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Toute première fois à Ré la Blanche

Écrit par Cécile on .

Toute première fois à Ré la Blanche

Toute première fois… Blanche… virginité… Oui je sais c’est un peu limite comme titre ! Mais bon je ne vise pas le Pulitzer non plus avec ce texte. Alors comment me suis-je retrouvé ici sur mon île à organiser mon premier stage de CAP ? C’est comme toujours avec moi une longue, très longue histoire. Alors vous allez vous faire un thé vert et vous revenez ! (Le coca zéro ou la bière sont tolérés).

Donc comme tout le monde le sait, Ré est une île très importante pour moi, c’est là où je viens en vacances depuis tellement d’années que c’est indécent de le dire. J’ai vécu énormément de choses dans cette île à titre personnel et elle reste l’endroit où j’aime me réfugier quand cela ne va pas. Le fait de pratiquer maintenant la course à pied m’a permis de la découvrir sous un autre angle, au petit matin avant que les enfants ne se réveillent quand je n’ai comme seuls copains les lapins et les faisans avec cette odeur salée que j’adore. Avant qu’il y ait le pont, nous prenions le bac. Quelque soit l’heure, quelque soit le temps, je me précipitais dehors pour voir mon ile arriver, apercevoir les premières lueurs de Rivedoux et l’odeur des embruns, ce mélange si particulier de sel et d’algues qui pourraient repousser certains et qui pour moi est une odeur qui me rassure.

J’ai failli avoir un enfant sur l’ile puisque Thomas, très pressé de venir, a vraiment failli naitre dans la voiture qui me conduisait à la maternité ! Pour la petite histoire et elle est vraie je vous jure, alors que nous traversions toute l’ile (je vis au bout du bout dans le bois de Trousse Chemise) avec mon gros ventre qui faisait des vagues, nous avons ralenti devant les fortifications de Saint Martin à ma demande. J’avais envie de manger une glace à la Martinière (ah les glaces de la Martinière…) parce que je savais qu’avec mon hospitalisation j’allais être privée de ces délices pendant quelques jours. Dieu merci mon père a fini par dire : «je trouve que ça s’accélère quand même un peu tes contractions, on va y aller quand même ». S’il avait cédé à mon caprice, Thomas se serait appelé Martin et aurait été baptisé à la glace au caramel au beurre salé !!!

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Tout naturellement lorsque j’ai cherché un centre de thalasso pour m’offrir ma cure maman bébé, je me suis tournée vers celui de Sainte Marie de Ré et je suis immédiatement tombée sous le charme. Je ne parle même pas de la cuisine… mais j’aime être juste devant la petite plage avec ce phare qu’on aperçoit au loin. Même les gros bateaux qui passent font partie pour moi du charme de cet endroit parce qu’ils me rappellent mes voyages en fait et mon envie de partir naviguer sur ce type de bateaux comme cela est maintenant possible. On loue sa petite cabine sur un bateau qui n’offre en fait aucun confort autre que le repas mais qui permet par cette simplicité d’accueil de se retrouver, de se concentrer sur soi et de rattraper 3 ans de lecture en un seul voyage ! Le centre de soins est vraiment de haute qualité et je suis accro au massage sous affusions… Une douche d’eau mer légère et juste chaude, une masseuse et c’est parti pour 25 min de bonheur parfait. Vous immergez de là pour vous trainer sur votre transat pour retrouver vos esprits et tenter de vous rappeler votre prénom !

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Ah les Saints Jacques...

