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Ultra Portenaouak du Beaufortain 2012

Écrit par Cécile on .

Ultra Portenaouak du Beaufortain 2012

Dans la série « je fais n’importe quoi mais je n’en suis pas très fière », nous avons eu ce week-end à un parfait exemple de ce qu’il ne faut surtout pas faire si on est une coureuse responsable… Respon quoi ? Ce vilain mot je l’ai rayé de mon vocabulaire il y a quelques années déjà… Et depuis… Et depuis c’est du grand n’importe quoi.

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La vue du pique nique en altitude !

Introduction

Depuis mon retour de Gobi, petit souci, je n’avais plus envie… l’envie d’avoir envie comme dirait Johnny. Mais jour après jour, je voyais le décompte pour l’UTMB s’égrainer comme un tic tac fatidique et je commençais sérieusement à baliser. Autre sujet d’inquiétude de plus en plus grandissant, un genou qui râlait de plus en plus souvent mais jamais en courant. En fait, il ne bloquait que dans certaines positions, mes positions favorites que j’adopte toujours pour mon activité favorite. Ça y est j’ai récupéré l’attention de 50% de mon lectorat, à savoir les mâles… On va enfin savoir des choses !!! Alors on se calme tout de suite, je parle d’écriture… Lorsque je travaille sur mon ordi, je suis incapable de rester là bien droite comme un I comme on me l’a appris. Je suis plutôt tordue avec mon genou replié de façon relativement étrange en fait, genre flamand rose bancal. Bref, tout ça pour dire que de plus en plus souvent le retour à la station debout engendrait de longs moments douloureux de boitillement peu rassurants. Les 3 dernières semaines cela allait même en s’aggravant puisque j’ai passé des heures et des heures coincées derrière l’ordi pour sortir le dernier numéro de Running pour Elles, enchainant avec le hors série surprise de l’été. Mais boulot ou pas boulot, j’ai quand même sorti de mon étagère magique le calendrier des courses pour voir s’il n’y avait pas quelque chose à se mettre sous la dent. Et là j’ai trouvé l’Ultra tour du Beaufortain. Comme souvent aucune idée de l’endroit précis de cette course mais je n’étais pas à ça prêt ! En deux échanges de mail avec l’organisateur, j’apprends qu’il y a encore de la place puisque la liste d’attente s’est vidée, que nous serons 10% de filles ce qui n’est pas mal pour ce type de course et qu’il attend mon chèque pour valider mon inscription. Roule ma poule, me voilà donc en route pour 103km et quelques 6000 de D+ à la louche parce qu’on est généreux dans la région. J’ai prévu de gérer ça en rando course pour relancer la machine et tenter de retrouver l’envie perdue au fin fond de la Gobi… Histoire de me rassurer avant de me lancer, j’avais tenté une heure autour de Longchamp pendant mon séjour parisien et pas de souci le genou tient, pas de douleur à l’horizon, elle n’est là que lorsque je ne fais rien, alors pourquoi avoir du chagrin !

Chapitre 1 – je fais mon coin coin !

