais osé trop peur de tomber...
En tous cas Bravo....
Par Mamanpat, avril 02, 2012
J'ai adoré ces premiers kil ensemble, tu m'as bluffé quand j'ai revu ta casquette rose dans une des dernières volées de marches et cette arrivée en rythme et tempo sans faute est à la hauteur de l'évènement !
Et au fait, tu es aussi comme je l'imaginais, juste un peu moins "rose" !!!


A très vite pour une prochaine !
Par Stella, avril 02, 2012
Par juju, avril 02, 2012
Tu es vraiment bluffante!! La BIG BOSS quoi! Je félicites aussi toutes celles qui ont fait l'Urban Trail et les différentes distances! Pour ma part , aujourd'hui et contrairement à toi , je suis une vraie mémé pour marcher et descendre les escaliers!! Très gros bisous JUJU
ir





c'est vrai que c'est idéal comme entraînement car c'est super ludique.
par contre je ne sais pas comment tu fais pour enchaîner autant de kilomètres - pour moi tu es une extra-terrestre.
Dire que je tremble sur mes prochains objectifs et que j'économise mes pas d'ici là de peur de me blesser :-)