Après ma cure maman bébé je suis revenue 2 fois pour un court séjour en fin de saison comme on dit, pour récupérer après des courses un peu longues. Et tout naturellement je me suis dit qu’il y avait quelque chose à faire là. Aujourd’hui il n’existe pas de stages pour vrais débutants. Je parle bien de personnes qui n’ont jamais couru, qui ont fait quelques tentatives souvent ratées qui les ont dégouté de recommencer mais qui aimeraient pourtant découvrir le plaisir de courir. Lorsque j’ai commencé à pratiquer ce sport j’aurais aimé trouver un endroit où je pouvais pendant quelques jours apprendre les rudiments, trouver quelqu’un qui réponde à mes questions que je n’osais pas poser, où personne ne me jugerait parce que je cours comme un escargot. Et si moi je le lançais cet endroit ? Après tout je suis dans une phase positive ! Qui aurait pensé qu’un jour je finirais la Parisienne ? Et un marathon ? Ou plus dingue encore, un ultra ? Personne et moi la première ! Alors maintenant que toutes les barrières sont tombées dans ma tête je me lance et advienne que pourra. Je profite donc d’un de mes séjours réthais pour contacter le responsable commercial du centre, Sylvain pour ne pas le nommer et un déjeuner plus tard le projet est lancé. Ce sera un we marathon au moment de celui de La Rochelle et une semaine à l’occasion du trail des Vignes. Bien entendu cette course est un prétexte, il n’est pas prévu de faire faire 18 km à des débutantes en 8 jours, c’est de l’eau de mer qu’ils utilisent, pas Lourdes non plus !!! Mais je dois dire que lancer cette semaine au moment de la Sarabande et emmener quelques filles courir le premier 5km à l’issue de la semaine me trotte bien dans la tête…

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les fameuses vignes

Bref me voilà lundi sous un soleil indécent prête pour rencontrer mes « élèves » de la semaine. J’en ai 2 d’officiellement inscrites et mon petit discours au cocktail de bienvenu en décidera 2 de plus. Rendez vous est donné le mardi matin pour la première sortie. Je suis prévenue : l’une est au bord de la syncope au bout de 3 minutes, l’autre est toute rouge au bout de 5… Mais j’ai aussi une dame qui s’est fait St Jacques de Compostelle d’un seul tenant toute seule, alors avec elle au moins pas de doute sur son endurance naturelle ! Mais l’inquiétude est palpable. Ok les filles on se détend et vous allez voir ce que vous allez voir. Je pars sur une bonne vielle méthode cyrano qui a fait ses preuves et c’est parti. Nous allons partir pour 45 bonnes minutes à la stupeur générale. Alors ? Vous voyez ce que je vous avais dit ? Pour savoir courir il faut savoir marcher (Convert, prends un lexo ça va passer !). Le mercredi elles sont toutes là et c’est reparti. J’ai fait 2 groupes pour coller avec les soins de thalasso et tout le monde est au rendez vous. J’ai même une personne de plus pour la sortie du soir. Nous partons sur un rythme de 3 – 3 très précis pour ne pas s’endormir et tout le monde tient. Le groupe du personnel de la Thalasso engagé sur le trail des vignes nous accompagne le soir et découvre que ce type de sortie n’est pas aussi reposant qu’ils auraient pu le penser. Et histoire de bien en rajouter, après les étirements avec les débutantes, nous repartons pour repérer un peu le parcours et voir si courir tous ensemble est jouable. Ca me fait donc 3 sorties sur la journée, autant vous dire qu’il ne faut pas me bercer le soir !

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Surtout que j’ai découvert un univers impitoyable : le cours d’aquagym !!! Pas de doute il faut que je reste sur la course à pied parce que là je suis pathétique… Une vraie blonde… Pas moyen de coordonner l’équilibre, les bras, les jambes. Je peux vous dire que la piscine d’eau de mer est vraiment salée ! Et je découvre les courbatures aux bras, qui les pauvres n’avaient pas travaillé comme ça depuis des lustres. Ce qui est bien c’est que cette journée surchargée m’a permis d’éliminer le cheese cake citron du déjeuner avec Mélomarie17. On était pourtant bien parti toutes les 2 avec nos salades au poulet… Mais l’énoncé des desserts a mis nos bonnes résolutions de côté en une fraction de seconde !

Jeudi matin, malgré quelques réticences nous testons la sortie à jeun pour surtout voir les différentes sensations en fonction des horaires d’entrainement. L’avis est général : « ah ben mince alors, je croyais que sans mon petit déjeuner dans le ventre, j’allais m’évanouir ! ». Mon idée est simple : en variant les horaires et en montrant que tout est possible, je veux surtout les convaincre qu’on peut aller courir quand on veut et surtout quand on peut. C’est un sport qui s’adapte à notre emploi du temps et pas l’inverse. Petit déj, thalasso et zou je quitte mon nouvel uniforme, le peignoir de bain et les tongs pour prendre un TGV direction Paris. Il n’y avait pas moyen de faire autrement, j’ai 2 conférences de presse importantes et je ne peux pas les rater.