Mais non je n’ai pas profité de mon séjour parisien pour aller consulter un chirurgien esthétique et m’offrir la bouche d’une célèbre comédienne française ! Il y a dans le monde du trail des personnages, comment dire… atypiques, décalés et il y en a un qui me plait bien, un copain de Sylvain Bazin qui mène sa vie comme il l’entend. Il y a un camion, il va de course en course, le gare à côté de la ligne de départ histoire de dormir pas loin, fait podium et remonte dans son camion. Il ne le sait pas mais maintenant dans mes expressions favorites, il y a « je fais mon coin coin ». Ah oui un détail : il s’appelle Cyril Cointre, d’où le coin coin. Je n’ai pas réservé de chambre d’hôtel alors que le départ de la course est à 4h du mat. L’idée de payer une nuit pour si peu de temps me gonfle un peu, j’ai donc décidé de dormir à l’arrache quelque part. De fil en aiguille, et d’aiguille en botte de foin, je décide en fait de dormir dans ma voiture. Il faut dire qu’avec 4 enfants, je n’ai plus une voiture, j’ai un camion ! Avant mon départ vendredi matin, Guillaume enlève les fauteuils à l’arrière, récupère le matelas de mon fils ainé parti retrouver sa chéri au Venezuela, me trouve couette et oreiller et me dit « punaise on pourrait mettre un 140 dans cette voiture »… Me voilà donc partie avec ma maison sur le dos sous le regard amusé de mes enfants qui se disent que décidément leur mère est totalement frappée et sous le regard consterné de Guillaume qui se demande bien ce qu’il a pu faire dans une vie antérieure pour mériter une épouse pareille. Inutile de vous préciser que je me suis bien entendu ravitaillée chez Mac Do à Macon, cela tombe sous le sens. En arrivant à Queige (merci au GPS bien luné histoire de changer) je découvre que toutes les voitures devant moi plongent à droite vers le camping municipal. Vu la tête rasée des chauffeurs, je subodore un nid de traileurs et je suis. Je me dis que mon côté « camping sauvage à la coréenne » (j’ai une Kia) a quand même ses limites et qu’une vraie douche pourrait être intéressante. Je demande s’ils ont une petite place pour moi et zou on me dégote un petit coin de pelouse verte pour garer ma voiture. Direction les dossards en boitant… Mon genou n’a pas du tout apprécié la balade savoyarde… Au bout de quelques minutes il décide de repartir. Ça fait toujours mauvais effet d’arriver en clopinant alors qu’on est sensé courir (enfin courir…) 103 km. Alors que je suis incognito sur cette course, je pénètre à peine sous le chapiteau que j’entends : « ah ben si c’est toi, je me demandais si ce n’était pas un homonyme quand j’ai vu ton nom sur la liste ». Un copain de CLM, David, breton comme moi est là. Ça fait plaisir en fait de voir un visage connu et un drapeau ami sur un sac ! Dossard récupéré je dois me rendre à l’évidence : j’ai oublié un truc… Le diner… Disons que le village de Queige question guide Michelin j’ai connu plus fun et là franchement l’idée de bouger ma chambre à coucher m’emballe moyen en fait. On me dit qu’il y a une épicerie tout là haut, je grimpe dans l’espoir de trouver quelque chose. Et croyez-le ou pas je me suis contentée d’un sandwich au jambon et de deux yaourts. Question coin coin, j’assure pas une bille… Toujours prendre gamelle et réchaud, la base quoi ! Une douche, un brossage de dents et zou au lit avec mon masque offert lors de mon dernier long courrier et c’est parti pour 6 heures de sommeil…

Chapitre 2 – ça va monter encore longtemps ?

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3h du matin le réveil sonne mais j’ai déjà ouvert l’œil. Petit déjeuner au lit (pas le choix, pas de salle à manger dans mon camion !), habillage, le temps passe à toute vitesse. Le camping s’agite partout, certains sont déjà chaussures aux pieds prêts à en découdre, d’autres comme moi ont l’air d’avoir un tout petit peu plus de mal à émerger. Parce que je sais que beaucoup s’intéressent aux détails techniques, un petit tour d’horizon de la tenue du jour : je passe sur la jupe, ça vous connaissez ; tee-shirt skin retrouvé par hasard alors que je pestais après mon garmin qui jouait les fugueurs ; manchons doublés polaire D4 (riche idée vu le froid !) ; veste imperméable Quechua pour aller avec le haut skin et aux pieds les nouvelles chaussures de l’espace, les Raidlights avec les guêtres intégrées qui sont top, rembourrées de partout, parfaites pour protéger les talons et autres malléoles des cailloux. Mon sac est celui que j’aurai pour l’UTMB à savoir le dernier North Face. Dedans j’ai jeté des tas de gels GU, des barres aptonia et des watt que je dois tester. Aux mains j’aurai des bâtons black diamond et sur la tête la fameuse nao de Petzl que j’étais sensée tester en Gobi. Bref pour résumer, j’ai de quoi combler le déficit de la Grèce rien qu’avec ma tenue… En me dirigeant vers le départ, je comprends vite un truc : cette lampe est étonnante ! Pour vous résumer la situation, le couple que j’ai suivi a fini par me demander la marque… Et j’ai eu plusieurs fois des réflexions me demandant d’arrêter d’être en pleins phares ! Elle est nettement plus légère que l’ultra belt (et surtout moins chère), elle l’est tellement que je vais oublier de l’enlever au premier ravito alors qu’il fait jour.

Bon revenons en à la course. On m’avait prévenue, en gros ça monte pendant 15 bornes et je confirme…L’organisation limite à 400 participants et sincèrement je pense que c’est une bonne chose. Plus et cela deviendrait dangereux… Surtout quand on se retrouve dans les mêmes conditions que nous samedi dernier : ambiance plus qu’humide, sol glissant et coureurs qui ont décidé de doubler sans regarder où ils foutent les pieds… Résultat des courses ? Une coureuse décide de me doubler (ce qui est son droit cela va s’en dire !), elle glisse, tombe dans le ravin, le coureur qui est derrière moi plonge pour la rattraper, suivi par un autre coureur qui tente de sécuriser tout ça. Et moi là dedans ? J’ai juste pris son bâton sur le front, et la douleur vrille dans ma tête. Le temps que tout le monde reprenne ses esprits je constate que je saigne… Cool… je vais être défigurée en plus… Ok j’exagère un peu, je sais très bien que le front est tout rempli de capillaires qui saignent d’un rien, j’ai 4 enfants, je suis la reine du steristrip ! Nous repartons, je reste avec mon front saignant, on verra ça plus tard. Pour le moment, pas de vrai souci, j’ai suffisamment de marge avec les barrières horaires. Seul truc : le temps… J’en ai marre des courses de montagne dans le brouillard moi… Au ravitaillement du Cornet d’Arêches, miracle il fait beau, je profite de la terrasse pour avaler un bol de soupe. Je sais que ça va en choquer pas mal mais là je suis vraiment dans une idée d’entraînement, hors de question pour moi de me mettre dans le rouge pour gratter 10 min. Je sais que je vais passer la prochaine nuit dehors et je suis là pour ça de toute façon. Je remarque quand même une chose : ça ne papote pas beaucoup… Nous n’avons que 31km dans les jambes et je trouve que les coureurs ont l’air déjà plutôt fatigués. Il faut dire que question technique ça se pose là le Beaufortain… C’est caillouteux à souhait, sans parler des grands moments de « si toi aussi tu veux découvrir la descente en rappel, balance-toi dans le vide accrochée à une corde avec tes bâtons entre les dents »… Même si mes chaussures se comportent plutôt bien dans l’ensemble et sont beaucoup plus légères que leur côté mastoc pourrait laisser penser, je glisse de temps en temps et je commence à sentir mon genou qui grince de plus en plus. Je sais que ça va arriver, je le sens mais pour le moment je joue l’autruche, jusqu’à la descente vers le ravito du lac de Presset. La douleur sourde devient vraiment vive. Sans le vouloir, sans rien contrôler j’ai les larmes qui me montent aux yeux. Je n’arrive plus à courir et même marcher est douloureux. Je sais que là je suis allée trop loin, non en fait je le sens mais je ne veux pas encore l’admettre. Il reste 60km à parcourir et je sais au fond de moi que ce sera impossible dans ces conditions. J’arrive au ravito, j’ai froid, j’ai mal, qu’est ce que je fous là…

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la base d'un ultra...