Le plus étrange est vraiment de se retrouver plonger dans le stress parisien en si peu de temps et comme en plus cela fait 3h que j’envisage d’exploser mon ordi avec cette saleté de clé 3G sur le mur, je ne suis pas un exemple de zénitude quand je pose le pied à Paname. Je dois transmettre des textes pour le prochain Running pour Elles et rien à faire ça ne marche pas. Direction le starbuck coffee du coin pour une nouvelle tentative. Au bout de 10 min d’énervement, j’apprends que leur routeur est planté. Ok, c’est bon je lâche le truc. La technologie n’est pas mon amie ce jour là, il faut se résoudre à ne pas toujours faire ce qu’on veut. En route maintenant pour la conférence de l’UTMB. Ce qui est très drôle pour moi, c’est que je commence par celle là et le lendemain matin je serai à celle de la Parisienne : ma vie de coureuse résumée en 24 h à peine. Je sais déjà que je serai surement à Chamonix fin août histoire de pouvoir dire que je suis une vraie finisheuse et surtout pouvoir parader avec ma polaire sans avoir un sentiment de culpabilité vis-à-vis de ceux qui ont vu le loup et je sais avec certitude que je serai au départ de la Parisienne quelques jours plus tard pour faire courir Muriel plus vite que son ombre. J’adore ce mélange parce que c’est vraiment moi, le plaisir doit prévaloir quelque soit la distance, l’endroit où je cours. Et c’est sur ce mélange exotique improbable que repose tout l’attrait que ce sport a pour moi.

Conférence géniale parce que je retrouve les copains, les doux dingues comme moi qui partagent cette passion pour les aventures un peu hors normes il faut bien l’avouer. Il y a aussi Sébastien Chaigneau que j’ai eu l’honneur d’interviewer quelques jours auparavant. Nous aurions du faire connaissance sur le sable libyen mais comme vous le savez, la politique a ses raisons. Cet homme est tout bonnement ahurissant à écouter : il connaît chaque caillou du parcours mythique par son prénom… L’entendre me détailler tout ça me donne vraiment l’impression d’être toute toute petite et comme en plus il trouve le moyen de caser les bonnes adresses de tartes aux myrtilles sur le parcours, je suis sous le charme !

Il y a aussi Nathalie Lamoureux, journaliste au Point qui sort un livre dont je vous parlerai bientôt, le livre et Nathalie d’ailleurs. Ce sera un des visages dans le Running pour Elles n°7. Elle a un parcours étonnant et un sourire de femme heureuse toujours accrochée aux lèvres. Pascal avait eu la gentillesse de dire que je pourrais éclairer la vallée de Chamonix avec mon énergie mais avec Nathalie c’est la Savoie et la Haute Savoie qu’on éclaire ! Et d’ailleurs il y a aussi Pascal avec qui j’ai réellement fait connaissance au pied du Mont Blanc pendant cette édition si particulière et qui me fait l’honneur d’être devenu un ami. Sans oublier Sabine, Pierre Etienne et j’en passe ! Une vraie grande famille cette histoire.

Le petit film diffusé achève de me convaincre qu’il faut que j’y retourne et ce moment aurait été totalement parfait s’ils avaient pensé aux glaces ou au pop corn… Ah là là ces conférences de presse, c’est plus ce que c’était ma brave dame !

Vendredi matin, rendez vous à la Madeleine pour un autre style de course : la Parisienne. Les fondateurs m’ont demandé cette année de participer à ma façon à cette course. Je ne vais donc pas me contenter de courir en bretonne, robe noire, petit tablier et coiffe de bigouden avec une Muriel qui devra renoncer aux couleurs de Paris pour adopter l’esprit Fest noz à mes côtés. Je vais écrire régulièrement pour la newsletter et je participerai activement au DVD qui est envoyé à toutes les participantes. Si je voulais faire ma pétasse qui s’y croit, je dirai que comme Inès l’est à la mode, je suis l’incarnation de la Parisienne de la course à pied. Comment ça, Karl chéri ne sait pas que j’existe ? Oh je rigole !!! L’idée est surtout de montrer que cet évènement sportif peut avoir un impact positif sur la vie d’une femme. Pour ma part il l’a complètement bouleversé puisque le jour où j’ai fini avec ma première médaille autour du cou, je me suis littéralement sentie pousser des ailes et l’ado complexée par son niveau sportif pathétique a laissé place à une femme qui s’est dit : « mais si je suis capable de faire ça, je suis peut être capable de beaucoup plus de choses que je ne le pensais ». On voit où ça m’a mené d’ailleurs !