Episode 3 – Le début de la fin

A peine arrivée, l’infirmière qui surveille les coureurs vient vers moi : « vous savez que vous saignez ? Vous êtes tombée ? ». Je raconte ma petite histoire et elle me demande de venir la voir pour nettoyer tout ça. Mon look Bruce Willis « Die Hard 5 le retour du traileur vengeur » n’a pas l’air de l’impressionner ! En attendant je vais d’abord manger un bout et à peine mes fesses posées sur le banc qu’un coureur m’aborde « ils sont bien ces bâtons hein ? ». Je t’en foutrais oui, ils passent leur temps à se déboiter… Jamais vu une camelote pareille. La prochaine fois je reprends ma paire télescopique, le côté pliant j’aurais dû me douter que ça ne tenait pas la route. Il me demande pourquoi je les ai choisis trop petits. Me voilà en train d’expliquer un peu gênée que je n’ai rien choisi, que c’est l’agence de com qui me les a envoyés et que je suis une sale privilégiée de journaliste d’opérette. Il les regarde, me regarde et me dit : « punaise tu ne fais pas semblant d’être blonde toi… Tu ne les as pas bloqués !!! ». Et là le mec me rend des bâtons qui ont miraculeusement pris 10 bons cm et qui surtout ne vont plus bouger… Quoi ??? J’ai au moins l’honnêteté de le dire, de l’écrire même ! Bon ok ça va, maintenant je lis toujours le mode d’emploi des trucs que j’embarque sur course. En tout cas ça aura au moins permis au mec de bien se marrer pendant 5 min. L’infirmière revient à la charge pour me dire de venir me faire nettoyer le front, ok j’arrive. Ils se sont mis à l’abri dans une grange et je passe la porte en demandant un kit de suture et une infiltration à la morphine, rapport à mon genou droit qui me fait souffrir. Bon finalement devant le peu d’enthousiasme vis-à-vis de ma demande, je change de braquet et je demande juste une compresse et un nurofen, ça fera bien l’affaire. Pendant qu’elle me nettoie le front, le médecin présent commence à me poser des questions. « vous avez mal où ? » « ben au genou » « mais où précisément ? » « ben partout » « et depuis quand ? » « ben 3 semaines ». Punaise c’est bon là, tu me le files mon nurofen au lieu de me faire un check up complet ! Je te demande où t’as eu ton diplôme de médecine toi ? Et puis t’as quel âge au fait ? Ils l’ont fait où leur recrutement, à la sortie de la première année de médecine ? Il est mignon quand même…Punaise je ne suis pas épilée… J’ai un mec qui pourrait bosser pour Abercrombie le nez à 2 cm de mes mollets poilus… Hein quoi ? Comment ? Ah oui, j’ai mal quand je descends surtout, en montée ça va plutôt bien. Et là le type appuie sur un point précis sous mon genou et je fais un bond ! Punaise mais tu es malade ou quoi ? Si tu cherches mes zones érogènes elles ne sont pas dans le coin !!! Tu retouches une fois à ce point et je te fais bouffer ta chasuble fluo moi… Et là il lâche « tendinite de la patte d’oie, vous ne finirez pas »… Tu veux aussi mon bâton dans la tête ?  T’es qui toi ? Tu y connais quelque chose en médecine du traileur du dimanche ? Je hais les médecins… Surtout ceux qui sont mignons et qui ont eu leur diplôme il y a 2 secondes et demi. C’est comme ça, blocage psychologique, mon père est médecin. J’imagine que la crème anti rides que je viens de m’offrir (42 ans… puff…) ne va rien pouvoir faire sur ma patte d’oie, autant que sur les deux autres tu me diras. Bon je peux avoir mon nurofen là les enfants, les minutes passent et je vais finir par louper la barrière horaire. Je pars le moral dans les chaussettes, sous le regard plutôt consterné des deux « médicaux » qui doivent se dire qu’on a tous vraiment un problème… J’attaque la montée, je sais qu’avec les barrières horaires et ma moyenne je suis foutue, je ne passerai pas. Je sais tout ça mais là je n’ai pas envie de l’admettre. J’ai besoin de me défouler sur quelqu’un, de crier ma rage, de pleurer un bon coup, de peut être avoir des mots de réconfort, va savoir sur un moment d’inattention, alors je sors mon téléphone de mon sac pour appeler à la maison. Je sais très bien que c’est le truc à ne pas faire, que je vais entendre « ça va là maintenant, t’es contente… tu as eu ce que tu voulais ? Bon tu rentres et tu arrêtes tes conneries, ça suffit ». Coup de chance, le réseau ne passe pas ! Chouette ! Et là arrive un coureur qui me demande ce que je fous là les fesses dans l’herbe. Je résume la situation : blessée, barrières horaires, froid, UTMB, malheureuse. Il me répond : blessé, barrières horaires, froid, Tor des Géant et surtout « on n’abandonne pas, ils le décideront pour nous ». Ok je lève mes fesses et je pars avec lui, deux givrés ensemble à l’assaut du truc machin du bonhomme congelé, nous étions destinés. C’est totalement crétin, soyons clair, je le sais, il le sait mais voilà on est comme ça. Je crois que je m’accroche à l’idée que le médoc va agir et qu’il va y avoir un miracle.