Je suis vraiment ravie de sauter dans le train pour rentrer sur mon île et quitter la vie parisienne jusqu’à ce que je découvre que tout Paris a pris la même décision que moi… Le train est bondé de chez bondé, et je suis légèrement agoraphobe. Surtout j’ai besoin de dormir un peu. Pour tous ceux qui ont circulé dans le train pour aller au bar et qui se demandent qui était la sdf qui dormait par terre dans le range bagages à l’entrée de la voiture 6, ne cherchez plus, c’est moi ! Même le contrôleur n’a pas osé me déranger… Je retrouve mes élèves avec un plaisir fou. Une bonne petite sortie histoire de décrasser et c’est la fin du stage. C’est qu’elles vont me manquer !!! Le samedi matin nous improvisons un dernier briefing dans les couloirs de la thalasso en peignoir et maillot de bain. Elles sont décidées à continuer sur la voie prise cette semaine et ça c’est vraiment important pour moi. L’idée n’était pas d’en faire des championnes en une semaine mais surtout de planter une petite graine en chacune d’elle et qu’elles repartent en se disant comme moi un jour : » mince alors je suis capable de ça alors ? ». Après si c’est de la marche nordique ou de la course ou tout autre sport d’ailleurs le principal est pour moi qu’elles continuent à faire un peu de sport. Elles sont super avec le petit bloc et leur crayon pour noter les derniers conseils.

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C’est le week end maintenant et je change de casquette, de coach je deviens lièvre. J’ai trouvé super que toute une équipe constituée de salariés de l’Atalante se constitue pour courir le trail des vignes sachant que la plupart ne sont jamais allés au délà de 10 km. Et je ne parle pas de Kamel, l’osthéopathe qui a commencé la  course à pied il y a 3 semaines seulement ! Je sais déjà qu’il ne sera pas possible de faire un seul groupe mais on va tenter de gérer cela au mieux.

Il pleut un peu mais pas trop et comme il fait un peu plus froid l’idée de Sylvain de customiser des petits hauts D4 doublés de polaire est bénie du ciel ! J’ai pris ma ceinture de trail avec compote, barres et pates de fruits données par l’autre Cécile du groupe pour parer à toute éventualité. Il y a un ravito tous les 5km, normalement nous n’aurons pas besoin de boire entre chaque mais dans le doute. Je ne vais pas vous raconter la course km par km parce que cela manquerait tout de même d’intérêt mais tout s’est passé comme dans un rêve. Les 2 meilleurs du groupe partent devant à savoir Zoé qui est la plus aguérrie des filles du groupe et mon tortionnaire de l’aquagym qui est un habitué des triathlons. Autant dire que nous les reverrons sur la ligne d’arrivée. Nous avons donc : honneur aux femmes Céline responsable de la thalasso, Cécile sa copine qui elle travaille à la Noue, village à côté de Ste Marie, Sylvain le commercial du centre et Didier alias Monsieur Gireau le grand patron. Kamel je vous l’ai déjà présenté. Le parcours est vraiment sympa parce que tout de même très roulant pour un trail, déjà évidemment question dénivelé c’est comment dire… plat de chez plat… Pas vraiment une course à mettre dans son programme de prépa 6000D ! Par contre question sable je suis servie et quand on voit mon niveau de saturation après 6km ça promet la semaine prochaine.

Le temps est tout compte fait parfait parce qu’il ne fait pas chaud et le léger crachin est plutôt agréable. Nous avançons km après km et je parle ! C’est un peu « trail au pays de Barbie » cette histoire. L’idée est avant tout de les faire penser à autre chose, d’oublier le petit stress normal de la première course. D’ailleurs à un moment où le silence finit par se faire j’entends un « oh Cécile raconte nous une histoire ! ». Et c’est reparti ! J’ai même le droit à un : « tu devrais faire un CD de tes histoires pour que je le charge sur mon MP3 ». Le rythme s’est évidemment un peu ralenti avec le sable et la plage mais dès que nous retrouvons la terre ferme tout le monde relance. Et ce sera encore plus vrai en arrivant à l’entrée du village. Eux sont en terre connue et ça sent l’écurie à plein nez cette histoire. Le rythme s’accélère de plus en plus et même moi je suis obligée de m’accrocher. Oh je vous rassure je parle toujours. Nous en sommes aux projets futurs en fait : l’année prochaine on monte sur le 32 et en septembre 2012 ce sera le premier marathon au Médoc déguisés en curistes avec peignoir, maillot et bonnet de bain !

Je jette un œil de temps en temps sur le chrono et je n’arrive pas à croire ce que j’y lis. La ligne d’arrivée est en vue au bout de la rue et je dis à tout le monde : « si on y va à fond on est bon pour 1h45 ». Tout le monde s’élance, les secondes s’égrènent, Céline émet un « je ne vais pas y arriver », je lui réponds « mais si, ne lâche rien » et c’est triomphant que nous passons la ligne sous les 1h46. Je n’ai pas les secondes mais franchement on ne va pas chipoter. Vous auriez vu le bonheur sur leur visage, c’était au-delà des mots en fait. Mais pour moi ce n’est pas fini, il me manque des petits et je vais aller les chercher. J’avale un verre de coca en vitesse et je repars en arrière. Il me manque le grand patron qui nous a perdus même si nous l’avons eu en visu pendant plusieurs km. Il ne me faut que quelques centaines de mètres pour le retrouver et je finis avec lui. Il nous manque encore Kamel qui avait prévenu que de toute façon il finirait même si cela devait être en marchant. Je repars donc à sa recherche sous les remarques amusées des bénévoles sur le parcours qui me disent tous : « vous n’en avez pas eu assez ? Fallait faire le 32 ma petite dame ! ». Les coureurs se font de plus en plus rares. Même si j’encourage certains, j’évite le traditionnel « il ne reste qu’un km »… Quand on a mal, c’est long un km… Je sais que moi ça ne me remonte pas le moral et généralement j’ai juste envie de répondre « t’as qu’à les faire toi ces foutus kms ! ». Alors je me contente d’un grand sourire. A l’entrée du village, Kamel apparaît enfin avec le serre file en VTT. Et il court toujours ! Je repars donc avec lui en trottinant et en ne le noyant pas de paroles. Je sens bien qu’il a tout donné et je préfère juste être présente physiquement à ses côtés en soutien moral. Il n’y a qu’au moment où il éprouve le besoin de marcher que « la coach » se réveille et je ne lui accorde qu’une minute ! D’ailleurs il repart quand je le lui propose. Nous allons courir jusqu’à la fin et c’est en héros qu’il passe la ligne sous la hola de toute l’équipe venue l’attendre. Je m’éclipse discrètement pour les laisser entre eux, trop heureux d’avoir tous relevé le défi assez dingue que la plupart s’était lancé. Et puis moi j’ai Mélomarie17 à embrasser ! Après notre super déjeuner mercredi midi au soleil, elle m’avait promis d’être là à l’arrivée et c’est le cas.

Quelques photos souvenir pour immortaliser la belle équipe et c’est le retour à l’hôtel pour une douche et la préparation des bagages. Ce qu’il y a de formidable pour moi c’est que maintenant ils peuvent mettre des sensations sur ce que je leur avais raconté pendant la semaine, ce truc souvent indéfinissable que l’on ressent lorsque l’on passe la ligne d’arrivée d’une course, cette euphorie dont on devient irrémédiablement accro. En arrivant à l’hôtel force est de constater que j’ai une faim de loup… et pas de mes compotes restées dans ma chambre. Discrètement je passe la tête dans la salle de restaurant mais ils sont en train de tout ranger, il faut dire qu’il est 10h30. Tout de suite un des serveurs me propose de me trouver quelques croissants et de me faire un thé. Qu’est ce que vous voulez que je vous dise… Ils sont tous adorables et pas seulement avec moi, toutes les personnes que j’ai rencontrées louaient leur gentillesse. Et surtout cela va me permettre de faire connaissance avec Karim qui courait en club sur Levallois et qui vaut 38 min sur 10 km ce qui est tout de même un temps plutôt intéressant…