Le miracle n’arrivera pas, la descente vers le CP suivant se fera dans la douleur, incapable de courir. Je suis pitoyable en majorette désespérée. Je sais que je vais lâcher le truc même si la barrière horaire passe. Je n’ai rien contre le fait de finir dernière, je m’en fous comme de ma première culotte petit bateau, je veux juste ne pas foutre en l’air mes chances de finir l’UTMB. Je suis là en entraînement, rien de plus et j’aurais déjà fait une belle sortie. Arrivés au CP on nous propose de continuer mais je rends vite mon dossard au cas où je changerais d’avis. Quelques minutes après nous sommes déjà dans le bus la fenêtre ouverte puisque les deux garçons ont décidé d’être malades. Comme toujours quand je suis mal, je parle pour cacher ce malaise qui m’habite, je ne pense qu’à mon genou, à mon entraînement déjà pathétique qui va devenir pitoyable si je ne peux pas courir, de mon entêtement à vouloir tout faire sur une seule année alors que déjà le MDS aurait suffi à n’importe quel coureur. Arrivée à Queige je file prendre une douche, je suis frigorifiée. J’entends une fille malade avec qui je vais papoter à la sortie de ma douche. Elle s’excuse d’être malade comme ça mais elle, elle est finisheuse… pas moi… Alors que je retourne au chapiteau pour diner, j’entends le speaker qui annonce que la deuxième féminine est attendue dans 20 min environ. Attends, si la deuxième n’est pas encore là, ça veut dire que la petite chose toute fragile de tout à l’heure est la gagnante, Sonia Furtado ? Mince alors… Je me sens encore plus mal de n’avoir pas serré les dents un peu plus. Je vais me coucher après avoir avalé un myolastan histoire de trouver le sommeil. Je n’ouvrirai les yeux qu’en entendant le dernier arriver 10 min avant la fermeture de la barrière horaire. Plein de coureurs sont arrivés toute la nuit durant mais c’est celui là qui m’aura réveillé. J’aurais tellement voulu être dernière…

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Sonia dans ses oeuvres !

Conclusion : le monde est définitivement très petit…

Alors que je vais me doucher avant de repartir je retombe sur … Sonia. Elle va mieux et nous repapotons. Je m’excuse de ne pas avoir compris la veille qu’elle avait gagné. Nous parlons chaussures, tendinites et autres réjouissances et elle me dit qu’elle a testé avec pas mal de réussite les Hokka sur cette course (vu les cailloux j’ai un peu regretté les miennes…) qu’un copain lui avait passées. Et là je comprends qu’elle parle de Coin Coin. Je me marre, la boucle est bouclée, il est temps de rentrer.

Epilogue : je suis allée chez mon médecin lundi après midi qui a commencé sa consultation par « vous avez besoin d’un certif pour quoi cette fois ? ». Et non, pour une fois c’est mon genou qui me pose problème ! Apparemment j’ai une tendinite d’effort qui se soigne en évitant les efforts justement. 166km autour du Mont Blanc c’est un effort ou pas ????

 

Written by :
Barbie
 
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Commentaires (22)Add Comment
BarbieEli
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Par BarbieEli, août 01, 2012
Merci pour ton compte-rendu ! il fait rire et "pleurer" à la fois... y'a pas à dire, écrire, c'est un métier !
Remets-toi bien et vivement dans un mois !
MumuFromParis
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Par MumuFromParis, juillet 31, 2012
Bon, je retarde dans les commentaires, vu que tu as rempilé avec la 6000D...Soigne-toi bien quand même... smilies/smiley.gif
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Par brinouille, juillet 31, 2012
Punaise, il restent solides tout de même ces genoux pour encaisser autant. tu peux toujours alléger à mort, mais alléger avant un UTMB ? j'imagine que tous tes potes ultra trailer sauront te conseiller...Mais moi j'y connais rien à ces distances et dénivelés smilies/shocked.gif
Aurely42r
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Par Aurely42r, juillet 30, 2012
Et ben encore un sacré CR...
Le coup des batons m'a bien fait rire surtout que j'ai des black diamond et je les trouve super alors je comprenais pad pourquoi tu les trouvais pourri smilies/cheesy.gif

Heidi
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Par Heidi, juillet 30, 2012
Je dois avoir eu affaire au même toubib l'année passée, genre le fils du Dr Ross, mais moi je lui ai dégueulé sur les pieds... glamour vous avez dit glamour smilies/grin.gif
Stella
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Par Stella, juillet 29, 2012
J'allais t'écrire de bien glacer, d'étirer les quadris et les adducteurs, et je viens de lire que tu t'es cogné la 6000D dans la foulée ... ben no comment, hein, moi ce que j'en dis ... smilies/grin.gif
fanny48
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Par fanny48, juillet 29, 2012
Super, je me suis régalé en te lisant, comme d'hab !surtout avec l'anecdote des bâtons non bloquéssmilies/wink.gif
Je te souhaite de retrouver la forme , tu dois l'avoir retrouvée vu que tu étais sur la 6000 D,non ?
juju
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Par juju, juillet 28, 2012
Super ton CR !Reposes toi bien et l'UTMB sera une promenade de sante! Gros bisous
gaellou
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Par gaellou, juillet 28, 2012
Moi j'adore le coup du van transforme en chambre a coucher... ca me donne des idees, tiens. Moi aussi, je pourrais a l'aise faire rentrer un matelas dans mon T&C familial !
Remets-toi bien et soigne bien ton genou.
Twister
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Par Twister, juillet 27, 2012
Arf, ça fait mal pour toi ... j'espère que ça va aller mieux d'ici l'UTMB !!! Bon courage Cécile smilies/wink.gif
Anyah
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Par Anyah, juillet 27, 2012
Trop drôle ton CR, surtout la rencontre avec les "médicaux". J'en ai mal au bide tellement j'ai ris ! Plus sérieusement : c'est la première fois que tu as une tendinite à cet endroit ? Ah Passion, quand tu nous tiens !
BEA-RUN
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Par BEA-RUN, juillet 26, 2012
dis donc maurice tu pousses pas le bouchon un peu trop loin!!!smilies/grin.gifsmilies/grin.gif.., c 'est un peu abusé ces 103kms encore ms bon t'es une guedin pleine d'energie alors...smilies/wink.gifsmilies/smiley.gif, prends soin de toi, tu sais mieux que personne que la santé c'est de l'or smilies/wink.gif, bonne recup pr l'UTMB que je vais faire avec Maylis sur une semaine du 13 au 18 aout (je pourrais voir ou tu vas passer comme ça smilies/cheesy.gif)
nadine
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Par nadine, juillet 25, 2012
Encore un mélange d'humour, d'émotion et de passion pour ce CR !! J'espère que tu te remettras de ta blessure.
Bravo pour ce que tu fais !
Nadine
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Par Martine, juillet 25, 2012
J'espere que tu vas pouvoir régler ce souci de tfl. Mais quand j'ai lu ton super cr, j ai quand même été rassurée : tu es humaine et ton corps râle donc aussi de temps en tempssmilies/wink.gif
Lyset
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Par Lyset, juillet 25, 2012
Ouille, ouille. Bonne guérison pour l'UTMB.
rohini
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Par rohini, juillet 25, 2012
Parfois le simple fait d'être obligée à ne plus courir nous redonne une formidable envie de courir justement.
Finalement cette blessure va peut-être faire un déclic.