Conclusion de toute cette aventure : elle est vraiment très positive pour moi, et cela va même au-delà de mes propres espérances. Je suis passée de l’autre côté du miroir en allant à la rencontre de sportifs pendant leur pratique. C’est facile de donner des conseils derrière son écran, planquée les jambes au chaud sous son plaid avec son mug de thé… C’est une autre histoire que de se retrouver face à eux. J’étais très stressée de ne pas être à la hauteur mais je sais aujourd’hui que je n’ai pas à avoir peur d’y aller. Je ne serai jamais une coach professionnelle qui nécessite un vrai diplôme même si je me demande si je ne vais pas le passer un jour. C’est plus dans le côté « mental » que je crois que j’ai une carte à jouer. Cela m’ouvre de nouveaux horizons que je compte bien exploiter maintenant. Et je tiens à remercier de tout mon cœur toutes les personnes de l’Atalante qui m’ont offert une semaine merveilleuse dont j’ai savouré chaque seconde avec délice.

Cécile

 

 

Written by :
Barbie
 
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Commentaires (12)Add Comment
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J'adorais l'île de ré
Par terrain ile de ré, septembre 16, 2011
J'y suis allé plusieurs fois lorsque j'étais plus jeune, il paraît que cela a bien changé... Cependant pour y faire un week end thalasso pourquoi pas. Je vais y réfléchir !!!!!
san45
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Par san45, mars 31, 2011
un vrai régal ton commentaire!!!
un seul regret .. ne pas avoir fait partie de l"aventure
à un prochain stage j"éspère !!!

SOFISI26
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Par SOFISI26, mars 29, 2011
Ben en fait j'ai tout simplement envie de te dire Merci smilies/smiley.gif
Merci pour eux, merci pour les futures coureuses, merci pour la découverte de ton île et merci de nous laisser entrevoir que rien n'est impossible.
Et oui, merci pour le fou rire (le coup du lexo et de P convertsmilies/grin.gifsmilies/grin.gif)
Barbie
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Par Barbie, mars 29, 2011
Tout à fait Kécily ! Ma mère m'en a parlé parce qu'il y a eu un article dans son journal et Kristof en a parlé aussi. Tu sais qu'on va travaillé avec l'orga pour tenter de faire un ultra sur l'Ile ? j'espère que vous serez là tous les 2 !!!
Cécile
flo87
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Par flo87, mars 29, 2011
l'ile de ré !!! j'ai fait un WE thalasso il y a 3 ans , que du bonheur !!!
mais avec un stage CAP , j'aurai adoré , la prochaine fois j'espère
bonne prépa pour la suite
Kecily
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Par Kecily, mars 29, 2011
Quelle semaine de ouf !! Comment fais-tu ??

Mon homme avait fait le trail des vignes en 2009. Son récit est ici :
http://www.metagama.com/pap/index.php/2009/04/15/432-courses-natures-de-printemps
D'ailleurs, ce n'est pas lui qui t'a fait connaitre cette course ??
Mariebleu
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Par Mariebleu, mars 28, 2011
Que dire ? Sinon que tu es géniale et généreuse! BRAVO et bon courage pour la semaine prochaine!!
titoune
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Par titoune, mars 28, 2011
Tu es incroyable.
Au fil de tes rencontres, tu as des grains d'idées qui se forment dans ta tête et qui se démultiplient; et tu leur fais prendre corps un jour ou l'autre.
C'est sûr, tous ces grains formeront un jour une belle étendue de sable...de l'île de Ré ou du MDSsmilies/smiley.gif
babou
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Par babou, mars 28, 2011
Encore un défi de réussi ! bravo Cécile, la coureuse, la femme, la coach, la maman... et vite, le MDS t'attend !
Je suis fatiguée rien qu'à te lire. lol
MumuFromParis
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Par MumuFromParis, mars 28, 2011
Génial, génial, génial smilies/smiley.gif Bonne prépa du sac pour le MDS smilies/grin.gif
Nathou
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Par Nathou, mars 28, 2011
Un bel hymne à l'amour pour ton île, une semaine riche en expériences diverses, c'est ce qui s'appelle une semaine inoubliable!!!smilies/wink.gif Merci pour ce beau récitsmilies/smiley.gif
yanne
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Par yanne, mars 28, 2011
j'espère que tu garderas pendant longtemeps le contact avec tes premières stagiaires, et que tu leur as donné des ailes. Bonne chance pour le MDS.smilies/kiss.gif

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