En tout cas je te souhaite un rétablissement prompt et une future course tout aussi pittoresque, mais avec la finish-line au bout.
yanne
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Par yanne, juillet 24, 2012
Moi aussi j'ai une position saugrenue et pas top quand je suis assise sur une chaise normale: je mets toujours mes pieds à l'envers, retournés (je crois que ça explique mon déséquilibre permanent). Bref, finalement, je privilégie les assises où mes pieds ne touchent pas le sol. (trop longues jambes, en fait).
Je suppose que tu connais un max de soigneurs qui vont se battre pour t'aider, non? Et puis y'a aussi des spécialistes tendinites sur le site, ondes de choc, infiltrations, bref, le grand jeu avant l'UTMB. Et je suis sûre que tes enfants sont contents de t'avoir un peu pour eux. Bon rétablissement.smilies/kiss.gif
Réjane
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Par Réjane, juillet 24, 2012
Rétablis-toi bien et vite, j'espère que pour l'UTMB, ce sera tout bon! Mais, je ne sais vraiment pas comment tu fais pour enchainer tout ça!
Sof
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Par Sof, juillet 24, 2012
guedin de chez guedin. Cécileeeeeu, tu t'arrêtes jamais ou quoi, c'est pas possible smilies/grin.gif
remets bien ton genou avant l'utmb quand même, hein smilies/kiss.gif
Niña
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Par Niña, juillet 24, 2012
Mon dieu, la patronne n'est donc pas en titane ??? smilies/wink.gif
Soigne-toi bien et tu devrais repartir de plus belle... comme toujours !
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Par Japhy, juillet 24, 2012
Aïe aïe aïe pauvre Barbie.... Bon il a fait super très très froid sur cette p... de course de toute façon, en plus du genou, tu aurais abimé tes dents en les claquant toute la deuxième partie. Bon, espérons que le médecin saura te remettre d'attaque pour Cham.

(l'histoire de Coin-coin va me permettre de ressortir pour la énième fois l'histoire de pourquoi j'ai commencé à courir: on avait acheté un van, un Hyundai - décidément, les coréens...- et on se voyait aller et dormir partout in ze world. Et pis il a brûlé, le mois suivant, sur l'autoroute, comme ça tout seul sans raison, saleté d'occase hollandaise. J'étais très énervée, alors je suis partie courir...pour la première fois).
labona
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Par labona, juillet 24, 2012
Tu es dingue, c'est confirmé..... Et au final, est- ce que ta famille t'a fâchée?????

C'est dommage que tu te sois blessée.... Mais ton corps a parlé.....
Maintenant, reposes toi bien, prends des forces et tu seras vite guérie!!!!!!

En tout cas, bravo pour ta folie et ton mental smilies/smiley.gif

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